"L'IA s'occupera de vos tâches d'ici 12 à 18 mois" : Microsoft s'attaque violemment à ces métiers pourtant très prisés

"L'IA s'occupera de vos tâches d'ici 12 à 18 mois" : Microsoft s'attaque violemment à ces métiers pourtant très prisés Fort du développement de son IA maison, Microsoft prévoit un avenir radieux... avec de nombreuses pertes d'emplois.

L'intelligence artificielle a le vent en poupe et les grandes entreprises le savent. Qu'il s'agisse de ChatGPT ou de Google, les géants de la tech continuent de nourrir et de faire progresser leurs IA, afin d'automatiser le plus de tâches possibles. Au détriment de l'emploi ? Peut-être, les discours sur ce point divergent. Mais mettre en péril des milliers d'emplois ne semble en tout cas pas en déranger certains, comme Mustafa Suleyman, responsable du département IA au sein de Microsoft depuis un peu moins de deux ans.

Dans ses dernières annonces stratégiques au Financial Times, Suleyman a souligné les avancées de Microsoft dans le domaine de l'intelligence artificielle. Le message principal qu'il a voulu faire passer est que l'entreprise se détache petit à petit d'OpenAI et de son ChatGPT, afin de développer sa propre solution maison, indépendante et même "autosuffisante". Mais Suleyman a aussi glissé quelques informations supplémentaires qui ne nous ont pas échappé.

L'un des objectifs principaux de Microsoft en matière d'intelligence artificielle serait ainsi de s'adresser aux problèmes des entreprises en priorité, selon le spécialiste de l'IA. Dans le viseur de la firme : les opérations du quotidien de travailleurs spécialisés. Et sur ce point, une citation de Mustafa Suleyman, encore très peu commentée en France, a fait son petit effet outre-Atlantique.

"Le travail de bureau — que vous soyez assis devant un ordinateur, avocat, comptable, chef de projet ou en marketing — verra la plupart de ses tâches être entièrement automatisées par une IA d'ici 12 à 18 mois", a déclaré tout de go Mustafa Suleyman. Des propos qui ne manqueront pas de faire réagir les professions citées, tant par l'impact que par de délai très court annoncés.

Il faut dire que les métiers visés par Suleyman sont toujours très prisés aujourd'hui. Le nombre d'avocats, pour ne citer que cette profession, ne cesse de croitre d'année en année. Près de 79 000 personnes exerceraient ce métier en France en 2026 selon l'Observatoire national de la profession, une émanation du Conseil national des barreaux (CNB). C'est plus du double qu'au début des années 2000 (un peu plus de 38 000 avocats en 2001).

On l'entend depuis des mois déjà : dans le domaine du droit, les habitudes de travail pourraient être complètement bouleversées par le déploiement massif de l'intelligence artificielle. Il suffit d'ailleurs de jeter un oeil aux enquêtes menées par le même observatoire pour se rendre compte de la réelle préoccupation du secteur.

Outre cette déclaration, le responsable IA de Microsoft a également précisé que les intelligence artificielles seront capables de mieux travailler avec de larges institutions d'ici les deux à trois prochaines années. Suleyman tient cependant à rassurer les utilisateurs : "ces outils, comme toutes les précédentes technologies, sont conçus afin d'améliorer l'espèce humaine et de servir l'Humanité, et non de la remplacer". Nous voilà soulagés.