Héritage d'Alain Delon : "Je n'ai pas envie qu'elle touche quoi que ce soit", Alain Fabien charge sa soeur Anouchka
La hache de guerre n'est pas prête d'être enterrée au sein de la fratrie Delon. Après avoir lancé une procédure en France pour demander l'annulation du dernier testament de son père en septembre, le benjamin, Alain Fabien, a saisi la justice suisse pour en obtenir la suspension de l'exécution. Les assignations viennent tout juste d'être remises à sa soeur Anouchka, à son frère Anthony, et aux trois exécuteurs testamentaires.
Alain Fabien Delon était au micro de RTL ce jeudi 11 décembre au matin pour expliquer les raisons de son action en justice. "Je pousse pour l'indignité successorale de ma sœur. Je n'ai pas envie qu'elle touche quoi que ce soit, ni même un centime". Il assure que cette procédure "n'est pas une question d'argent, c'est avant tout pour faire respecter les dernières volontés de mon père. Certaines personnes mal intentionnées ont pu profiter de la faiblesse de mon père à des fins pécuniaires et ça m'empêche de dormir la nuit." Il accuse Anouchka Delon mais également les trois exécuteurs testamentaires et "d'autres gens qui s'enrichissent de cette situation".
Financièrement, le fils Delon dit "se débrouiller" en attendant que la situation se débloque. "Si c'était une question d'argent, j'aurais déjà mon pognon. Mais je n'arrive pas à accepter certaines actions faites à l'encontre de mon père et comment on a, à mon sens, pourri la dernière année de son existence. Et ça me fait beaucoup de mal." Le benjamin n'arrive pas à accepter, notamment, que Douchy, la dernière demeure d'Alain Delon où il est enterré, puisse être vendu.
Le testament de 2022 contesté
Dans le détail, le fils cadet ne conteste pas le premier testament rédigé en 2015 : celui-ci prévoit de donner 50% de la fortune de l'acteur du Guépard et du Samouraï à Anouchka, et 25% à chacun des deux fils, Anthony et Alain Fabien. "Ce sont les volontés de mon père, donc je n'ai rien à dire", confirme ce dernier.
En revanche, Alain Fabien Delon conteste un deuxième testament, établi en 2022 et qui fait de sa soeur l'unique héritière du droit moral. Trois mois après, elle reçoit une donation de 51% des parts de la société. "Il y a eu [...] à mon sens du détournement ou du vol", réagit le benjamin de la fratrie, avant de dénoncer "plus ou moins" un abus de faiblesse : "Suite à l'AVC de mon père en 2019 il était vulnérable, en position de faiblesse, tous les dossiers médicaux l'attestent".
Le fils Delon affirme au micro de RTL que son père était hospitalisé en Suisse lors de la signature du deuxième testament de 2022, et qu'il "n'était pas en état de signer quoi que ce soit". Et de poursuivre : "À partir du moment où vous reniez, vous empêchez deux autres enfants de profiter en fait de leur nom, d'où ils viennent, c'est comme un déni d'existence et c'est difficile à accepter."
"Papa n'est plus là"
Lors de cette interview à RTL, Alain Fabien Delon revient également sur l'état de santé de son père dans ses dernières années. De 2019 à 2023, l'acteur aurait raté plusieurs tests cognitifs et évoque une forme de démence. Après son AVC en 2019, il confirme qu'Alain Delon avait "des moments de lucidité" mais que son état de santé "s'est dégradé les trois dernières années". "A la suite de son AVC [...] bizarrement il était gentil. Et cette gentillesse, je me suis dit : 'ah, papa n'est plus là'. Il était quand même dur comme personne."
Interrogé sur le fait qu'il "salirait" le nom de son père en évoquant son état de faiblesse dans ses dernières années, il rétorque qu'Alain Delon lui-même "ne l'a pas attendu" pour salir son propre nom, évoquant ses affiliations avec l'extrême droite et ses propos passés sur la communauté LGBT+.
Alain Fabien Delon dit être prêt d'aller au pénal si les membres de sa fratrie n'arrivent "pas à se mettre autour d'une table pour discuter". Une première audience civile devrait se dérouler le 9 mars 2026 devant le tribunal judiciaire de Paris.