Eric Zemmour : sa rencontre avec une femme voilée à Drancy mise en scène ?

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Eric Zemmour : sa rencontre avec une femme voilée à Drancy mise en scène ? ZEMMOUR. La venue d'Eric Zemmour à Drancy (Seine-Saint-Denis) n'en finit pas de faire parler. Des rumeurs font état d'une mise en scène de sa rencontre avec une femme voilée, qui a enlevé son foulard lors de l'échange. Qu'en est-il ?

L'essentiel
  • Eric Zemmour s’est-il mis en scène lundi 25 octobre 2021 lors d’une visite à Drancy (Seine-Saint-Denis) dans le cadre de la nouvelle émission de CNews « Face à la rue » ? La question est sur de nombreuses lèvres, alors qu’une femme a, lors d’un échange avec le polémiste, accepté d’enlever son voile. Les interrogations sont d’autant plus nombreuses que l’interlocutrice du polémiste est une ancienne salariée d’une filiale de Vincent Bolloré, le propriétaire de la chaîne d’information en continu, et n’habite pas sur la commune. Une séquence téléguidée ? 
  • Vrai et faux. Vrai car la personne qu’a rencontrée Eric Zemmour savait depuis plusieurs jours qu’elle allait faire face au polémiste. Elle a elle même reconnu, lundi soir sur TPMP (C8), avoir été contactée vendredi 22 octobre par des connaissances de son frère travaillant pour l’émission. Cette femme, qui n’habite pas Drancy, a par ailleurs été accompagnée par des membres de la production le matin même et a quitté la commune avec un taxi. Pour autant, le contenu de l’échange n’était pas programmé, pas plus que les discussions qu’a eues Eric Zemmour dans une boucherie de la ville ou même lors d’une rencontre imprévue avec un jeune élu. Les autres intervenants - dont un porte-parole de La France Insoumise - ont été invités par la production, comme lors d'une émission en plateau de télé, un cordon de sécurité a également été mis en place pour limiter tout débordement, comme le rapporte Check News, de Libération.
  • A noter que vendredi 22 octobre, la plus important sondage réalisé sur la présidentielle (16 228 personnes interrogées) plaçait Eric Zemmour au second tour de l'élection, face à Emmanuel Macron.
  • Ce mardi, à Biarritz, 300 anti-Zemmour ont manifesté contre la venue du polémiste dans la ville. Parmi eux, des antifascistes, des féministes, des organisations de gauche et des associations de défenses des droits LGBT+. 
  • D'après les informations d'Europe 1, Eric Zemmour pourrait annoncer sa candidature autour du 11 novembre.
En direct

23:40 - Zemmour : "le risque de toutes les tensions sans réponses concrètes", d'après Jean-François Copé

[FIN DU DIRECT] - Ce mardi, Jean-François Copé était sur le plateau de BFM TV, où il a souhaité réagir aux propositions politiques qu'offraient Eric Zemmour, ainsi que cette ambiguïté laissée avec la droite et l'extrême droite. "Nous avons des différences fondamentales avec lui", a souhaité souligner le cadre des Républicains. Défendant une droite décomplexée, Jean-François a pointé du doigt la mauvaise utilisation des observations initiées par son bord politique. D'après le maire de Meaux, Eric Zemmour s'en sert avant tout comme "doctrine" actuellement, ce qui l'inquiète.

Selon Jean-François Copé, Eric Zemmour utilise davantage les mêmes codes que l'extrême droite, où "il puise dans les inquiétudes des gens", pour ensuite jouer "sur les peurs et créer des tensions". Et l'ancien président de l'UMP de conclure qu'Eric Zemmour n'était pas "la solution, mais c'est le risque de toutes les tensions sans réponses concrètes."

23:02 - Pourquoi inviter Zemmour à Drancy ? Morandini se justifie

Le choix de Cnews d'amener Eric Zemmour à Drancy (Seine-Saint-Denis) a également créé de nombreuses polémiques. Dans son émission, mardi 26 octobre, Jean-Marc Morandini a souhaité revenir sur ses choix. D'après lui, cela s'explique surtout car Eric Zemmour a "grandi là-bas". "On avait fait la même chose à Trappes [en février dernier]. Des gens venaient dans la ville aborder des thèmes intéressants. Là, c’est la même chose", a ajouté ce dernier. 

