Vote de confiance à Bayrou, en direct : plus le gouvernement se défend, plus il braque l'opposition

Vote de confiance à Bayrou, en direct : plus le gouvernement se défend, plus il braque l'opposition François Bayrou continue de défendre son budget et sa place à Matignon avant le vote de confiance du 8 septembre, en vain. Les oppositions maintiennent leur décision de renverser le gouvernement. Certaines appellent même à aller plus loin.

L'essentiel
  • François Bayrou se soumettre à un vote de confiance à l'Assemblée nationale le 8 septembre 2025. Il engagera la responsabilité de son gouvernement sur une question liée à la situation budgétaire de la France et à la nécessité de faire des économies de près de 44 milliards d'euros pour réduire la dette. 
  • Le Premier ministre sera poussé à la démission si les votes contre la confiance au gouvernement sont majoritaires. Un scénario qui se précisent puisque les élus de LFI, du PS, d'EELV, du PCF, mais aussi ceux du RN et de l'UDR ont annoncé voter contre François Bayrou, soit 330 votes contre, à minima.
  • Tentant de déjouer la chute annoncée du gouvernement, François Bayrou a proposé une rencontre aux chefs de parti à compter du lundi 1er septembre. Plusieurs formations ont refusé de s'y rendre comme LFI ou EELV, d'autres ont accepté l'invitation mais ont déjà prévenu qu'elles ne changeraient pas d'avis sur le vote de confiance comme le PS.
  • Si c'est François Bayrou qui risque d'être démis de ses fonctions à Matignon, c'est Emmanuel Macron qui pourrait être le grand perdant. En cas de renversement, il devra nommer un nouveau Premier ministre chargé de faire voter le budget et exposé à un important risque de censure. Si aucun chef de gouvernement ne convainc, une dissolution deviendra inéluctable, mais des législatives auront peu de chances d'être favorables au chef de l'Etat déjà privé de majorité. 
  • Le RN, lui, multiplie les appels à un "retour aux urnes" avec "une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale" ou une "nouvelle élection présidentielle". 
En direct

14:55 - Bayrou s'exprimera sur les quatre chaînes d'infos ce dimanche

La tournée politique de François Bayrou ne s'arrêtera pas ce week-end. Dimanche, à 18 heures, le Premier ministre donnera une interview simultanément aux quatre chaînes d’information en continu depuis Matignon selon une information du Parisien. Il répondra aux questions de Sonia Mabrouk pour CNews, de Myriam Encaoua pour Franceinfo, de Darius Rochebin pour LCI et de Marc Fauvelle pour BFMTV. L'entretien retrasnmis en direct durera environ une heure et sera consacrée à la situation budgétaire de la France.

14:19 - Bayrou ne croit pas qu'une dissolution soit une solution

Interrogé par la presse sur une possible dissolution de l’Assemblée nationale, François Bayrou a exprimé son opposition à une tel scénario : "Si vous trouvez que la dissolution à apporter des solutions pour le pays, vous êtes seuls dans votre camp", a-t-il lâché au journaliste.

14:00 - "J’ai décidé qu’il ne faut pas être un gouvernement qui se cache" déclaré Bayrou

"Quelle que soit notre responsabilité, nous sommes tous dans le même bateau. Le but n’est pas de lancer les autres par-dessus bord mais qu’on arrive tous à bon port", déclare François Bayrou depuis la Foire de Châlons-en-Champagne. Le Premier ministre poursuit : "Est-ce que nous mesurons la gravité de la situation ? Sommes-nous capables de se mettre ensemble pour y répondre ? Je pense que ce sont des questions auxquelles il faut des réponses. [...] C’est pour ça que je propose de se retrouver pour se demander : la situation est-elle grave et urgente ? J’ai décidé qu’il ne faut pas être un gouvernement qui se cache", ajoute-t-il en référence aux rencontres proposés à Matignon.

