Présidentielle 2022 : résultat des sondages et dernières actus

"Présidentielle 2022 : résultat des sondages et dernières actus"

Présidentielle 2022 : résultat des sondages et dernières actus ELECTION PRESIDENTIELLE. À quelques mois de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron apparaît en bonne position, selon les résultats des sondages, pour être réélu. Mais la campagne ne fait que commencer. Candidats, actualités, infos pratiques... Voici les infos essentielles sur la présidentielle 2022.

L'essentiel
  • Les dates de l'élection présidentielle ont été fixées : le premier tour se tiendra le 10 avril, le deuxième le 24 avril 2022.
  • Les sondages sur la présidentielle 2022 donnent tous Emmanuel Macron en tête du premier tour ; Valérie Pécresse profite d'une bonne dynamique depuis sa victoire à la primaire LR, elle a même été donnée par Elabe, le 7 décembre, en capacité de gagner l'élection présidentielle. Après une percée dans l'opinion, Éric Zemmour est donné tout juste derrière avec Marine Le Pen, qui a perdu plus de 10 points d'intentions de vote depuis l'été 2021. Les candidats de gauche ont pour l'heure du mal à convaincre et restent loin derrière le duo de tête.
  • Plus de 30 candidatures à la présidentielle 2022 ont déjà été rendues publiques, mais plus de la moitié des candidats ne devraient pas obtenir les parrainages nécessaires pour concourir.
  • Découvrez les informations clés sur la prochaine présidentielle 2022 grâce au menu ci-contre et suivez au jour le jour l'actualité de l'élection grâce à nos chroniques de campagne ci-dessous.

Dernier sondage

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Dernières actus

Anne Hidalgo propose une primaire à tous les candidats de la gauche

Chronique de campagne du 8 décembre. 22h30. Alors que le dernier sondage d’Ipsos Sopra Steria pour Le Parisien/Aujourd’hui en France et France Info ce mercredi 8 décembre ne place aucun candidat dit de gauche à plus de 8 %, Anne Hidalgo souhaite l’union de la gauche. Invitée du JT de TF1 ce mercredi soir, la maire de Paris a lancé un appel à tous les candidats qui « souhaitent gouverner » : « La gauche doit se retrouver, se rassembler pour gouverner. Il faut organiser une primaire de cette gauche, arbitrée par nos concitoyens. Ils seront très, très nombreux car ils souhaitent retrouver l'espoir. »

Plus tôt dans la journée, Arnaud Montebourg avait lancé un premier cri d’alerte, dans une lettre diffusée sur son compte Twitter : « Si les gauches aussi diverses soient-elles n'unissent pas leurs voix, elles s'effaceront derrière la puissance de feu de l'extrême droite. » Parlant d’un « rassemblant devenu urgent », le candidat de La Remontada a tenu à prévenir la gauche : « Si les gauches ne se regroupent pas, éparpillées et disparates, elles disparaitront dans le brouhaha de leurs désaccords. » Ce mercredi soir, sur France info, il s’est réjoui de la proposition d’Anne Hidalgo et a renouvelé sa volonté de « continuer à faire ce travail de prosélytisme pour construire le nous et abandonner le moi je ».

Du côté de La France insoumise, des verts et du Parti communiste, on n’est pas aussi enthousiaste. « Une primaire permet seulement de régler un problème de casting, or le problème de la gauche aujourd'hui c’est qu'elle ne parle plus aux classes populaires. Fabien Roussel est candidat et le restera », a ainsi affirmé son entourage à l'AFP, rapporte LCI. Auprès de l’agence de presse, Eric Coquerel, député LFI, quant à lui, parle d’une union qui ne peut pas « être artificielle », et réfute « la méthode qui a perdu en 2017 ». L’affaire semble mal embarquée. En cas d’échec d’organisation d’une primaire, Anne Hidalgo a d’ores et déjà acté qu’elle ne se retirerait pas de la course à la présidentielle.

Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon en difficulté pour recueillir les parrainages ?

Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon en difficulté pour recueillir les parrainages ?  - Présidentielle 2022 ©Rafael Yaghobzadeh/AP/SIPA

Chronique de campagne du 8 décembre. 11h07. La guerre pour les parrainages fait rage entre les candidats. Et ce, qu'importe le flanc politique. Mardi 7 décembre 2021, Eric Zemmour a appelé les maires à lui apporter leur signature, dans une vidéo diffusée sur Youtube. Le candidat, qui aurait déjà récolté "entre 250 et 300" parrainages selon son entourage (273 au 2 décembre à en croire Le Figaro), estime que "le dernier espoir de mes adversaires est que je n'obtienne pas mes parrainages", craignant même de ne pas atteindre le seuil de 500 signatures nécessaires au dépôt d'une candidature. "Il est même possible que je n'obtienne pas les parrainages, tant le système est fait pour protéger les grands partis", lance-t-il. De quoi rejoindre... Jean-Luc Mélenchon sur ce sujet, le leader LFI ayant fustigé "la décision de Hollande et Valls de rendre les parrainages publics" en 2016, dans une interview au Parisien

Le candidat d'extrême-gauche aurait toutefois déjà recueilli 300 promesses, assure Le Figaro, alors que le député des Bouches-du-Rhône pourrait pâtir de la candidature de Fabien Roussel (PCF), lui qui s'est rangé derrière l'Insoumis en 2017, lui permettant entre autres de décrocher les signatures nécessaires. Le multiplication des projets présidentiels pour 2022 rend la tâche plus complexe. Alexis Corbière, député LFI, s'interroge : "est-il démocratique de consacrer autant de temps et d'énergie pour permettre à Jean-Luc Mélenchon d'être candidat alors qu'il a déjà rassemblé 7 millions d'électeurs ?"

Mais autant Eric Zemmour que Jean-Luc Mélenchon espèrent ne pas être empêchés de participer au scrutin. "Chers maires, vous avez le pouvoir de donner la parole à des millions de Français. Utilisez-le ! Ne vous laissez pas voler cette élection", appelle-t-il, quand Manuel Bompard, directeur de campagne de l'Insoumis estime que "tout le monde sera d'accord pour dire que ce serait une anomalie démocratique si Jean-Luc Mélenchon ne pouvait pas se présenter à la présidentielle". La période de recueil des parrainages n'est pas officiellement ouverte, le décret n'ayant pas encore été publié. Toutefois, elle débutera, au plus tard, le dimanche 30 janvier 2022 et se terminera, au plus tard, le vendredi 25 février.

Quel crédit accorder au sondage donnant Valérie Pécresse présidente de la République ?

Quel crédit accorder au sondage donnant Valérie Pécresse présidente de la République ? - Présidentielle 2022 ©

Chronique de campagne du 7 décembre. 19h13. Le sondage va-t-il marquer un tournant dans la campagne électorale ? La dernière enquête Elabe pour BFM TV et L'Express donne Valérie Pécresse gagnante de l'élection présidentielle face à Emmanuel Macron, avec 52% des suffrages. Mais il faut prendre les résultats de cette étude avec des pincettes. D'abord car seulement 1474 ont été interrogées parmi un corps électoral de près de 48 millions de personnes en France, mais aussi parce que des marges d'erreur sont à prendre en compte. Ainsi, l'institut de sondage précise que les deux candidats pourraient obtenir plus ou moins 2,7 points. Ainsi la présidente de la région Île-de-France pourrait, le soir du 2e tour, recueillir entre 49,3 et 54,7%. De son côté, le président sortant obtiendrait entre 45,3 et 50,7%. De quoi laisser planer un gros doute sur l'issue d'un tel duel. Ce à quoi il faut ajouter que 46% des personnes interrogées ayant déclaré vouloir voter Valérie Pécresse ne se disent pas certaines de leur choix en faveur de la candidate des Républicains, quand elles ne sont que 34% des électeurs potentiels d'Emmanuel Macron à réfléchir encore sur leur vote. L'issue de l'élection présidentielle est donc loin d'être connue.

Nouveau sondage : pour la première fois, Macron est donné perdant à la présidentielle 2022

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Chronique de campagne du 7 décembre. 18 heures. C'est le premier grand événement sondagier de cette campagne présidentielle : le sondage Elabe pour BFMTV donne Valérie Pécresse en mesure de remporter l'élection présidentielle 2022. Selon l'enquête effectuée par Elabe pour BFMTV, la candidate Les Républicains est créditée de 20% au premier tour du scrutin, en 2e position derrière Emmanuel Macron, donné à 23%. Le 2e tour qui se dessine alors opposerait le chef de l'Etat sortant à la présidente d'Île-de-France et le même sondage crédite Valérie Pécresse de 52% des intentions de vote, contre 48% pour l'actuel locataire de l'Elysée. Aucune étude sondagière n'avait jusque-là émis le scénario d'une défaite d'Emmanuel Macron.

