Présidentielle 2022 : résultat des sondages et dernières actus

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Présidentielle 2022 : résultat des sondages et dernières actus ELECTION PRESIDENTIELLE. A quelques mois de l'élection présidentielle, c'est la percée d'Eric Zemmour dans les sondages qui constitue le principal événement. Le polémiste apparaît en mesure de se qualifier au 2e tour. Mais la campagne ne fait que commencer. Candidats, sondages, actus de campagne... Voici les informations incontournables de la présidentielle 2022.

L'essentiel
  • Les dates de l'élection présidentielle ont été fixées : le premier tour se tiendra le 10 avril, le deuxième le 24 avril 2022.
  • Les sondages sur la présidentielle 2022 mettent en évidence la dynamique d'Eric Zemmour, donné au coude-à-coude avec Marine Le Pen, il apparaît comme une alternative crédible pour l'électorat de la droite souverainiste. Emmanuel Macron est donné en première position ; la droite traditionnelle et la gauche ont du mal à convaincre. Reste qu'un scrutin présidentiel réserve bien souvent d'importantes surprises et plusieurs revirements majeurs.
  • Plus de 20 candidatures à la présidentielle 2022 ont déjà été rendues publiques.
  • Découvrez les informations clés sur la prochaine présidentielle 2022 grâce au menu ci-contre et suivez au jour le jour l'actualité de l'élection grâce à nos chroniques de campagne ci-dessous.

Dernier sondage

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Dernières actus

LREM lance une "cellule de riposte" face aux candidats

LREM lance une "cellule de riposte" face aux candidats - Présidentielle 2022 ©Jacques Witt/SIPA

Chronique de campagne du 25 octobre. 19h02. Défendre le bilan et contrer les propositions des (futurs ?) adversaires : à La République en Marche, le chef de l'Etat ne s'est pas encore déclaré candidat à sa succession, mais ses équipes travaillent à avoir du répondant face à ceux qui briguent déjà la place d'Emmanuel Macron. Le parti présidentiel a en effet lancé une "cellule de riposte", comme le dévoile France inter lundi 25 octobre 2021. La radio explique que des fonctionnaires du ministère des Comptes publics calculent le coût des diverses propositions faites par les prétendants au château. Des promesses de prime lancées par Xavier Bertrand à la fin de l'élevage intensif prôné par Yannick Jadot, en passant par les révisions historiques d'Eric Zemmour, l'exécutif veut être prêt sur tous les dossiers pour "jeter le filet, de Mélenchon à Le Pen". Peut-être de quoi faire prendre à la campagne présidentielle une autre tournure, mais également de mobiliser les Marcheurs, alors que la réélection promise d'Emmanuel Macron, selon les sondages, entraînerait certains de la majorité à se reposer sur leurs lauriers.

Anne Hidalgo veut revaloriser les salaires et refuse une alliance avec Jadot

Anne Hidalgo veut revaloriser les salaires et refuse une alliance avec Jadot - Présidentielle 2022 ©

Chronique de campagne. 16h20. Tout juste le plancher nécessaire pour obtenir un remboursement des frais de campagne. C'est, pour l'heure, ce qu'atteindrait Anne Hidalgo au soir du premier tour de la présidentielle. Pas de quoi démotiver pour autant la maire de Paris, qui veut porter ses projets jusqu'au bout. "La politique est une affaire de conviction, de rencontre entre des femmes et des hommes, de dynamique. C'est quelque chose de noble, ce n'est pas de l'arithmétique et ce n’est pas du commentaire", a-t-elle sobrement commenté sur Franceinfo lundi 25 octobre 2021.

L'occasion pour l'édile de porter sur le devant de la scène ses propositions, entre la baisse de la TVA sur le carburant à 5,5% ou la revalorisation des salaires des enseignants, afin que la fiche de paie fasse apparaître un salaire net mensuel à 2300 euros en début de carrière, contre 1700 euros actuellement. Elle entend également augmenter le SMIC de 150 euros et mettre en place un ISF climatique "entièrement dédié à un fond d'accompagnement à la transition écologique, notamment pour les plus modestes". N'excluant pas l'instauration du droit de vote à 16 ans, sa "première grande loi sociétale" concernera le droit à mourir dans la dignité. Pour l'heure à la peine dans les intentions de vote, Anne Hidalgo réfute toute alliance avec Yannick Jadot et envisage une femme à Matignon si elle accède à l'Elysée.