22:32 - A Biarritz, ils étaient 300 anti-Zemmour devant la halle Iraty

Ce mardi, Eric Zemmour présentait une nouvelle fois son livre à Biarritz, à la halle Iraty. S'il n'a pas pu convier son public dans le centre-ville, selon l'ordre de la mairie, le polémiste a tout de même retrouvé un parterre de pro-Zemmour venu écouter ses idées. Et dehors, 300 anti-Zemmour s'étaient réunis pour manifester contre la venue du non-encore candidat à la présidentielle. Parmi eux, des antifascistes, des féministes, des organisations de gauche et des associations de défenses des droits LGBT+. "Nous on ne veut pas la guerre civile ici. Le pays basque est un pays accueillant qui a toujours su ouvrir les bras à ceux qui l'ont traversé et qui s'y sont installés. Cette personne n'a rien à faire ici", témoigne par exemple un manifestant, au micro de France 3.

22:07 - Vers l'annonce d'une candidature le 11 novembre ?

Sa candidature est plus que probable aujourd'hui, mais Eric Zemmour poursuit sa fausse campagne présidentielle sans trop d'annonce officielle. Mais d'après une information Europe 1, cela pourrait bien avoir lieu autour du 11 novembre. Son parti se nommerait "Vox Populi", ajoutent nos confrères.

21:35 - A Drancy, les interlocuteurs de Zemmour prévenus en amont

Dans ce vaste brouhaha entendu sur les réseaux sociaux depuis lundi 25 octobre, plusieurs affirmations s'avéraient fausses. Rachida B. porte bien le voile, depuis peu, mais elle ne joue pas la comédie devant les caméras. Par contre, les personnes qui ont débattu Eric Zemmour à Drancy avaient bien été pistées à l'avance. C'est ce qu'a affirmé Rachida B., lundi soir, sur le plateau de Touche pas à mon poste !. Elle, c'est en fait son frère qui l'a inscrit, car il connaissait une personne de la production. "Mais nous n'avons pas été préparés", insiste Rachida B.

De son côté, Jean-Marc Morandini assume également le travail de sa production en amont. "On ne la [Rachida B.] rencontre pas là par hasard", a-t-il avoué auprès de nos confrères de Libération. Mais ce dernier souligne qu'aucune question n'avait été prévue, et que la scène du voile n'avait absolument pas été orchestrée à l'avance.

21:04 - "C'est honteux ce qu'il s'est passé", dénonce Jean-Marc Morandini

Après son émission "Face à la rue", filmant Eric Zemmour à Drancy, le présentateur Jean-Marc Morandini a souhaité réagir aux polémiques suscitées par la femme voilée qui accepte de retirer son signe religieux. Si depuis, cette dernière reçoit de nombreuses menaces de mort, l'animateur n'a pas caché sa colère. "C'est honteux ce qu'il s'est passé, a-t-il expliqué face à Pascal Praud, ce mardi matin.

20:34 - "Tout était cadré", révèle une personne présente à Drancy à Check News

Non, Rachida B. n'a pas été payée pour jouer la femme voilée. Cependant, l'émission de Cnews "Face à la rue" a bien été orchestrée sur quelques détails. Interrogé par Check News, de Libération, le responsable associatif Nadir Kahia était présent à Drancy, ce lundi 25 octobre et raconte le déroulé des organisations. En réalité, la production a proposé aux personnes, le jour même, d'échanger avec le polémiste, mais nombreux ont été écartés, à l'instar de Nadir Kahia. "On voit que c’est préparé, car tous les intervenants étaient des gens qu’on a déjà beaucoup vus dans les médias, et notamment sur CNews", explique ce dernier. Avant d'ajouter : "Tout était cadré. Un cordon de sécurité d’une dizaine de vigiles empêchait les gens de passer. Donc les personnes non prévues sur la liste des invités ne pouvaient pas prendre la parole, un tri avait été fait".

19:57 - Après la scène à Drancy, Rachida B. reçoit des menaces de mort

Elle continue de défendre son geste. Si Rachida B. a décidé d'enlever son voile devant Eric Zemmour, lundi 25 octobre, c'est pour montrer qu'elle est libre de ses choix. "Respectez notre liberté ! Respectez la femme que je suis, pas le foulard que je porte", avait d'ailleurs rétorqué la femme face au polémiste. Mais depuis, Rachida B. reçoit de multiples menaces de mort, comme elle l'a avoir lundi soir, sur le plateau de Touche pas à mon poste.