Derrière le duo de tête, au premier tour, Marine Le Pen est nettement distancée (15%), bien qu'elle reste devant Eric Zemmour (14%). Le sondage confirme la fragilité inédite de la gauche : Jean-Luc Mélenchon est crédité de 8% des intentions de vote, devant Yannick Jadot (7%). Anne Hidalgo s'effondre à 3% des suffrages, tout juste devant Philippe Poutou (2%) qui fait jeu égal avec Arnaud Montebourg.

Percée de Valérie Pécresse dans le dernier sondage après son investiture

Percée de Valérie Pécresse dans le dernier sondage après son investiture - Présidentielle 2022 ©Rafael Yaghobzadeh/AP/SIPA

Chronique de campagne du 7 décembre. 10h30. Aussitôt investie, aussitôt en (forte) hausse dans les sondages. Valérie Pécresse est annoncée au coude-à-coude avec Marine Le Pen pour l'accession au second tour de l'élection présidentielle de 2022 selon un sondage Ifop/Fiducial pour Le Figaro et LCI, publié mardi 7 décembre 2021. La désormais candidate des Républicains est en effet créditée de 17% des intentions de vote au premier tour du scrutin, soit un bond spectaculaire de sept points par rapport à la dernière étude du même institut datant du 25 novembre. Réalisé du 4 (à 18 heures) au 6 décembre, le sondage place ainsi la présidente de la région Île-de-France au même niveau que Marine Le Pen (17%), toutes deux se disputant la place pour défier Emmanuel Macron (25%). Derrière, Eric Zemmour chute à 13% quand Jean-Luc Mélenchon grimpe péniblement à 9%, devant Yannick Jadot (6%) et Anne Hidalgo (5%).

"La désignation de Valérie Pécresse a libéré le peuple de droite. Il y avait une interrogation sur l'impact de la primaire, avec un corps électoral fortement réduit par rapport à celui de 2016, mais l'effet est là", note auprès du Figaro Frédéric Dabi, directeur général de l'Ifop. La représentante de la droite serait la plus à même de venir bousculer Emmanuel Macron au second tour(48%), obtenant un score supérieur à Marine Le Pen (44%) ou encore Eric Zemmour (37%).

Yannick Jadot a "tendu la main" à Jean-Luc Mélenchon et Anne Hidalgo

Yannick Jadot a "tendu la main" à Jean-Luc Mélenchon et Anne Hidalgo - Présidentielle 2022 ©ISA HARSIN/SIPA

Chronique de campagne du 6 décembre. 13h40. L'union de la gauche, ce n'est pas pour tout de suite. Sera-t-elle véritablement à l'ordre du jour d'ici le premier tour de la présidentielle ? Alors que des voix s'élèvent pour appeler les candidats à se rassembler autour d'un projet unique au regard de sondages qui, au mieux, ne créditent Jean-Luc Mélenchon que de 10% des suffrages au 1er tour, le ralliement s'annonce peu probable. Invité dimanche 5 décembre 2021 dans l'émission "Dimanche en politique" de France 3, Yannick Jadot a assuré avoir "tendu la main. On ne l'a pas prise : ni Jean-Luc Mélenchon, ni Anne Hidalgo". 

Le chef de file d'EELV fustige l'attitude de la maire de Paris : "Le Parti socialiste doit s'interroger sur sa candidature, quoi qu'il en coûte pour la perspective de victoire", appelant l'édile à le rejoindre : "le PS, comme d'autres, disent se reconstruire sur l'écologie. Ca tombe bien, nous avons un projet." Et d'enjoindre les électeurs à "se responsabiliser". "Donc à un moment donné, aux électeurs de dire : quelle est la dynamique pour transformer notre pays, quel est le projet pour répondre aux difficultés du quotidien, comment redonner une perspective de projet commun de réconciliation à notre pays ? Chacun devra se responsabiliser".

