Élection présidentielle 2022 : date, candidats, résultat des sondages

Élection présidentielle 2022 : date, candidats, résultat des sondages PRESIDENTIELLE. L'élection présidentielle de 2022 aura lieu dans moins d'un an désormais et c'est une revanche du duel Le Pen-Macron qui se profile à ce stade. Dates, candidats déclarés ou putatifs, résultats des sondages... Suivez la campagne au jour le jour.

L'essentiel

La campagne a sans doute déjà débuté avec quelques candidatures  affirmées, un président de la République sortant qui multiplie les signaux et une opposante principale qui semble engranger les points.  Si des élections régionales et départementales approchent, le monde politique a déjà les yeux rivés sur la prochaine élection présidentielle qui se déroulera entre le mois d'avril et le mois de mai 2022. La France aura alors a nouveau le choix entre tous les prétendants à l'Elysée, qui eux-mêmes se seront imposés comme représentant de leur formation politique. Pour l'heure, selon les sondages, il est très vraisemblable que se dessine un nouveau duel Emmanuel Macron - Marine Le Pen au second tour. Reste qu'un scrutin présidentiel réserve bien souvent de grandes surprises.

Candidats, dates, sondages... Découvrez les informations clés sur la prochaine présidentielle 2022 grâce au menu ci-contre et suivez au jour le jour l'actualité de l'élection grâce à nos chroniques de campagne ci-dessous.

Dernières actus

Nouveau sondage : duel serré Le Pen Macron au second tour de la présidentielle

Chronique de campagne du 16 juin. Harris Interactive publie ce mercredi 16 juin un nouveau sondage sur l'élection présidentielle 2022. Premier enseignement : dans l'hypothèse d'un second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen, le premier obtiendrait 53% des suffrages, la seconde 47%. Le sondeur précise que "la marge d’erreur des résultats d’ensemble s’établit à plus ou moins 4,5 points". Harris Interactive ne teste pas d'alternative à ce duel Macron-Le Pen au second tour de la présidentielle, puisque aucun scénario actuel ne permet d'envisager, à ce stade, une autre candidature en mesure de se qualifier pour le second tour.

Si l'on retient l'hypothèse de candidatures dispersées à gauche et la candidature de Xavier Bertrand comme représentant de la droite, alors les intentions de vote pour le premier tour sont les suivantes : Nathalie Arthaud 1% ; Philippe Poutou 1% ; Fabien Roussel 2% ; Jean-Luc Mélenchon 11% ; Anne Hidalgo 7% ; Yannick Jadot 6% ; Emmanuel Macron 26% ; Jean-Christophe Lagarde 1% ; Xavier Bertrand 13% ; Nicolas Dupont-Aignan 3% ; Jean-Frédéric Poisson 0,5% ; Marine Le Pen 27% ; François Asselineau 1% ; Jean Lassalle 1%.

Aranud Montebourg "pas candidat" pour la présidentielle, "mais ça peut changer"

Chronique de campagne du 10 juin. L'ancien ministre de l'Economie de François Hollande va-t-il se lancer dans la course à l'Elysée ? Depuis des mois, il laisse entendre qu'il pensait être une personnalité capable de rassembler la gauche. Hier, un article du Parisien indiquait qu'il renonçait, faut de moyens financiers. Mais que nenni, ce matin, Arnaud Montebourg s'est fait une place sur la matinale de France Inter pour corriger les dires du journal régional. "En l'état, je ne suis pas candidat, mais ça peut changer. [...] Je ne suis pas candidat parce que je ne suis pas candidat à la multiplication des candidatures. Il y en a déjà beaucoup trop. En revanche, je suis disposé à travailler à une candidature unique de la gauche et je suis disponible pour cette perspective", a-t-il tenu à préciser.

 Lundi, Arnaud Montebourg avait fait publier une tribune dans le journal Le Monde, titrée : "Il faut unir le bloc populaire pour briser la tenaille entre les blocs bourgeois et réactionnaire", dans laquelle il insiste su un point : "Au second tour de l’élection présidentielle de 2017, 4 millions de citoyens ont voté blanc ou nul et 12,1 millions se sont abstenus dans le choix entre En marche ! et le FN, considérant que l’incendie totalitaire ne se combat pas avec le briquet du néolibéralisme qui a servi à l’allumer. Ces électeurs sont majoritairement issus des classes moyennes et populaires. Cette force existe donc, mais l’inconnue pour 2022 est de savoir s’il est possible de réunifier cette force populaire et républicaine sur un programme politique interventionniste, régulationniste, républicain et laïc, dans et en dehors des partis".