19:25 - "Je ne regrette pas", insiste Rachida B., sur le plateau de TPMP

La séquence a fait de nombreuses vagues sur les réseaux sociaux ce lundi. À Drancy, Eric Zemmour a demandé à une femme voilée d'enlever son signe religieux devant les caméras. Tout en débattant avec le polémiste, celle-ci a finalement cédé argumentant qu'elle le faisait pour montrer qu'elle était une "femme libre". Ce lundi soir, Rachida B. était sur le plateau de "Touche pas à mon poste !" pour s'expliquer. "Je ne regrette pas. J'assume. Si j'ai la chance de recroiser Eric Zemmour, je lui dirais la même chose. Je lui dirais que ses idées ne correspondent pas à la France. Le vivre-ensemble, c'est ce que l'on cherche tous", a déclaré Rachida B.s, pour répondre aux critiques du chroniqueur Gilles Verdez. 

18:54 - Le vrai du faux de la rencontre entre Rachida et Eric Zemmour

De nombreuses informations circulent depuis lundi 25 octobre, après la scène survenue à Drancy. Devant les caméras de Cnews, Eric Zemmour a en effet demandé à une femme voilée de retirer son signe religieux. Cette dernière s'exécute, défendant "sa liberté de choisir". Mais sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont crié au coup monté, pointant du doigt la femme comme une simple actrice, roulant pour Eric Zemmour. Deux preuves sont affichées : le fait qu'elle ait travaillé chez Bolloré [aussi patron de Cnews] jusqu'en 2017 et certaines photos trouvées sur Facebook où elle ne portait pas le voile. 

Ce mardi, c'est la cellule de fact checking de Libération, Checknews, qui s'est attaqué à ces affirmations. Oui, Rachida Boukhris a bien travaillé chez Bolloré Logistics, mais en tant que comptable, donc il ne s'agit ici que d'une coïncidence. Puis, comme elle le défend au début de la vidéo, l'intéressée a seulement commencé à porter le voile en début d'année, ce qui explique les photos retrouvées sans le signe religieux.

18:24 - A Biarritz, plusieurs organisations manifestent contre la venue d'Eric Zemmour

Attendu ce mardi à Biarritz, Eric Zemmour risque d'avoir un accueil très mitigé. Des organisations se sont même retrouvées pour manifester contre sa venue. D'après les révélations du journaliste Paul Larrouturou, la maire (Les Républicains) de Biarritz avait refusé plus tôt que le polémiste présente son nouveau livre en plein centre-ville, craignant "des troubles à l'ordre public, en pleine vacances". Cependant, l'édile Maider Arosteguy lui a proposé un endroit plus à distance de la foule, à la halle d'Iraty. Mais les organisations, d'extrême gauche pour la plupart, ont tout de même souhaiter s'opposer à sa venue. 

"Pas une semaine désormais sans que le polémiste d’extrême droite, déjà condamné pour provocation à la haine raciale ne vomisse sa haine de la différence et diffuse et banalise un discours brutalement anti LGBTQI+ ; et cela avec toutes les conséquences dévastatrices en termes de violences verbales, physiques, sociales pour les personnes LGBTQI+", avait dénoncé l'association Bascos, présente sur place, dans un communiqué publié lundi.

16:35 - Pour Jean-Christophe Lagarde, l'émission est "le grand mensonge"

L'émission "Face à la rue" a été loin de faire l'unanimité. L'ancien maire de Drancy, actuel député de Seine-Saint-Denis et président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a fustigé le concept. "Ce n’est pas le grand remplacement, c’est le grand mensonge", s'est-il emporté auprès du Parisien, parlant d'une "escroquerie. Non, les femmes en jupe ne se font pas cracher dessus dans les rues de la commune. Oui, il existe une boucherie de tradition française à Drancy, située à 130 m de la résidence où Éric Zemmour a grandi jusqu’à l’âge de huit ans. C’est quand même curieux qu’il n’en ait pas connaissance". L'ex-édile a par ailleurs que regretté que "à l’exception de la responsable de l’association Arts et sports de Drancy et du boucher, aucun des invités de l’émission n’était de Drancy. C’est une escroquerie".