A La Défense, Jean-Luc Mélenchon s'affiche en leader "du grand changement"

A La Défense, Jean-Luc Mélenchon s'affiche en leader "du grand changement" - Présidentielle 2022 ©

Chronique de campagne du 6 décembre. 12h11. Ce dimanche 5 décembre 2021 très politisé ne concernait pas qu'Eric Zemmour et Valérie Pécresse. Jean-Luc Mélenchon voulait lui aussi sa part du gâteau, en organisant un meeting de campagne dans une salle du quartier d'affaires de La Défense. 4500 personnes ont assisté à la prestation du candidat à la présidentielle, lequel a affirmé vouloir rassembler les "partisans du grand changement", en opposition aux "amis du grand affolement" (comprendre Eric Zemmour et Marine Le Pen) et ceux du "grand démantèlement" (Valérie Pécresse et Emmanuel Macron), ajoutant que "la France ce n’est pas l’extrême droite. La France, c’est la Sécurité sociale, c’est la santé publique, c’est l’émancipation, l’école, la recherche, c’est le partage". 

Alors qu'il plafonne entre 8 et 10% dans les sondages, Jean-Luc Mélenchon veut donner un coup d'accélérateur à sa campagne, avec des mesures fortes : blocage des prix de première nécessité, hausse du Smic à 1400 euros nets, instauration d'une "allocation études" de 1000 euros par mois. Mais le leader des Insoumis programme déjà un sprint début 2022 : un meeting le 10 janvier puis une "grande marche dans Paris" le 20 mars. "Nous avons un trou de souris pour arriver au deuxième tour, mais je ne vais pas y arriver seul", a-t-il lancé.

Le meeting d'Eric Zemmour à Villepinte émaillé de violences

Chronique de campagne, le 6 décembre 2021, à 8h48. Eric Zemmour a tenu son premier grand meeting de campagne à Villepinte, dimanche 5 décembre, devant un peu plus de 10 000 personnes (les organisateurs ont annoncé 13 000 personnes). Le polémiste s'est présenté en défenseur du peuple conte les élites et les médias, remettant en cause le système et certains garde-fous de l'Etat de droit ("les juges aux ordres"), dans la lignée traditionnelle de l'extrême droite française. "Inlassablement, nous allons nous débarrasser de ces idéologies hors-sol qui ne vivent que d’argent public et de journalistes militants", a-t-il dit, ajoutant : "Nous voulons sauver, sauver notre patrie, sauver notre civilisation (…) et avant tout, sauver notre peuple".

Le meeting d'Eric Zemmour a été marqué par des faits de violence : avant l'événement, un individu s'en est pris physiquement au candidat à la présidentielle 2022, alors qu'il s'avançait dans la salle. L'ancien journaliste a été blessé au poignet et l'agresseur a été interpellé par les forces de l'ordre. Durant le meeting, des militants de SOS Racisme ont été pris à partie et passés à tabac par certaines personnes présentes au meeting. Les militants ont été frappés après avoir dévoilé des tee-shirts sur lesquels était inscrit "Non au racisme", comme le rapporte en images le Huffington Post.

Valérie Pécresse remporte la primaire LR et souligne le "retour de la droite républicaine"

Chronique de campagne du 4 décembre 2021. 18h10. Valérie Pécresse a été investie par sa famille des Républicains à l’issue du deuxième tour de la primaire LR qui l’a vu battre Éric Ciotti (60,95 % des suffrages exprimés en sa faveur). La présidente de la région Île-de-France a souligné le "retour de la droite républicaine" lors de sa prise de parole à l’annonce des résultats. Elle est la première femme à représenter la droite au scrutin national et l'a relevé lors de sa prise de parole : "Je mesure l'audace qui est la votre. Pour la première fois de son histoire, le parti du général de Gaulle, de Pompidou, de Chirac, de Sarkozy, notre famille politique, va se doter d'une candidate à l'élection présidentielle."

La victoire n’est pas uniquement celle de la présidente de la région Île-de-France. C’est également celle d’une droite unie. Le temps de la primaire de 2016 semble bien loin. Dès l’annonce de la victoire de Valérie Pécresse, Éric Ciotti l’a félicité, sur l’estrade à ses côtés. Déjà soutenue par les trois autres candidats défaits au premier tour de la primaire, Xavier Bertrand, Michel Barnier et Philippe Juvin, la candidate fraîchement investie va devoir composer avec les idées du député des Alpes-Maritimes, pour rassembler tout son camp autour d’elle.