Sur BFM TV, Montebourg rejette toute alliance avec la gauche

Chronique de campagne du 24 octobre, 17h57. "Il n'y a pas d'union de la gauche quand vous voyez Mélenchon et Hidalgo se battre sur le précédent quinquennat avec Hollande au-dessus." La tendance est donnée, le candidat solitaire Arnaud Montebourg ne voudra pas d'une alliance avec la gauche. "Je souhaite bonne chance [à Anne Hidalgo], c'est la première courtoisie. Je voudrais dire que si j'ai quitté le PS, c'est parce qu'il a abandonné les Français et les classes populaires. Le quinquennat de François Hollande n'a pas été soldé (...) Pourquoi voudriez-vous que je la soutienne ? Je ne vois pas mes idées défendues", a défendu Arnaud Montebourg, sur le plateau de BFM TV, ce dimanche. Crédité actuellement à 4% dans les sondages, l'ancien ministre prône des grandes idées comme la réindustrialisation ou encore la 6eme République.

A Lille, Anne Hidalgo présente son programme

Chronique de campagne du 24 octobre, 16h27. À Lille, la candidate socialiste a présenté son programme, ce samedi 23 octobre. Voici ce qu'il faut retenir de ses propositions pour la gauche. Son cheval de bataille, l'écologie, a été une nouvelle fois mise en avant. "Je viens porter un projet de reconquête. Cette reconquête est sociale, cette reconquête est écologique, cette reconquête est démocratique. (...) Je suis là pour le peuple de France, je suis là, pour qu'après tant d'indifférence et de condescendance, on lui rende justice et considération", a-t-elle déclaré dans les Hauts-de-France. Le droit de vote à 16 a également été présenté, ainsi que la neutralité carbone pour 2050 et l'encadrement des loyers dans les zones tendues. La candidate a également promis une égalité totale des salaires entre femmes et homme, d'ici à cinq ans. "Nous mettrons en place une assurance-chômage universelle", a ajouté l'actuelle maire de Paris. Des thèmes comme le droit de mourrir dans la dignité ont également été abordés. Vaste débat en France, Anne Hidalgo promet de faire passer cette mesure "dès l'année prochaine".

Dans le Calvados, Eric Zemmour très critique envers Marine Le Pen

Chronique de campagne du 23 octobre, 19h34. Ce samedi, Eric Zemmour poursuit son tour de France des meetings avec une nouvelle étape à Rouen. S'il a été très critiqué sur les réseaux sociaux pour avoir indiqué que le débarquement de juin 1944 avait lieu à Rouen, le polémiste n'en a pas perdu son amour pour la critique au cours de ses déplacements. Sa première cible, la présidente du Rassemblement national. "Marine Le Pen enferme ses électeurs dans un ghetto politique puisqu'elle ne s'ouvre pas aux autres, elle ne veut pas, elle n'aime pas les gens de LR, qu'on peut qualifier de bourgeois, de CSP+. Et du coup elle condamne ses électeurs à ne jamais arriver au pouvoir, parce qu'on arrive au pouvoir que s'il y a une alliance entre les classes populaires et les catégories bourgeoises", a-t-il indiqué à Auberville.

"C'est un jour heureux, ne boudons pas notre plaisir", s'acclame Aubry lors de l'investiture d'Hidalgo

Chronique de campagne du 23 octobre, 16h52. Ce samedi 23 octobre, le Parti socialiste se retrouve à Lille (Nord) pour l'investiture officielle de sa candidate pour la présidentielle, Anne Hidalgo. Dans la ville des Hauts-de-France, lors de ce meeting, elle devra prouver qu'elle représente plus qu'une mairie de Paris, qu'elle s'intéresse à tous les Français. Mais surtout, elle devra montrer qu'elle sera capable de réunir la gauche, toujours très divisée depuis la fin de mandat de François Hollande, en 2017. Mais pour le moment, la candidate PS peine dans les sondages et ne retrouve que 5% des intentions de vote.

"C'est un jour heureux, ne boudons pas notre plaisir", l'a pourtant accueilli la maire de Lille Martine Aubry pour introduire le meeting. Avant d'ajouter : "Mitterand dirait: 'Elle sait garder la nuque raide quand elle sait que ce qu’elle fait est juste'. Ça s’est Anne Hidalgo. Quelle fierté pour nous !"