16:27 - Audience record pour Zemmour

Première émission pour "Face à la rue" et premier record d'audience. La déambulation préparée en amont d'Eric Zemmour à Drancy (Seine-Saint-Denis) lundi 25 octobre 2021 a rassemblé 502 000 téléspectateurs devant CNews, correspondant à 10,2% de part de marché sur la tranche horaire (l'émission a eu lieu entre 10h45 et 12 heures). La chaîne d'info en continu du groupe Canal s'affiche donc en tête, largement devant sa concurrente BFM TV (239 000 spectateurs ; 5,5% de part de marché). Pour CNews, cela constitue un record d'audience historique sur cette plage horaire.

16:09 - Pourquoi Rachida B. a-t-elle été choisie ?

Dans son émission "Morandini Live" mardi 26 octobre 2021 au matin, Jean-Marc Morandini est revenu sur l'organisation de l'émission et a confirmé que l'échange avec Rachida B. était prévu. "On ne la rencontre pas là par hasard", explique-t-il, avant de poursuivre son argumentaire : "J’entends Zemmour dire régulièrement que “le voile, c’est la soumission”. Ce qui m’intéressait chez cette femme, c’est qu’elle va à l’encontre de ses idées. C’est pour ça que je la voulais elle, parce qu’elle avait vraiment la volonté de démontrer que c’est une femme libre". Si le casting avait donc été établi à l'avance, rien d'autre n'était préparé : ni les questions, ni la séquence du retrait du voile.

15:52 - Rachida B. explique sa volonté de porter le voile

Apparaissant sans voile sur plusieurs photos publiées sur Facebook, Rachida B. s'en est défendue, lundi 25 octobre 2021, sur le plateau de TPMP. Elle a expliqué ne le porter que depuis le début de l'année 2021 : "C’est une question de foi. C’est un cheminement vers ma religion. Je ne parle pas au nom de tous les musulmans. Chacun fait ce qu’il veut. Je suis très heureuse. Et j’étais très heureuse avant aussi".

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Vidéo : à Drancy, Eric Zemmour face à une femme voilée

Après la polémique de l'arme pointée vers des journalistes, ce pourrait être une séquence qui ne manquera pas de faire réagir. Alors que CNews lançait ce lundi 25 octobre 2021 le premier numéro de sa nouvelle émission "Face à la rue", son présentateur, Jean-Marc Morandini, a emmené Eric Zemmour à Drancy. Une commune de Seine-Saint-Denis que connaît très bien le polémiste puisqu'il y a passé son enfance. Devant les caméras de la chaîne sur laquelle il tenait des chroniques quotidiennes, celui qui a pris "[sa] décision" pour la présidentielle a eu un drôle d'échange avec une habitante, qui portait un foulard pour cacher ses cheveux.

L'essayiste l'a enjoint de le retirer. "Respectez uniquement la liberté, respectez la femme que je suis, non pas le foulard que je porte, juste la femme que je suis !", rétorque-t-elle. Eric Zemmour : "Mais enlevez-le si ce foulard n'a pas d'importance !", ce à quoi l'habitante lui répond : "Mais enlevez votre cravate à ce moment là !". Les deux s'exécutent, le polémiste ajoutant que "la cravate n'est pas un élément religieux donc elle ne signale rien de la religion". Pour cette habitante de Drancy, "tissu ou pas tissu, c'est le respect que l'on cherche". Alors qu'Eric Zemmour estime qu'avec ce retrait elle "respect[e] la laïcité", l'opinion est bien différente en face de lui : "Non, je me respecte moi même. Le foulard ne fait pas la religion. Vous avez la même personne en face de vous".

Zemmour à Drancy, une mise en scène ?

Si la scène a suscité diverses réactions, certains l'applaudissant, d'autres la dénonçant, les rumeurs sont allées très vite autour de la prétendue spontanéité de cette rencontre. CNews ayant divulgué immédiatement l'identité de la femme en question, il n'en fallait pas plus à certains internautes pour chercher la trace de l'interlocutrice d'Eric Zemmour sur les réseaux sociaux. Très vite, des photos de son compte Facebook surgissent, notamment sur Twitter. Des clichés sur lesquels la personne apparaît sans voile et indique travailler pour une filiale de Vincent Bolloré, Bolloré Logistics, le même qui détient le groupe Canal et donc CNews. Rapidement, les théories sur une mise en scène supposée de la rencontre sont légion.