L’investiture de Valérie Pécresse n’aura pas manqué de faire réagir sur leurs comptes Twitter certains candidats à l’élection présidentielle. Marine Le Pen, la première, a indiqué qu’elle est "malheureuse pour les électeurs LR car, en réalité, Valérie Pécresse est peut-être la plus macroniste de tous les candidats de cette compétition interne à LR". Yannick Jadot, quant à lui, parle d’une candidate "homophobe et anti-immigrés". Jean-Luc Mélenchon préfère ironiser sur la victoire de "Ma Dalton" et lui propose un "débat/classico". Enfin, Eric Zemmour a écrit un communiqué pour appeler les électeurs d’Éric Ciotti à le rejoindre : "Nous sommes si proches et avons tant en commun ! Je vous attends, demain, bientôt." La "Dame de Faire" est prévenue.

Valérie Pécresse candidate des Républicains à la présidentielle

Valérie Pécresse candidate des Républicains à la présidentielle - Présidentielle 2022 ©

Chronique de campagne du 4 décembre. 15 heures. La fumée blanche est enfin sortie chez Les Républicains. Valérie Pécresse a remporté la primaire, comme l'a annoncé Christian Jacob samedi 4 décembre 2021. La présidente de la région Île-de-France a recueilli 60,95% des voix face à Eric Ciotti et devient donc la première femme de l'histoire du parti à se présenter dans la course à l'Elysée. "Aujourd'hui tout commence, je veux faire se lever un espoir", a-t-elle lancé à la tribune. Et de clamer : "la droite Républicaine est de retour, la droite des convictions, des solutions." Excepté La République en Marche, tous les principaux partis politique français ont donc désormais désigné leur candidat qui se présentera en avril prochain devant les Français.

Un week-end chargé en vue de la présidentielle 2022

Un week-end chargé en vue de la présidentielle 2022 - Présidentielle 2022 ©Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

Chronique de campagne du 3 décembre. 22h46. La campagne pour la présidentielle de 2022 s’accélère ce week-end. A droite, le nom du candidat à la présidentielle sera connu samedi 4 décembre à 14h30. Les adhérents du parti Les Républicains ont commencé à voter, ce vendredi, pour départager Eric Ciotti et Valérie Pécresse arrivés en tête du premier tour, jeudi 2 décembre, avec respectivement 25,6% et 25% des voix. La présidente de l’Île-de-France s’avance comme la favorite après que les trois candidats malheureux du premier tour (Michel Barnier, Xavier Bertrand et Philippe Juvin) lui ont apporté leur soutien. Comme lors du premier tour, Eric Ciotti compte bien créer la surprise en s’affichant comme l’outsider du scrutin. 

A l’extrême droite, Éric Zemmour, désormais officiellement candidat, tient son premier meeting au Parc des expositions de Villepinte, dimanche 5 décembre. Plus de 19 000 partisans se seraient inscrits pour assister à l’évènement. Le polémiste doit s'exprimer à partir de 15 heures pour une prise de parole qui devrait durer une heure. Plusieurs organisations syndicales et associations antifascistes ont appelé à manifester à Paris pour "faire taire" le candidat à la présidentielle.

Enfin, à l’extrême gauche, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi prévu un grand rassemblement, à l'espace Grande Arche, dans le quartier d'affaires de la Défense pour un premier meeting de campagne. Le meeting est prévu, dimanche 5 décembre, soit "au lendemain de la désignation du candidat LR, pour montrer qu’il n’y a pas que la droite qui prépare l’élection présidentielle", a indiqué Manuel Bompard, le directeur de campagne du candidat de La France Insoumise (LFI).

Qualifiée pour le 2e tour de la primaire LR, Valérie Pécresse l'assure : "Nous gagnerons unis"

Chronique de campagne du 2 décembre. 21h50. "Je suis la seule à pouvoir battre Emmanuel Macron. Je suis une femme qui gagne et qui fait." En prononçant ces mots lors d’une courte allocution ce jeudi 2 décembre, Valérie Pécresse s’est clairement positionnée comme une alternative au président de la République. Arrivée deuxième du premier tour de la primaire LR avec 25,0 % des voix, juste derrière Éric Ciotti et ses 25,59 % de voix, la présidente de la région Île-de-France a pris une sérieuse option dans la course à l’investiture LR.