Le pass sanitaire ne sera pas obligatoire pour assister aux meetings pendant la campagne présidentielle

Le pass sanitaire ne sera pas obligatoire pour assister aux meetings pendant la campagne présidentielle - Présidentielle 2022 © Yegor Aleyev/TASS/Sipa USA/SIPA

Chronique de campagne du 22 octobre, 17h12. D'après une information relayée par l'AFP, le pass sanitaire ne sera pas obligatoire pour assister aux meetings et aux réunions politiques et ce, pendant toute la durée de la campagne présidentielle. L'Agence France-Presse a effectivement pu consulter un courrier envoyé le 28 septembre dernier aux "présidents des principaux partis politiques et aux présidents des groupes aux parlements" par Gérald Darmanin : il y est indiqué que le pass sanitaire n'est "pas exigé des participants" aux réunions politiques. Dans ce courrier, le Ministre de l'Intérieur affirme : "La participation de tous les citoyens à la vie politique de la Nation est l'un des principes fondateurs de notre République". Il nuance tout de même : "Je souhaite néanmoins souligner la responsabilité des organisateurs dans la mise en place et le respect des autres mesures sanitaires permettant de limiter la diffusion du virus". Toujours selon ce courrier, le ministère de l'Intérieur prend cette décision en suivant l'avis du Conseil constitutionnel du 31 mai dernier, qui avait indiqué que les réunions politiques n'entraient pas dans le champ des grands rassemblements de personnes où les participants doivent disposer du pass sanitaire.

Un sondage Ipsos place Zemmour au 2e tour, deuxième institut à le faire

Chronique de campagne du 22 octobre. 9h06. Pour la première fois, un second institut de sondage, Ipsos pour Le Monde, place le polémiste Eric Zemmour au second tour de la présidentielle 2022. Un sondage important puisqu'il a été réalisé avec un panel de 16 228 personnes, le plus gros jusqu'ici ((un écart proche de la marge d’erreur comprise entre 0,2 et 0,9 point.) Dans le détail, et dans l’hypothèse d’une candidature Xavier Bertrand (LR), Emmanuel Macron est donné en tête avec 24%. Éric Zemmour, qui ne s’est pas encore déclaré candidat, arrive en deuxième position avec 16%, juste devant Marine Le Pen (RN), créditée de 15% des intentions de vote. Xavier Bertrand est lui sondé à 13%, insuffisant pour se qualifier au second tour. A gauche, l’écologiste Yannick Jadot est à 9% et Jean-Luc Mélenchon à 8%. Anne Hidalgo est à 5%.

Par ailleurs, dans le cas d’une candidature Valérie Pécresse (LR), Emmanuel Macron atteint 25,5%, devant Éric Zemmour et Marine Le Pen à égalité à 16%. Valérie Pécresse reste à 10% proche de Yannick Jadot à 9.5%, devant Jean-Luc Mélenchon à 8%. Si c'est Michel Barnier à droite, Emmanuel Macron serait à 26%, et Éric Zemmour et Marine Le Pen à 16,5% et 16%.

François Hollande votera "socialiste et donc Anne Hidalgo"

François Hollande votera "socialiste et donc Anne Hidalgo" - Présidentielle 2022 ©ELIOT BLONDET-POOL/SIPA

Chronique de campagne du 21 octobre. 12h40. La lecture entre les lignes des propos de François Hollande laissent à penser que l'ancien président de la République est davantage tourné à remettre au pouvoir sa famille politique plutôt que de soutenir fermement Anne Hidalgo. Interrogé sur son choix en vue de la présidentielle lors d'une interview sur France 5 mercredi 20 octobre 2021, l'ex-chef de l'Etat a expliqué sa réflexion : "Il y a une candidature socialiste, Anne Hidalgo, je suis socialiste, je voterai donc socialiste et Anne Hidalgo". Convaincue par la maire de Paris ? François Hollande n'en a pas l'air, l'idée d'un choix par défaut se faisant davantage ressentir. "Elle a eu le courage d'être candidate. Elle doit faire maintenant la présentation de son projet et elle doit être socialiste, c'est à dire être elle même, fidèle à l'histoire que ce parti a représenté et capable de porter la social-démocratie".

