Certaines personnes ont le "gène du bonheur", ce test permet désormais de le savoir

Certaines personnes ont le "gène du bonheur", ce test permet désormais de le savoir Un nouveau test de génétique élaboré au Royaume-Uni permet de savoir qui dispose du "gène du bonheur".

Si le bonheur est une notion subjective dont la définition dépend de chacun, il est néanmoins admis que tout le monde est à sa recherche. La recherche du bonheur est d'ailleurs devenue un business pour certains. Ces dernières années, les coachs et les ouvrages sur le développement personnel ont connu un essor sans précédent. De façon plus générale, la recherche de stabilité émotionnelle et d'équilibre entre les différentes sphères de la vie (le travail, les relations sociales et la vie privée) est un objectif vers lequel se diriger.

Le "bohneur" est devenu en quelque sorte une industrie en pleine expansion, mais il se pourrait que la génétique ait aussi un rôle à jouer dans la capacité de chacun d'être heureux. Un nouveau test a fait son apparition au Royaume-Uni, celui qui permet de déterminer si l'on possède le "gène du bonheur". Dans un article publié par le quotidien britannique Inews, le spécialiste Avinash Narayanan, responsable d'une grande société proposant des tests sur le génome, explique que le bonheur "n'est pas seulement une donnée liée au comportement mais dépend également de la psychologie et des neurosciences."

Ce nouveau test du London Medical Laboratory évalue le profil génétique de l'ADN pour un coût de 300 livres sterling. Ce test ne se contente pas de fournir des informations sur le patrimoine génétique ni sur les effets de certains médicaments, mais évalue la prédisposition d'être réceptif à ce que les scientifiques appellent "l'eudémonisme". Traduit de l'anglais "eudaimonia", lui-même tiré du grec, ce concept fait référence à l'état de bonheur "durable" d'un individu. Avinash Narayanan précise en effet que l'état de bonheur "durable" dépend grandement de la satisfaction générale de sa propre vie et en réalité ce sentiment de satisfaction dépend lui-même, dans une certaine mesure, de la génétique.

Le test s'intéresse notamment au gène CNR1, lié dans une certaine mesure à la libération de la dopamine, une hormone cérébrale procurant un sentiment de bien-être. Le Dr Narayan précise que certaines versions de ce gène sont associées au traitement des émotions positives. Sur la base d'un simple échantillon salivaire réalisé chez soi, le test permet aussi d'évaluer les réactions du corps à la sérotonine, une autre hormone cérébrale régulièrement appelée "l'hormone du bonheur" pour ses effets régulateurs sur le moral. Un niveau régulier de sérotonine témoigne d'un sentiment de bonheur "durable" comme rappelé par le quotidien britannique. Le concept du bonheur "durable" se distingue de celui du bonheur dit "éphémère". Ce dernier se manifeste dans des moments précis comme des événements familiaux, une augmentation de salaire ou encore lors d'une promenade en bord de mer.

Un test qui ne convainc pas pour autant l'ensemble de la communauté scientifique. Dans son article, Inews donne également la parole à James Ware, professeur de médecine cardiovasculaire et génomique à l'Imperial College de Londres qui précise que "les variantes génétiques courantes comme celles-ci ont généralement des effets minimes". Les informations délivrées par les tests génétiques sont donc à considérer avec précaution, surtout celles postées en ligne qui ne reposent pas toujours sur des données scientifiques valables comme le professeur le précise.