En effet, les trois autres candidats battus ont immédiatement appelé à voter pour Valérie Pécresse au second tour, Xavier Bertrand, Michel Barnier et Philippe Juvin estimant que c’est la plus à même de faire gagner la droite. Rapidement ils ont été imités par une bonne partie des poids lourd des Républicains : Rachida Dati, Gérard Larcher, Jean-François Copé…

Le président de la région des Hauts-de-France et le maire de La Garenne-Colombe se sont même présentés aux côtés de Valérie Pécresse pour son allocution. Une prise de parole durant laquelle la candidate a assuré : "J’ai un programme de droite assumé, mais je peux rassembler. Je peux faire la synthèse." La candidate a également été animée par un sentiment de revanche. Ainsi, cette dernière a évoqué "une terrible dérouillée pour tous ceux qui estimaient que la droite était à terre". Face aux oppositions qui ont raillé sa famille politique, elle s’est attachée à jouer la carte de l’unité. "Nous gagnerons unis, nous gouvernerons unis."

Réunis sur le plateau de Cnews en fin de journée, ce jeudi, Valérie Pécresse et Éric Ciotti ont affirmé qu’ils se rallieront au vainqueur du second tour de la primaire LR. Les électeurs pourront voter dès ce vendredi 3 décembre à 8 heures et ce jusqu’au samedi 4 décembre à 14 heures. Les résultats seront annoncés dès la clôture des votes.

Bertrand écarté de la présidentielle, Ciotti et Pécresse au 2e tour de la primaire LR

Bertrand écarté de la présidentielle, Ciotti et Pécresse au 2e tour de la primaire LR - Présidentielle 2022 ©SOPA Images/SIPA

Chronique de campagne, le 2 décembre à 15h49. Le président des Hauts-de-France ne sera jamais président de la République : éliminé de la primaire de la droite dès le premier tour, Xavier Bertrand a annoncé qu'il mettait fin à "ses ambitions nationales". C'est un énorme revers pour lui, qui s'était déclaré candidat à la magistrature suprême il y a des mois, au lendemain des élections régionales. Xavier Bertrand ne termine que 4e, à l'issue du vote des adhérents LR. Au premier tour de cette primaire de la droite, c'est Eric Ciotti qui est arrivé en tête avec plus de 25,5% des voix, juste devant Valérie Pécresse (25% tout juste). Michel Barnier fait mieux, lui-aussi, que Xavier Bertrand, il recueille un peu plus de 23% des suffrages. Xavier Bertrand n'a convaincu que 22,36% des voix.

Xavier Bertrand, qui était placé comme le candidat en mesure de faire le meilleur score au premier tour de la présidentielle, est écarté. Il a appelé très rapidement à voter pour sa rivale Valérie Pécresse, qui sera donc opposée à Eric Ciotti au second tour. Les adhérents du parti Les Républicains vont voter à partir de ce vendredi matin et jusqu'à samedi 14h. Les résultats définitifs seront donnés dans la demi-heure.

Campagne de Yannick Jadot : le calme après la tempête ?

Chronique de campagne du 1er décembre. 22h54. La séquence politique dure. Depuis la diffusion de l’émission Cash Investigation, jeudi dernier sur France 2, la campagne de Yannick Jadot patine. Le candidat écologiste à la présidentielle 2022 et son équipe ont du mal à se dépêtrer de l’affaire Hulot. Révélées par l’une des émissions reines de la chaîne de télévision du service public, les accusations d’agressions sexuelles portées par plusieurs femmes à l’encontre de Nicolas Hulot éclaboussent la campagne des Verts.

Ainsi, dès samedi 27 novembre, Matthieu Orphelin a été écarté de la campagne. Porte parole jusque là de Yannick Jadot, l’ancien proche de Nicolas Hulot s’est retrouvé dans la tourmente. Mounir Satouri, directeur de campagne EELV, avait ainsi justifié son éviction dans un communiqué transmis à l’AFP et rapporté par Le Monde : "Il a été décidé de mettre Matthieu Orphelin en retrait de ses responsabilités de porte-parole dans la campagne présidentielle écologiste. La sérénité nécessaire à l’exercice de ses fonctions n’est plus possible suite aux révélations d’Envoyé spécial." Matthieu Orphelin s’est défendu en invoquant des "différences politiques". Par ailleurs, selon ses dires, il aurait annoncé à Yannick Jadot sa décision de quitter son équipe de campagne d’ici le 20 décembre.