Jean-Luc Mélenchon verse-t-il dans le complotisme sur la présidentielle ?

Chronique de campagne du 7 juin. Le leader de la France Insoumise, invité de l'émission Questions Politiques sur France Inter dimanche, estime manifestement que des faits surviennent en fin de campagne dans l'intérêt de certains candidats. Le chef de file des Insoumis a déclaré qu'il ne serait pas étonnant que l'on assiste à un "grave incident ou un meurtre" une semaine avant le scrutin. "Vous verrez que dans la dernière semaine de la campagne présidentielle, nous aurons un grave incident ou un meurtre. Cela a été Merah en 2012. Cela a été l’attentat la dernière semaine sur les Champs-Elysées. Avant, on avait eu Papy Voise dont plus personne n’a jamais entendu parler après. Tout ça, c’est écrit d’avance. Nous aurons le petit personnage sorti du chapeau. Nous aurons l’événement gravissime qui va une fois de plus, permettre de montrer du doigt les musulmans et d’inventer une guerre civile. Voilà, c’est bateau tout ça", a-t-il lancé.

Les propos de Jean-Luc Mélenchon ont suscité de nombreuses réactions. Ils laissent entendre que de tels faits sont organisés par des forces politiques. La Licra a estimé que "cette manière d'expliquer le passé et de prédire l'avenir a un nom : le complotisme". Et d'ajouter : "C'est un fond de commerce détestable qui repose sur un mode de pensée simpliste et opportuniste, que tout citoyen responsable doit dénoncer". Latifa Ibn Ziaten, mère du militaire assassiné en 2012 par Mohamed Merah a aussi réagi : "Les propos de Jean-Luc Mélenchon sont inadmissibles et ne devraient même pas être tenus. Le respect, c'est un minimum pour l'honneur de mon fils, des autres victimes et des familles endeuillées". La secrétaire d'État chargée de la Jeunesse et de l'Engagement Sarah El Haïry, a qualifié le candidat LFI à la présidentielle d'"irresponsable politique qui salit ceux qui sont tombés face aux terroristes". "Après s’être attaqué à nos forces de l’ordre, Jean-Luc Mélenchon dérive vers les pires théories complotistes. Par ses propos, il vient salir la mémoire des Français victimes de la barbarie islamiste. C'est indigne, honteux, minable", a quant à lui ajouté Christian Estrosi, le maire de Nice, ville touchée par un attentat en 2016.

Le plan d'Emmanuel Macron pour affaiblir Xavier Bertrand avant la présidentielle

Chronique de campagne du 2 juin. Le chef de l'Etat mesure la menace que représente la candidature de Xavier Bertrand pour l'élection présidentielle 2022. Dans Le Monde, des proches d'Emmanuel Macron font part de certains décryptages partagés à l'Elysée sur celui qui, pour le sommet de l'Etat, a "tué le match" avec ses concurrents de LR. Le président a donc l'oeil rivé sur Marine Le Pen, mais aussi sur Xavier Bertrand. "Plusieurs macronistes partagent cette analyse, en partant du principe que la présidentielle se jouera dans 'un match à trois'", écrit le journal du soir. Le parti de la majorité présidentielle distille déjà des piques sur les ambitions présidentielles de Xavier Bertrand, en pleine campagne des régionales. "A quoi sert de voter pour un candidat qui quittera sa région quoi qu’il arrive ?", répète à l'envi Stanislas Guerini. Plusieurs ministres font campagne dans les Hauts-de-France pour les régionales et départementales dans le but d'affaiblir l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, dont Eric Dupond-Moretti et Gérald Darmanin.

Les macronistes visent très clairement, dans ces régionales dans les Hauts-de-France, à obtenir plus de 10% des suffrages au premier tour. S'ils y parviennent, LREM sera en mesure de se maintenir au second tour et d'instaurer un rapport de force à Xavier Bertrand, avec comme première velléité de le contraindre à une alliance pour battre le Rassemblement national. "S’il doit son élection à Macron, bon courage après pour se présenter ensuite face à lui !", prévient déjà un conseiller d'Emmanuel Macron auprès du Monde. Xavier Bertrand a déjà fait savoir qu'il écartait tout projet d'accord, mais LREM dispose d'une autre carte : le parti de la majorité pourrait se retirer et soutenir la droite pour faire barrage au Rassemblement national, un geste qui permettrait à Xavier Bertrand de rester président de région. Mais aussi de faire valoir que sa réélection n'est pas étrangère au choix de LREM...

