Gérard Collomb : son programme pour les municipales 2020 à Lyon

Gérard Collomb : son programme pour les municipales 2020 à Lyon Gérard Collomb est candidat aux municipales de Lyon et brigue la tête de la métropole. Retrouvez toutes les infos sur son programme.

A 72 ans, Gérard Collomb repart en campagne. L'actuel maire de Lyon, en fonction depuis 2001, est candidat non pas à sa réélection, mais à la présidence de la métropole lyonnaise. C'est d'ailleurs l'une des spécificités des municipales à Lyon : il ne s'agit non pas d'un, mais de deux scrutins distincts. Il y a les candidats à la mairie d'un côté et les candidats à la métropole de l'autre. Longtemps incertain quant à la question de savoir laquelle des deux batailles mener - le règlement empêche de pouvoir cumuler les deux fonctions -, Gérard Collomb, au coeur d'un conflit l'opposant à son ancien allié David Kimelfeld, est parvenu à obtenir l'investiture LREM pour la métropole. Investi depuis la mi-octobre, l'ancien ministre de l'Intérieur - mission qui a occasionné une parenthèse d'un peu plus d'un an, entre mai 2017 et octobre 2018, dans son mandat de maire - n'a pas tardé à révélé les contours de son programme pour les municipales, ou plutôt, devrait-on dire, les métropolitaines.

Visiblement satisfait de son bilan à la tête de l'Hôtel de ville, Gérard Collomb entend incarner la continuité s'il vient à prendre la tête de la métropole. "Il est important que nous continuions sur la ligne que nous nous sommes fixés depuis une quinzaine d'années", avait-il annoncé lors d'une conférence de presse qui avait rapidement suivi son investiture. Le candidat a identifié quatre priorités pour Lyon et les communes voisines : le logement, l'économie, "l'équilibre social de la ville" et l'écologie, en insistant bien sur ce dernier point. "Le défi auquel nous sommes confronté est le nouveau défi climatique et de la préservation de la planète. Notre métropole doit clairement être à la tête de ce combat-là", avait-il martelé, toujours à la mi-octobre.

Un péage pour limiter le transit dans Lyon

Plus concrètement, l'ancien du Parti socialiste entend développer et accélérer le plan Ecoreno'v, le service pour conseiller et accompagner les projets d'éco-rénovation de l'habitat de la métropole, mais aussi développer de nouveaux modes de transports, ou encore devenir la "référence" en matière d'hydrogène, évoquant "un certain nombre d'entreprises qui travaillent sur cette technologie-là". Entre temps, mi-décembre, la plus grande usine de piles à hydrogène d'Europe s'est installé dans la métropole de Lyon. Par ailleurs, et Gérard Collomb le sait, le fameux tunnel de Fourvière est un cauchemar pour tous les automobilistes de la région, mais aussi pour les autoroutiers en partance vers ou depuis le sud de la France.

Et pour ce problème, le candidat a une solution : mettre en place un péage pour limiter le transit dans Lyon. L'objectif ? En terminer avec le projet du contournement de l'Est lyonnais. Lors de ses voeux tout début 2020, Gérard Collomb a résumé son programme en souhaitant "cultiver un art de vivre qui permettra à chacune et à chacun de s'épanouir, quel que soit son âge et quelle que soit sa condition". 

Gérard Collomb : sa biographie express

Agrégé de lettres classiques en 1970, Gérard Collomb s'engage dans une carrière de professeur mais n'en oublie pas moins ses convictions politiques qu'il exprimait déjà lors de son parcours d'étudiant. Dans la lignée des progressistes réformistes du parti socialiste, le jeune professeur veut redonner un second souffle au parti socialiste dans la région du Rhône, largement divisé à l'époque.

Dès 1974, ses efforts s'avèrent payants puisqu'il est élu à la tête de la section du 9ème arrondissement de Lyon. Sa carrière politique est lancée. A l'âge de 30 ans, en 1977, Gérard Collomb fait son entrée au conseil municipal de Lyon et devient quatre années plus tard le plus jeune député du Rhône. C'est à cette époque qu'il est nommé responsable des relations avec les autres mouvements politiques et les syndicats, avant de devenir secrétaire national du parti socialiste, en 1986. De 1989 à 1994, il siège au conseil économique et social. De 1992 à 1999, Gérard Collomb siège au conseil régional de Rhône-Alpes et c'est en 1995 qu'il est élu maire du 9ème arrondissement de Lyon grâce à une association avec le parti des Verts. Il devient ainsi le premier à expérimenter ce que l'on nommera plus tard la gauche plurielle.

En 1999, il ajoute à cette longue liste de mandats, celui de sénateur du Rhône qu'il confirme en 2004, puis en 2014. Mais son plus grand succès électoral, Gérard Collomb le réalise en 2001 lorsqu'il succède à Raymond Barre à la mairie de Lyon, contre ses deux adversaires d'alors, Charles Millon et Jean-Michel Dubernard. En 2008, il conforte cet exploit en étant réélu maire de Lyon dès le premier tour, gagnant par la même occasion six arrondissements supplémentaires. Lors de l'élection présidentielle de 2007, Gérard Collomb est l'un des rares à afficher son soutien à Ségolène Royal. Pour la présidentielle de 2012, il a soutenu la candidature de François Hollande dont il a intégré l'équipe de campagne comme responsable des relations avec les entreprises et les grandes métropoles.

En 2015, Gérard Collomb est élu président de la nouvelle Métropole de Lyon, fusion de la communauté du Grand Lyon et du conseil général du Rhône. En 2016, ses indemnités sénatoriales sont plafonnées en raison de ses fréquentes absences au sénat. Soutien d'Emmanuel Macron depuis juillet 2016, Gérard Collomb est nommé ministre de l'Intérieur du gouvernement d'Emmanuel Macron mené par son premier ministre Edouard Philippe en mai 2017.