Ce départ a reçu l’approbation de Sandrine Rousseau, ancienne candidate de la primaire d’EELV, qui a salué le "courage" de Yannick Jadot. Il s’agit désormais d’apaiser les tensions au sein de la famille écologise et se replonger dans la course à la présidence. Le site 20 minutes rapporte qu’au sein du parti, on estime que cet épisode n’est pas un "psychodrame". Mounir Satouri a même laissé une porte ouverte à un retour de Matthieu Orphelin estimant qu’il n’y a pas de "rupture de l’échange". Les écologistes vont donc pouvoir se reconcentrer sur la campagne alors que Yannick Jadot est toujours à la peine dans les sondages. Benjamin Lucas, porte-parole de du candidat écologiste, se veut optimiste : "On a un plan précis, une méthode, un phasage de campagne pour aller au second tour et pour gagner."

Christian Estrosi rejoint Edouard Philippe et met le cap vers de nouveaux Horizons

Chronique de campagne du 1er décembre. 21h50. Sans parti depuis son départ des Républicains en mai dernier, Christian Estrosi a annoncé rejoindre le nouveau mouvement Horizons d’Edouard Philippe. L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy l’a déclaré lors d’une réunion publique organisée au palais de la Méditerranée à Nice, ce mercredi 1er décembre. Rien n’a été laissé au hasard. Le maire du Havre et chef de son nouveau parti était bien présent. La date non plus n’était pas anodine, puisque débutait aujourd’hui le scrutin ouvert aux adhérents des Républicains pour désigner leur "champion" pour l’élection présidentielle 2022. Une famille dans laquelle il ne se reconnait plus, le maire de Nice l’a bien fait comprendre. 
Lors de sa prise de parole, Christian Estrosi s’est attaché à dénoncer la "dérive de LR". Pour lui, "plus rien ne distingue" son ancien parti d'Éric Zemmour : "Ils ont les mêmes mots. Les mêmes idées." Le nouveau membre d’Horizons a ainsi répété les charges contre Les Républicains et plus particulièrement contre son "frère ennemi", Eric Ciotti, candidat à l’investiture LR, qui tient une ligne ferme, rapporte Le Figaro. Le 20 octobre dernier, le député des Alpes-Maritimes depuis 2007 avait affirmé sur Public Sénat : "Entre Macron et Zemmour, je le dis : je préfère Zemmour."
C’est donc derrière le président de la République que Christian Estrosi a décidé de se ranger. En effet, le parti Horizons a vocation à faire "maison commune" avec La République en marche, Agir et le Modem. Au sein du mouvement Ensemble citoyens !, rassemblant ces différents partis, le maire de Nice entend "aller plus loin encore que l'esprit de dépassement de 2017". Édouard Philippe s’est dit "ravi" de cette décision. Après Hubert Falco, maire de Toulon, Arnaud Robinet, maire de Reims, et Christian Estrosi, la majorité présidentielle espère de nouveaux ralliements, Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur et ex-LR, en tête. L’ancien ministre de Nicolas Sarkozy s’est ainsi voulu rassurant et rassembleur à la tribune du palais de la Méditerranée : "Ne vous sentez pas orphelins !"

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Date de l'élection présidentielle 2022

Les dates officielles des premier et second tours de l'élection présidentielle ont été officiellement confirmées par le porte-parole du gouvernement le 13 juillet : les scrutins auront lieu les 10 et 24 avril 2022. Le mandat d'Emmanuel Macron en tant que président de la République s'achèvera officiellement le 13 mai 2022. Or le chef de l'Etat doit être élu 35 jours au plus avant l'expiration des pouvoirs de son prédécesseur. Une autre règle veut que le deuxième tour de la présidentielle soit organisé quatorze jours après le premier. Deux créneaux étaient donc possibles : les 10 et 24 avril ou les 17 avril et 1er mai. Mais la tenue d'un 2e tour le jour de la fête du Travail semblait improbable d'autant que les traditionnels défilés syndicaux mobilisent ce jour là un important dispositif policier qui sera déjà nécessaire dans le contexte de ce 2e tour.