13:50 - Bayrou fasse à la polémique de ses propos sur les "boomers"

François Bayrou qui doit affronter l'opposition, doit aussi répondre de certaines de ces déclarations mal reçues par le public. Lors de son passage au JT de TF1 mercredi, le Premier ministre a pointé la responsabilité des "boomers" dans l'explosion de la dette évoquant "le confort des boomers qui (...) considèrent que tout va très bien" et estimant que ce sont "les plus jeunes des Français qui devront payer la dette pendant toute leur vie". Un discours qui a été critiqué, mais qui a été "déformé" selon les dires de François Bayrou jeudi devant le Medef : "C'est une expression que j'ai simplement reprise". Mais alors la phrase du Premier ministre est-elle vraie ou non ? Réponse dans notre article.

13:20 - Après le RN, LFI appelle à son tour à un "retour aux urnes"

"Un retour aux urnes est nécessaire", affirme le député insoumis Éric Coquerel sur franceinfo. Mais à la différence du RN qui appelle soit à des législatives en cas de dissolution, soit à une présidentielle après une démission d'Emmanuel Macron, LFI vise uniquement un scrutin présidentiel : "Emmanuel Macron devrait démissionner, sinon on va essayer de le destituer", poursuit l'élu. Son parti ne croit pas que le chef de l'Etat nommera une figure de gauche après la chute "certaines" de François Bayrou le 8 septembre et estime que cela prolongera la crise jusqu'au départ du président de la République.

12:57 - Le PS confirme qu'il ira à Matignon

Le Parti socialiste acceptera de rencontrer le Premier ministre à Matignon le semaine prochaine a annoncé le porte-parole du parti Stéphane Trousset à BFMTV. "Oui on va à Matignon pour dire qu’on vote contre mais on y va quand même", précise le président du département de la Seine-Saint-Denis. "Nous irons pour redire que nous voterons contre la confiance qu’il demandera le 8 septembre à l’Assemblée nationale et que nous proposons un autre chemin et une autre méthode pour sortir le pays de l’impasse dans laquelle les décisions des gouvernements successifs depuis huit ans, sous la présidence d’Emmanuel Macron, l’ont mené. Nous ne sommes pas dans la négociation avec le gouvernement, nous réaffirmerons nos positions", a encore assuré Stéphane Troussel.

12:28 - Bayrou interpellé par des militants

Lors de l'arrivée de François Bayrou à la foire de Châlons-en-Champagne, plusieurs syndicalistes de la CGT et des militants ont tenté de s'introduire dans l'événement et ont été arrêtés par les CRS qui sécurisent l'entrée. Ce groupe a finalement pu se rendre à la foire après les discours du Premier ministre. Tenus à l'écart par les CRS, certains interpellaient François Bayrou pour une discussion rapporte BFMTV : "Bayrou, vient nous voir !". Tout s'est déroulé dans le calme selon la chaîne d'information.

12:07 - Bayrou braque un peu plus les oppositions à chaque prise de parole

François Bayrou a décidé de mettre les 10 jours qui le séparent du 8 septembre à profit pour défendre sa place à Matignon, mais sans changer de stratégie pour autant. Résultat : il répète ses même arguments à chaque prise de parole et invitent les forces de l'opposition à négocier mais sans laisser entrevoir d'éventuelles concessions selon l'analyse des élus. "Rien de ce qu'il n'a dit mercredi [au JT de TF1] n'est de nature à nous pousser à commencer à réfléchir à éventuellement modifier notre position", réagit Dieynaba Diop, députée des Yvelines, dans Franceinfo. D'autres sont plus sévères comme l'insoumis Eric Coquerel qui estime que "plus François Bayrou parle, et plus il radicalise les groupes d'opposition dans le fait de voter contre le vote de confiance", sur le même média.

11:11 - L'intersyndicale appelle à une mobilisation le 18 septembre

L'intersyndicale a tranché la question de sa participation au mouvement du 10 septembre : elle ne le rejoindra pas. Les huit organisations syndicales ne veulent pas s'associer au mouvement du collectif citoyens "Bloquons Tout", mais appellent à "une mobilisation le 18 septembre, y compris par la grève" a précisé Marylise Léon, secrétaire général de la CFDT. 