Aucun candidat ne ferait un "meilleur président" qu'Emmanuel Macron, selon un sondage

Chronique de campagne du 31 mai 2021. Le baromètre Linternaute - YouGov de la présidentielle 2022 donne ce lundi quelques éclairages sur l'opinion des Français sur le scrutin. Tout d'abord, aucun candidat ou candidat probable ou potentiel n'est considéré comme pouvant être un meilleur chef de l'Etat que l'actuel. 28% des sondés pensent que Marine Le Pen ferait une meilleure présidente, 59% pensent le contraire ; 23% pensent que Xavier Bertrand ferait un meilleur président 17% des Français estiment que Jean-Luc Mélenchon ferait un meilleur président. A noter que selon ce sondage, 36% des Français pensent qu'Emmanuel Macron sera réélu pour un second mandat, 44% pensent le contraire.

L'institut de sondage Yougov a par ailleurs effectué pour Linternaute un sondage sur le positionnement et la stratégie de la droite pour cette présidentielle. Les Français - et tout particulièrement les sympathisants de droite - estiment que Xavier Bertrand serait le meilleur candidat de son camp pour le scrutin. 38% des sondés sont favorables à l'organisation d'une primaire à droite pour désigner un candidat à l'élection présidentielle, 29% y sont opposés et 32% ne se prononcent pas.

Marine Le Pen en tête au premier tour, Macron en campagne

Chronique de campagne du 28 mai 2021. La semaine qui s'achève aura sans doute été une marche de plus vers l'élection présidentielle de 2022 avec un président sortant qui a désormais clairement mis un pied dans la (pré)campagne et des sondages qui augurent d'un niveau sans doute plus élevé pour le Rassemblement national en 2022 qu'en 2017. A un an de la prochaine présidentielle, Emmanuel Macron n'a pas manqué de se rappeler au bon souvenir des Français en sortant du flux et du reflux politique quotidien lors de deux temps forts. Le chef de l'Etat a d'abord été la vedette d'une vidéo très commentée des Youtubeurs McFly et Carlito le week-end dernier, invités à l'Elysée pour le soumettre à un "concours d'anecdotes" loufoque puis d'une interview fleuve très personnelle accordée au magazine Zadig en milieu de semaine. Le premier épisode aura sans doute eu vocation à séduire la jeunesse et à montrer un chef de l'Etat bien dans son temps quand le second aura certainement voulu livrer des explications et des éclaircissements en réponse à certaines incompréhensions des Français face au phénomène Macron.

Au crépuscule d'un mandat marqué par la crise des gilets jaunes et l'épidémie de coronavirus, Emmanuel Macron a voulu dans Zadig corriger l'image du président des riches et de la nouvelle économie, frappé de surcroît d'une certaine arrogance, se présentant à l'inverse comme un enfant de la province, nostalgique de "la France d’avant" et des territoires, même s'il n'a qu'une vision déformée ou "désynchronisée" de ces derniers de son propre aveu. En vue de 2022, Emmanuel Macron va entamer un nouveau tour de France pour tenter d'anticiper les prochains soubresauts et les prochaines colères. Et de prôner d'ores et déjà "un rapport pacifié à nous-mêmes", qui passera selon lui par une réflexion apaisée sur l'immigration, sur le passé de la France en Algérie ou encore sur le Rwanda, comme le chef de l'Etat l'a esquissé avec un déplacement à Kigali cette semaine, où il a reconnu la responsabilité de la France dans le génocide des Tutsi.