Candidats à la présidentielle 2022

La liste des candidats à l'élection présidentielle 2022 commence à se consolider, mais il est encore envisageable que s'opèrent des rapprochements ou des alliances entre différentes formations ou qu'émergent des projets qui transcendent les appareils. Pour devenir officiellement candidat, chaque prétendant devra obtenir 500 parrainages de maires et d'élus locaux.

Sondages sur l'élection présidentielle

Plusieurs enquêtes sondagières ont déjà été faites sur l'élection présidentielle 2022. Il est bien entendu bien trop tôt pour en tirer des enseignements précis, puisque la campagne ne fait que commencer, mais ces sondages donnent tout de même des indications sur les rapports de force politiques avant le lancement de la campagne.

Résultats des sondages sur l'élection présidentielle 2022 - Compilation

Voici notre compilation des sondages effectués par tous les instituts depuis le mois de janvier 2021 ; la plupart des candidats sont désormais connus, plusieurs dynamiques revêtent une importance singulière dans l'analyse de ces sondages : celle d'Eric Zemmour, de Valérie Pécresse et de Marine Le Pen notamment.

Tous les sondages effectués jusqu'à présent donne Emmanuel Macron qualifié pour le second tour de l'élection présidentielle 2022 et l'immense majorité le donne opposé à Marine Le Pen. Quelques études ont émis l'hypothèse qu'Eric Zemmour se qualifie au second tour (battu par Emmanuel Macron), une étude Elabe le 7 décembre a donné Valérie Pécresse en mesure de se qualifier et de remporter l'élection face au président sortant (52%-48%).

Election présidentielle : fonctionnement

Depuis la réforme constitutionnelle de 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct. Pour se présenter, chaque candidat doit recueillir au moins cinq cents "parrainages" effectués par des élus de la République, répartis sur au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer. Ces parrainages doivent être adressées au Conseil constitutionnel qui les valident. L'élection du président de la République a lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus avant la fin du mandat du président en exercice.

L'élection présidentielle est l'élection majeure en France car c'est celle qui (re)structure le champ politique pour 5 ans. C'est à partir de la désignation du président de la République que l'ensemble de la vie publique s'organise : le chef de l'Etat, une fois élu, met en place son gouvernement ; les législatives qui suivent lui donnent une majorité - sauf cas extraordinaire, encore jamais vu sous la Ve République ; l'opposition se forme alors autour de l'élection des députés, qui donnent plus ou moins de poids aux différents partis politiques. C'est l'exécutif qui fixe alors l'agenda, le rythme des réformes pour mettre en oeuvre le programme du président. Le suffrage universel confère au chef de l'Etat une légitimité politique incontestable, et seul le gouvernement est responsable devant l'Assemblée nationale.

Résultats de la présidentielle

Lors de la précédente élection présidentielle, en 2017, Emmanuel Macron avait été élu président de la République au second tour avec une large avance sur Marine Le Pen, qui dépassait tout de même les 10 millions de voix et gagnait plus de 12 points par rapport au premier tour.

  • M. Emmanuel MACRON : 66,10%
  • Mme Marine LE PEN : 33,90%
  • Abstention : 25,44% des inscrits
  • Blancs : 8,49% des votants
  • Nuls : 2,98% des votants

Le résultat du premier tour, le dimanche 23 avril 2017, donnait Emmanuel Macron en tête devant Marine Le Pen, le candidat des Républicains François Fillon, dont la campagne avait été plombée par les affaires et Jean-Luc Mélenchon, un temps pressenti comme le troisième homme et proche des 20% :

  • M. Emmanuel MACRON : 24,01%
  • Mme Marine LE PEN : 21,30%
  • M. François FILLON : 20,01%
  • M. Jean-Luc MÉLENCHON : 19,58%
  • M. Benoît HAMON : 6,36%
  • M. Nicolas DUPONT-AIGNAN : 4,70%
  • M. Jean LASSALLE : 1,21%
  • M. Philippe POUTOU : 1,09%
  • M. François ASSELINEAU : 0,92%
  • Mme Nathalie ARTHAUD : 0,64%
  • M. Jacques CHEMINADE : 0,18%
  • Participation : 77,77% des inscrits
  • Blancs : 1,78% des votants
  • Nuls : 0,78% des votants

Pour rappel, le scrutin présidentiel est uninominal à deux tours et le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. La loi qui organise le scrutin est très précise : si aucun candidat n'obtient de majorité au premier tour du scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour, entre les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix au premier tour.

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