"Seulement 22% le font" : une aide psychologique est capitale pour les sportifs, ce signal d'alerte est souvent révélateur

"Seulement 22% le font" : une aide psychologique est capitale pour les sportifs, ce signal d'alerte est souvent révélateur L'aide psychologique dans le sport a une grande importance, mais peu de personne en font la demande.

Faire du sport de haut niveau n'est pas une chose aisée. Cela implique de l'entraînement, des sacrifices, mais également une santé mentale qui est mise à rude épreuve très régulièrement. Bon nombre de sportifs sont passés par des phases difficiles avec de la concurrence, des périodes de moins bien et donc de l'anxiété voire de la dépression.

Malgré les témoignages de plusieurs grands noms du sport et les cas qui se multiplient, une méta-analyse récente publiée dans la revue Psychology of Sport and Exercise explique que seulement 22% des sportifs se font véritablement aider. Parmi les principaux obstacles identifiés par l'étude figurent la stigmatisation associée à l'identité sportive, les préoccupations relatives à la confidentialité dans ces contextes et le manque de connaissances sur les questions de santé mentale, comme sur le processus thérapeutique ou les avantages d'une thérapie.

Mais il y a un autre facteur aggravant à défaut d'âtre déclencheur : la solitude. En juillet dernier, le tennisman allemand Alexander Zverev avait exprimé son mal être en quatre mots après une défaite à Wimbledon face au Français Arthur Rinderknech : "Je me sens seul". Un sentiment qui n'est pas isolé et est même récurrent chez les sportifs. 

C'est ce qu'a démontré une étude américaine, basée sur 194 autres analyses menées auprès de plus de 88 500 participants. Cette dernière a conclu que la solitude est répandue dans le milieu sportif et est étroitement liée à divers problèmes de santé mentale, notamment la dépression, l'anxiété et même les pensées suicidaires.

De nombreux athlètes, malgré leur entourage, éprouvent en effet un sentiment d'isolement, ce qui peut sérieusement affecter leur bien-être et leurs performances. C'est dans des situations de pression et de stress face aux difficultés que l'esprit devient cruel envers lui-même, comme l'explique Alba Valle, psychologue spécialisée. "Il existe une fausse croyance selon laquelle être dur et critique envers soi-même aide à progresser", explique encore le spécialiste pour Marca.

C'est pour cela que les sportifs (et pas que), doivent réagir rapidement à l'apparition du sentiment de solitude, même minime. Car une fois le trouble devenu chronique, "la personne sombre dans un gouffre de plus en plus sombre, le désespoir envahit tout et la personne qui en souffre tend à disparaître..."