Marine Le Pen en tête au premier tour (Harris Interactive)

Si Emmanuel Macron semble retravailler son image et son discours un an avant l'échéance, c'est peut être aussi parce que le temps presse. Selon un sondage Harris Interactive commandé par le cabinet CommStrat et le quotidien L'Opinion en début de semaine, si le scrutin avait eu lieu ce dimanche 24 janvier, Marine Le Pen aurait devancé d'une courte tête Ele président sortant au premier tour de l'élection présidentielle. Emmanuel Macron est donné entre 23 à 24% des suffrages au premier tour, en fonction des différents candidats potentiels à droite et à gauche, tandis que la présidente du Rassemblement national engrangerait, elle, 26 à 27% des votes. Une nette progression par rapport aux 21,3% obtenus par Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle il y a 4 ans. Macron doit notamment composer avec une potentielle candidature de Xavier Bertrand à droite qui recueillerait 16% des intentions de vote quand Valérie Pécresse en obtiendrait 14%, grappillant en partie son électorat de 2017. En dehors de Jean-Luc Mélenchon (10 à 11% des intentions de vote) tous les candidats de gauche (Jadot, Hidalgo, Montebourg) seraient sous les 10%. Harris Interactive a également dévoilé les derniers résultats de son baromètre pour Challenges, que nous présentons ci-dessous dans notre compilateur.

En savoir plus

Date de l'élection présidentielle 2022

Les dates officielles des premier et second tours de l'élection présidentielle n'ont pas encore été fixées. Elles le seront dans le premier semestre de l'année 2021, sur décision prise en Conseil des ministres. On sait cependant que l'élection interviendra entre fin avril et début mai 2022. Le mandat d'Emmanuel Macron en tant que président de la République s'achève officiellement le 13 mai 2022. Or le chef de l'Etat doit être élu 35 jours au plus avant l'expiration des pouvoirs de son prédécesseur. Une autre règle veut que le deuxième tour de la présidentielle soit organisé quatorze jours après le premier. L'élection présidentielle de 2022 devra donc avoir lieu soit les 10 et 24 avril, soit les 17 avril et 1er mai.

Candidats à la présidentielle 2022

Il est encore trop pour établir une liste exhaustive des candidats à l'élection présidentielle 2022 : les partis politiques n'ont pas encore organisé leur mode de désignation pour investir leur prétendant à l'Elysée ; il est probable d'ailleurs que s'opèrent des rapprochements ou des alliances entre différentes formations ou qu'émergent des projets qui transcendent les appareils, en premier lieu à gauche. Cependant, plusieurs prétendants ont déjà ouvert la voie en annonçant officiellement leur candidature. Pour devenir officiellement candidats, il leur faudra obtenir les 500 parrainages de maires nécessaires.

Candidats déclarés :