Mais la campagne d'Anne Hidalgo ne décolle pas. La socialiste stagne entre 4 et 6% d'intentions de vote, très loin des prétendants au second tour et se retrouvant même derrière LFI et EELV. Pour donner un coup d'accélérateur, François Hollande "donn[e] comme conseil à Anne Hidalgo, c'est de se réclamer de cette pensée là et de montrer qu'elle a des solutions". De quoi convaincre les Français ?

Nouveau sondage : Zemmour donné au 2e tour par Harris Interactive

Nouveau sondage : Zemmour donné au 2e tour par Harris Interactive - Présidentielle 2022 ©Jacques Witt/SIPA

Chronique de campagne du 20 septembre 2021. L'institut de sondage Harris vient de publier pour Challenge sa nouvelle enquête, avec ces résultats d'intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle 2022 : le président sortant Emmanuel Macron est toujours donné en tête (23-25%, en léger recul) devant Eric Zemmour (17-18%, stable) et Marine Le Pen (16%, en légère progression). Les rapports de force ente les candidats engagés dans le congrès de la droite sont sensiblement les mêmes : Xavier Bertrand est donné à 14% d’intentions de vote (=), Valérie Pécresse à 10% (-1) et Michel Barnier 8% (+1). Jean-Luc Mélenchon est donné à 10%, Anne Hidalgo entre 4% et 5%, Yannick Jadot est donné à 8%/9%, Arnaud Montebourg à 3%. C'est la troisième semaine consécutive que Harris Interactive donne Eric Zemmour devant Marine Le Pen.

Selon ce sondage, Emmanuel Macron remporterait le 2e tour de l'élection face à tous ses rivaux : il est donné à 57% face à Eric Zemmour (43%), à 54% face à Marine Le Pen (46%), 53% face à Xavier Bertrand (47%), 57% face à Valérie Pécresse (43%). Face à Jean-Luc Mélenchon, le président de la République sortant est donné nettement vainqueur, ce dernier étant crédité de 62% des intentions de vote face au candidat de la France Insoumise.

Les Français préoccupés par le pouvoir d'achat, aucun candidat en mesure d'y répondre ?

Les Français préoccupés par le pouvoir d'achat, aucun candidat en mesure d'y répondre ? - Présidentielle 2022 ©

Chronique de campagne du 20 octobre. 12h40. Les prétendants à l'Elysée arpentent chacun les chaînes de télévision, les radios, les réseaux sociaux, tentant de donner de l'écho à leur programme présidentiel. Alors que le débat tourne beaucoup autour de l'immigration et de la sécurité, il ne s'agit pas là de la principale préoccupation des Français. Loin de là. Selon une étude commandée par BFM TV et réalisée par Elabe, publiée mercredi 20 octobre 2021, la question du pouvoir d'achat est celle qui comptera le plus pour les électeurs au moment de choisir entre les candidats. Il s'agit là de la thématique citée le plus en premier. Un sondé sur quatre l'a citée en premier et presque un sondé sur deux au total (les personnes interrogées pouvaient donner trois réponses). La sécurité et l'immigration complètent le podium, citées par une personne sur trois. Suivent la santé, l'écologie, les retraites et l'emploi.

La question du pouvoir d'achat a pris une place prépondérante dans les préoccupations des Français. En avril 2021, il n'était cité que par un tiers des sondés. Mais le sujet a pris de l'ampleur dernièrement, notamment en raison de la hausse des prix de l'énergie. Mais à six mois de la présidentielle, aucun candidat ne trouve grâce aux yeux des électeurs pour améliorer le pouvoir d'achat. Emmanuel Macron est le mieux placé, recueillant la confiance de... 30% des personnes interrogées, devant Xavier Bertrand (27%) et Marine Le Pen (24%). Jean-Luc Mélenchon est crédité d'un même niveau de confiance sur ce sujet que Valérie Pécresse (22%). Eric Zemmour (19%), devance Michel Barnier (18%), Yannick Jadot (17%), Nicolas Dupont-Aignan et Anne Hidalgo (16%). Programme inadapté ? Manque de propositions ? Le débat sur cette thématique pourrait, s'il évolue, avoir un impact électoral important.