Le soir même, Rachida B. était présente sur le plateau de l'émission "Touche pas à mon poste", diffusée sur C8 (chaîne du groupe Canal) et présentée par Cyril Hanouna. Elle apparaît voilée à l'antenne et explique avoir été contactée dès le vendredi précédent par des amis de son frère, travaillant pour la production de l'émission "Face à la rue". En réponse à certains commentaires, elle explique porter le voile depuis le début de l'année 2021. "C’est une question de foi. C’est un cheminement vers ma religion. Je ne parle pas au nom de tous les musulmans. Chacun fait ce qu’il veut", dit-elle, confirmant avoir travaillé jusqu'à fin 2017 pour Bolloré Logistics et être désormais salariée pour le groupe Invivo. 

Le jour de l'échange avec Eric Zemmour, Rachida B. est accompagnée par des membres de l'émission, comme le rapporte Le Parisien, et a été raccompagnée par taxi à l'issue de la séquence. Elle a par ailleurs confirmée ne pas habiter Drancy. Un casting préalable nécessaire avant toute émission indique la chaîne au quotidien national, Cyril Hanouna, au cours de son émission, justifiant également une prise de contact nécessaire en amont de toute rencontre. Le contenu de l'échange, lui, fut à priori spontané.

Eric Zemmour échange avec un professeur à Drancy

Lors de sa déambulation à Drancy, Eric Zemmour n'a pas simplement échangé sur la question du voile avec Rachida B. Le polémiste s'est également rendu dans une boucherie hallal et a aussi discuté avec un professeur, qui n'est pas inconnu. En effet, l'ancien journaliste s'est retrouvé face à Kamel Madani, presque la trentaine, originaire d'Angers, ex-prisonnier devenu professeur dans un lycée. En 2014, le jeune homme originaire du quartier populaire de la Roseraie est placé sous les verrous pour quatre ans, impliqué dans une affaire de braquage à main armé. Décidé à devenir professeur, il poursuit sa formation en prison. Entré avec un bac +2, il en ressort avec une licence en biologie cellulaire et un master I biologie cellulaire. Depuis, il enseigne dans un lycée d'Angers. 

Eric Zemmour, lui, "l'aurai[t] renvoyé en Algérie", alors que Kamel Madani a la double nationalité franco-algérienne. "Je pense que, pour tous les gens qui ont la double nationalité, ce n'est pas normal qu'il y ait autant de délinquants qui sont issus de l'immigration. Donc je pense qu'il faut taper là où il faut. Les gens qui ont des crimes et des délits à leur actif, il faut les déchoir de leur nationalité et expulser les délinquants étrangers dans leur pays d'origine", a-t-il lancé. Bien que l'enseignant ait rétorqué avoir un père français, le polémiste a poursuivi : "Quand on est dans un pays qui vous accueille, on fait doublement attention. On fait encore plus attention. La France vous a tout donné. En échange, on lui doit le respect. Le respect, ça veut dire ne pas faire de bêtises". Et quand Kamel Madani dit avoir "l'impression que vous considérez l'Algérie et l'Afrique comme une poubelle", Eric Zemmour campe sur ses positions : "C'est la France qui n'est pas une poubelle ! La France n'a pas à accueillir et à garder tous les délinquants de l'Afrique maghrébine et de l'Afrique noire". Un échange là encore musclé à l'issue duquel aucun des deux protagoniste n'a changé sa vision des choses.

Qu'est-ce que l'émission "Face à la rue", sur CNews ?

Eric Zemmour s'est déplacé à Drancy (Seine-Saint-Denis) lundi 25 octobre 2021 dans le cadre d'une nouvelle émission lancée par CNews, "Face à la rue". La chaîne de télévision, sur laquelle officiait quotidiennement le polémiste, veut "emmener des hommes et des femmes politiques de premier plan "dans la rue" au contact de la population". Le crédo : "Pour casser la langue de bois et les discours dans un studio, face à des journalistes, la personnalité va se retrouver face aux commerçants, aux passants, face à la vraie vie et aux problèmes des Français". Eric Zemmour a donc été le premier à s'y prêter, bien qu'il ne soit ni élu, ni candidat officiellement déclaré à la présidentielle. Par ailleurs, il s'agit d'une commune dans laquelle le polémiste a passé une partie de son enfance. Historiquement, il s'agit d'une ville qui a accueilli le principal lieu d'internements des juifs entre août 1941 et août 1944 avant qu'ils ne soient déportés. Sur cette sombre période de l'histoire, Eric Zemmour a estimé que "Vichy a protégé les juifs français et donné les juifs étrangers".

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