  • Marine Le Pen (Rassemblement national) : la présidente du Rassemblement national a fait savoir dès le 16 janvier 2020 que sa "décision était prise" et qu'elle "préparait" l'élection comme future candidate, "sans pour autant préjuger d'une décision qui appartient au Congrès" du RN, qui aura lieu en juillet 2021. Il est peu probable qu'elle soit contrariée dans sa participation à sa troisième présidentielle et sa qualification au second tour est souvent présentée comme acquise. Le Rassemblement National s'est peu à peu imposé aux yeux des Français (selon de récentes enquêtes d'opinion) comme le principal parti d'opposition à Emmanuel Macron, malgré un nombre d'élus très faible dans l'Hexagone. En 2017, Marine Le Pen avait obtenu 21,3% des voix au premier tour, pour s'incliner finalement face à Emmanuel Macron au second (66,1% contre 33,9%) après un débat calamiteux.
  • Xavier Bertrand (Divers droite) : Le président des Hauts-de-France a annoncé sa volonté de se porter candidat à la présidentielle 2022, sans passer par une primaire de la droite. "Oui je serai candidat", a-t-il annoncé le 24 mars 2021 au journal Le Point, s'estimant "totalement déterminé" à briguer le poste de président de la République. L'ancien ministre du Travail, mais aussi de la Santé, a évoqué le contexte actuel pour justifier sa prise de décision. "Dans la situation actuelle de la France, j'estime que c'est mon devoir", a-t-il estimé. Xavier Bertrand, plus de trois ans après avoir quitté officiellement Les Républicains, s'est une nouvelle fois affranchi de son ancienne famille politique, dont certains membres actuels sont encore proches de celui qui est également candidat à sa propre succession dans les Hauts-de-France aux régionales 2021. "J'ai une conception gaullienne de l'élection présidentielle : c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec les Français, autour d'une vision et d'un projet. C'est pourquoi je ne souhaite plus m'inscrire dans la logique d'un seul parti", a-t-il vanté, assurant vouloir "restaurer l'autorité".
  • Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) : son souhait d'être candidat a été formulé dès la fin de l'année 2020 et a passé la barrière 150 000 signatures citoyennes qu'il s'était lui même fixée pour concourir. S'il obtient désormais les parrainages d'élus, il est très vraisemblable que le leader de LFI, qui incarne depuis l'affaissement du Parti socialiste une alternative à gauche, plus contestataire, soit à nouveau candidat à l'Elysée. Jean-Luc Mélenchon a participé par deux fois à l'élection présidentielle, obtenant 19,58% des voix au premier tour en 2017, arrivant juste derrière François Fillon.
  • Fabien Roussel (Parti communiste) : secrétaire national du PCF depuis 2018,  il devrait vivre son baptême du feu au printemps 2022. Alors que le PCF n'avait pas présenté de candidat en 2017, se rangeant derrière Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel a déjà été investi en mai 2021 par son parti.
  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) : Pour le président de Debout la France, l'élection présidentielle constitue un rendez-vous incontournable, puisque son parti, qui ne dispose de presque aucun élu dans l'Hexagone, est construit pour les élections nationales. Nicolas Dupont-Aignan a déjà annoncé sa candidature sur TF1 en septembre 2020. Après avoir obtenu 4,70% des suffrages en 2017, il s'était  allié à Marine Le Pen au second tour. 
  • Jean Lassalle (Indépendant) : déjà candidat en solitaire en 2017 (1,21% au premier tour), l'ancien compagnon de route de François Bayrou, réputé pour ses sorties décalées à l'Assemblée et dans les médias s'est aussi prononcé pour 2022. Candidat affirmé de la ruralité, Jean Lassalle dit cette fois vouloir incarner la "joie", malgré la crise. Il lui faudra néanmoins obtenir les parrainages. 
  • François Asselineau (Union populaire républicaine) : souverainiste et partisan du "Frexit", François Asselineau a participé à la présidentielle de 2017 à l'issue de laquelle il a obtenu 0,92% des voix. Il est candidat à la présidentielle de 2022 de longue date puisqu'il a annoncé son intention d'être candidat dès le mois d'avril 2019, sur France 2.
  • Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) : candidate de Lutte ouvrière depuis le départ d'Arlette Laguiller (0,64% des voix en 2017), Nathalie Arthaud souhaite rempiler pour la présidentielle de 2022. La porte-parole du parti d'extrême gauche en  sera à sa troisième course à l'Elysée pour incarner le "courant communiste révolutionnaire". Nathalie Arthaud a déjà obtenu l'aval de LO lors du 50e congrès du parti en décembre 2020. 
  • Jean-Frédéric Poisson (VIA, la voie du peuple) : ancien membre de l'UMP et proche de Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson a annoncé sa candidature à la présidentielle dans une interview à Valeurs actuelles à l'été 2020. Ancien député et maire de Rambouillet il avait échoué à être candidat après sa défaite à la primaire de la droite et du centre remportée alors par François Fillon (1,5% des voix). 
  • Régis Ollivier (Indépendant) : inconnu du monde politique, Régis Ollivier entend être candidat pour la première fois à une élection en 2022. Dans un communiqué diffusé le 21 avril 2021 cet ancien militaire a affirmé disposer des signatures nécessaires pour concourir et a appelé à "un changement de matrice de notre pays, après les dérives des derniers quinquennats".

Candidats pressentis :

  • Emmanuel Macron (La République en Marche) : le chef de l'Etat n'a jamais indiqué qu'il se contenterait d'un seul mandat, ses proches ont même été sensibilisés à la manière de préparer le terrain pour lancer une nouvelle campagne pour 2022. Depuis plusieurs mois les signaux se multiplient allant dans le sens d'une candidature qu'Emmanuel Macron aimerait sans doute voir aboutir comme un nouveau duel face à l'extrême droite. Au printemps 2021, un "concours d'anecdotes" avec deux Youtubeurs renommés depuis l'Elysée et une longue interview au magazine Zadig ont été interprétées comme une manière de lancer sa pré-campagne.
  • Yannick Jadot (EELV) : il fut de manière assez éphémère candidat à la présidentielle de 2017. Yannick Jadot, dernière tête de liste des Verts aux européennes 2019, lors desquelles il aura obtenu une place surprise sur le podium, ne cache pas depuis lors l'ambition de son parti pour la présidentielle. Le député européen, qui assure que les écologistes ont vocation à gouverner le pays, est devenu ces dernières années la personnalité la plus médiatique du parti. Mais il doit encore convaincre en interne face à des personnalités comme le maire de Grenoble Eric Piolle notamment et sa volonté de rassembler la gauche semble pour l'instant se heurter aux ambitions de Jean-Luc Mélenchon et aux hésitations du Parti socialiste.
  • A droite, les candidatures de François Baroin (Les Républicains), Valérie Pécresse (Divers droite), Michel Barnier (Les Républicains), Bruno Retailleau (Les Républicains) ont plusieurs fois été évoquées, parfois avec insistance, mais sont pour l'instant de l'ordre de l'hypothèse.
  • A gauche, si Benoît Hamon et Manuel Valls, les deux frères ennemis de la primaire de la gauche en 2017 semblent hors course, François Hollande tente régulièrement un retour médiatique et ses anciens ministres Bernard Cazeneuve et Arnaud Montebourg semblent également avoir des velléités de concourir. Mais leurs participations sont encore plus qu'incertaines.