Nouveau sondage : Macron intouchable, trio serré à droite

Nouveau sondage : Macron intouchable, trio serré à droite - Présidentielle 2022 ©Christian Hartmann/AP/SIPA

Chronique de campagne du 20 octobre. 10h44. Il semble inatteignable pour ses concurrents. Emmanuel Macron caracole une nouvelle fois en tête des intentions de vote, recueillant les voix d'un quart des électeurs. Dans un nouveau sondage Ifop/Fiducial publié par LCI mercredi 20 octobre 2021, le chef de l'Etat est crédité de 24 à 25% des suffrages. Positionné en tête au soir du premier tour, il devance Marine Le Pen (17 à 18%), toujours talonnée par Eric Zemmour (16 à 17%). Le duo souverainiste relègue ainsi la droite au quatrième rang, seul Xavier Bertrand parvenant à tirer son épingle du jeu (15%), alors que Valérie Pécresse et Michel Barnier sont distancés (10% chacun). La gauche ne franchit toujours pas la barre des 10%. Le mieux placé, Jean-Luc Mélenchon, recueille 8 à 8,5% d'intentions de vote, devant Yannick Jadot (7%) et Anne Hidalgo (6 ou 6,5%).

Un petit-déjeuner chez LR

Chronique de campagne du 19 octobre. 12h11. Un petit-déjeuner pour sceller la refonte de la famille LR ? Ce 19 octobre, Xavier Bertrand, Valérie Pécresse, Michel Barnier, Philippe Juvin, Eric Ciotti et Christian Jacob se sont réunis autour d'un petit-déjeuner. Pour le patron du parti Christian Jacob, le lancement de la campagne présidentielle débute parfaitement. "Ce qui compte c'est que la droite et le centre soient rassemblés. C’est un pacte d’organisation de l’équipe de France pour gagner la présidentielle, chacun a sa personnalité, sensibilité, ça va être l’intégrer d’avoir les débats, ça ne se fait pas par un claquement de doigt, ça se construit chaque jour. Chaque candidat fait valoir ses atouts et c’est normal, c’est comme ça qu’on répare et qu’on gagne une présidentielle, je ne suis pas inquiet, bien au contraire".

Xavier Bertrand, contre le congrès et la primaire pendant plusieurs mois, contre un retour dans le parti... Change littéralement de ligne de conduite et assure que chez LR, "on partage tous une chose, on n’a pas d’adversaire au sein de notre famille politique. "Il faut convaincre les adhérents et les sympathisants qui veulent réadhérer (...) Et vous savez quoi ? Je vais voter pour moi."

Valérie Pécresse veut supprimer 150 000 postes dans l'administration

Valérie Pécresse veut supprimer 150 000 postes dans l'administration - Présidentielle 2022 ©ROMUALD MEIGNEUX/SIPA

Chronique de campagne du 19 octobre. 10h28. L’immigration, l’éducation et désormais les finances. Valérie Pécresse a dévoilé à L’Opinion, lundi 18 octobre 2021, une nouvelle série de mesures qu’elle entend mettre en place si elle accède à l’Elysée. La plus forte rappelle cette promise, puis abandonnée, par Emmanuel Macron en 2017 : alors que le futur chef de l’État s’était engagé à supprimer 120 000 postes de fonctionnaires (ce à quoi il a renoncé en 2019), la présidente de la région Île-de-France veut aller plus loin et "supprimer 150 000 postes dans l’administration administrante". Pour autant, la candidate au congrès des Républicains n’a pas davantage détaillé les postes qui seraient concernés, ajoutant simplement vouloir "une décentralisation avec un lâcher-prise de l’État pour supprimer les doublons".

Trois autres fortes réformes sont inscrites à son projet : "la retraite à 65 ans, la dégressivité des allocations-chômage, la débureaucratisation du pays". Pour l’ancienne ministre de Sarkozy, "l’Etat doit se recentrer sur ses trois missions prioritaires : protéger, éduquer, soigner, avec là où il le faut des postes supplémentaires pour la justice, l’éducation et les soins". Au total, l’objectif est de dégager 45 milliards d’économies, "auxquelles j’ajoute 15 milliards de recettes de privatisation".