10:43 - "Le recours perpétuel à la dette n’est pas une solution" insiste Bayrou à Châlons-en-Champagne

Arrivé à la foire agricole de Châlons-en-Champagne, François Baryou a prononcé le discours d'inauguration. Une prise de parole encore saisie par le Premier ministre pour défendre sa vision du budget 2026 : "Le recours perpétuel à la dette n’est pas une solution". "Passer son temps à dire 'on va dépenser de l’argent pour notre vie d’aujourd’hui et c’est ceux qui viendront après qui paieront' est-ce c'est digne ? Est-ce respectueux, moral, de laisser aux travailleurs et aux enfants la charge des dépenses que le pays ne veut pas réduire ?", insiste François Bayrou qui ajoute que "le travail des Français est pompé par le remboursement de la dette" qui représente "l'esclavage des plus jeunes".

10:07 - Un rendez-vous entre Bayrou et le RN à Matignon ce mardi

Le RN a semble-t-il accepté l'invitation de François Bayrou a discuter du budget et des issues possibles avant le vote de confiance. Marine Le Pen et Jordan Bardella seront reçus à Matignon le mardi 2 septembre à 10 heures selon les informations de BFMTV et Franceinfo. Peu de chances cependant pour que les cadres de l'extrême droite changent d'avis concernant le vote de confiance au Premier ministre.

09:31 - La vice-présidente d'Horizons estime qu'il "faut une dissolution"

"Changer de Premier ministre ne changera rien" face à la crise politique estime Christelle Morançais, vice-présidente d'Horizons dans une interview à l'Opinion. La présidente du conseil régional des Pays de la Loire estime qu’il "faut une nouvelle dissolution". Une position plus tranchée que celle d'Edouard Philippe, chef du parti Horizons, qui jugeait plus tôt dans la semaine une "dissolution inéluctable" sans pour autant dire la souhaiter.

09:14 - La gauche doit prendre la place de Macron selon Clémentine Autain

La députée de gauche Clémentine Autain appelle, elle aussi, à la fin anticipée du mandat présidentiel d'Emmanuel Macron. "Le plus vite s'arrête le règne brutal et injuste d'Emmanuel Macron, le plus vite je serai heureuse", a déclaré l'élue siégeant dans le groupe écologiste après avoir quitté LFI sur Franceinfo : "J'aimerais qu'à gauche on se mette en situation de mettre fin à se règne et de prendre la place. C'est par la mobilisation sociale que le président peut être contraint à la démission. Nous traversons une crise de régime important", a-t-elle ajouté.

08:56 - Une prise de parole de Bayrou attendue autour de midi

En dépit des discours de l'opposition qui juge pour acquis la chute de François Bayrou, le Premier ministre poursuit ses déplacements et ses prises de parole pour défendre son budget. Il se rend à la foire de Châlons ce vendredi et doit y prendre la parole autour de 12 heures après l'inauguration de l'évènement qui se tient dans la Marne.

08:44 - Eric Coquerel ne voit "pas d'autres solutions" que la démission d'Emmanuel Macron

Le sort de François Bayrou est scellé selon l'élu insoumis Eric Coquerel, mais c'est n'est pas le coeur du sujet a-t-il déclaré sur TF1 : "Monsieur Bayrou c'est un fusible, mais maintenant il faut en finir avec cette période d'instabilité. Je ne vois pas d'autres solutions pour régler le problème démocratique et politique" que la démission d'Emmanuel Macron. Questionné sur la légitimité à demander la démission d'un chef d'Etat en plein milieu d'un mandat, le député a rappelé que "dans le passé, il y a eu des présidents de la République qui, à [son] avis, étaient plus honorables que Monsieur Macron et respectueux de l'intérêt général qui ont organisé leur départ à un moment donné où ils estimaient qu'ils n'avaient plus l'appui des Français. Et l'insoumis d'ajouter : "Macron devrait réfléchir pour l'intérêt du pays".

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