Sondages sur l'élection présidentielle

Plusieurs enquêtes sondagières ont déjà été faites sur l'élection présidentielle 2022. Il est bien entendu bien trop tôt pour en tirer des enseignements précis, puisqu'on ignore qui sera vraiment sur la ligne de départ, mais ces sondages donnent tout de même des indications sur les rapports de force politiques avant le lancement de la campagne. Voici une compilation réalisée à partir des principales enquêtes d'opinion menées depuis janvier 2021.

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Election présidentielle : fonctionnement

Depuis la réforme constitutionnelle de 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct. Pour se présenter, chaque candidat doit recueillir au moins cinq cents "parrainages" effectués par des élus de la République, répartis sur au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer. Ces parrainages doivent être adressées au Conseil constitutionnel qui les valident. L'élection du président de la République a lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus avant la fin du mandat du président en exercice.

L'élection présidentielle est l'élection majeure en France car c'est celle qui (re)structure le champ politique pour 5 ans. C'est à partir de la désignation du président de la République que l'ensemble de la vie publique s'organise : le chef de l'Etat, une fois élu, met en place son gouvernement ; les législatives qui suivent lui donnent une majorité - sauf cas extraordinaire, encore jamais vu sous la Ve République ; l'opposition se forme alors autour de l'élection des députés, qui donnent plus ou moins de poids aux différents partis politiques. C'est l'exécutif qui fixe alors l'agenda, le rythme des réformes pour mettre en oeuvre le programme du président. Le suffrage universel confère au chef de l'Etat une légitimité politique incontestable, et seul le gouvernement est responsable devant l'Assemblée nationale.

Résultats de la présidentielle

Lors de la précédente élection présidentielle, en 2017, Emmanuel Macron avait été élu président de la République au second tour avec une large avance sur Marine Le Pen, qui dépassait tout de même les 10 millions de voix et gagnait plus de 12 points par rapport au premier tour.

  • M. Emmanuel MACRON : 66,10%
  • Mme Marine LE PEN : 33,90%
  • Abstention : 25,44% des inscrits
  • Blancs : 8,49% des votants
  • Nuls : 2,98% des votants

Le résultat du premier tour, le dimanche 23 avril 2017, donnait Emmanuel Macron en tête devant Marine Le Pen, le candidat des Républicains François Fillon, dont la campagne avait été plombée par les affaires et Jean-Luc Mélenchon, un temps pressenti comme le troisième homme et proche des 20% :

  • M. Emmanuel MACRON : 24,01%
  • Mme Marine LE PEN : 21,30%
  • M. François FILLON : 20,01%
  • M. Jean-Luc MÉLENCHON : 19,58%
  • M. Benoît HAMON : 6,36%
  • M. Nicolas DUPONT-AIGNAN : 4,70%
  • M. Jean LASSALLE : 1,21%
  • M. Philippe POUTOU : 1,09%
  • M. François ASSELINEAU : 0,92%
  • Mme Nathalie ARTHAUD : 0,64%
  • M. Jacques CHEMINADE : 0,18%
  • Participation : 77,77% des inscrits
  • Blancs : 1,78% des votants
  • Nuls : 0,78% des votants

Pour rappel, le scrutin présidentiel est uninominal à deux tours et le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. La loi qui organise le scrutin est très précise : si aucun candidat n'obtient de majorité au premier tour du scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour, entre les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix au premier tour.