Afin que "le travail paye davantage que l’assistanat", Valérie Pécresse mise sur "une hausse de 10 % des salaires jusqu’à 2,2 SMIC à la fin de mon mandat" et formule le vœu "qu’à la fin du quinquennat, 10 % du capital des entreprises cotées appartiennent à leurs salariés", promettant par ailleurs "un vrai rattrapage salarial, à poste égal, pour les femmes". Par ailleurs, la candidate promet une défiscalisation des donations "jusqu’à 100 000 euros tous les six ans", ainsi qu’une "exonération à 50 % de la résidence principale" dans le calcul de l’Impôt sur la fortune immobilière.

Fabien Roussel veut revaloriser "les métiers essentiels"

Fabien Roussel veut revaloriser "les métiers essentiels" - Présidentielle 2022 ©NICOLAS MESSYASZ/SIPA

Chronique de campagne du 18 octobre. 11h15. Définir et revaloriser "les métiers essentiels". Fabien Roussel veut en finir avec les emplois précaires pour ceux qui étaient "en première ligne" au plus fort de l'épidémie de Covid-19. "Infirmières, aide-soignantes, auxiliaires de vie, professeurs des écoles, assistantes maternelles, agents d'entretien, hôtesses de caisse... tous ces métiers sont indispensables" a lancé le candidat PCF à la présidentielle sur France Info lundi 18 octobre 2021, ajoutant que "ce sont pourtant tous ces métiers essentiels qui sont sous-payés". "Un trader, ça ne sert à rien. Mais une infirmière, ça sert à quelque chose", s'est-il emporté.

Selon le communiste, ces métiers représentent cinq millions d'emplois en France. "80% sont des femmes qui occupent ces postes". Fustigeant qu'il s'agisse régulièrement d'un travail à temps partiel, Fabien Roussel veut augmenter la rémunération des personnels concernés. "Je réclame que dans chaque négociation de branche, il y ait un coefficient multiplicateur pour que ces métiers essentiels soient mieux rémunérés et que le taux horaire du SMIC, pour eux, soit multiplié par 1,5 ou 2". Il propose ainsi d'augmenter de 50% les salaires à ces postes. Mais comment les définir ? Sur quels critères ? Le candidat à l'Elysée explique simplement "ouvr[ir] le débat. [...] Laissons les organisations patronales et syndicales en discuter".

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Date de l'élection présidentielle 2022

Les dates officielles des premier et second tours de l'élection présidentielle ont été officiellement confirmées par le porte-parole du gouvernement le 13 juillet : les scrutins auront lieu les 10 et 24 avril 2022. Le mandat d'Emmanuel Macron en tant que président de la République s'achèvera officiellement le 13 mai 2022. Or le chef de l'Etat doit être élu 35 jours au plus avant l'expiration des pouvoirs de son prédécesseur. Une autre règle veut que le deuxième tour de la présidentielle soit organisé quatorze jours après le premier. Deux créneaux étaient donc possibles : les 10 et 24 avril ou les 17 avril et 1er mai. Mais la tenue d'un 2e tour le jour de la fête du Travail semblait improbable d'autant que les traditionnels défilés syndicaux mobilisent ce jour là un important dispositif policier qui sera déjà nécessaire dans le contexte de ce 2e tour.

Candidats à la présidentielle 2022

Il est encore trop pour établir une liste exhaustive des candidats à l'élection présidentielle 2022 : les partis politiques n'ont pas encore tous organisé leur mode de désignation pour investir leur prétendant à l'Elysée ; il est probable d'ailleurs que s'opèrent des rapprochements ou des alliances entre différentes formations ou qu'émergent des projets qui transcendent les appareils, en premier lieu à gauche. Cependant, plusieurs prétendants ont déjà ouvert la voie en annonçant officiellement leur candidature. Pour devenir officiellement candidats, il leur faudra obtenir les 500 parrainages de maires nécessaires.

Sondages sur l'élection présidentielle

Plusieurs enquêtes sondagières ont déjà été faites sur l'élection présidentielle 2022. Il est bien entendu bien trop tôt pour en tirer des enseignements précis, puisqu'on ignore qui sera vraiment sur la ligne de départ, mais ces sondages donnent tout de même des indications sur les rapports de force politiques avant le lancement de la campagne.

Résultats des sondages sur l'élection présidentielle 2022 - Compilation

Voici une compilation réalisée à partir des principales enquêtes d'opinion sur l'élection présidentielle menées depuis janvier 2021, avec les intentions de vote pour le premier et le second tour. Dans ce graphique réalisé par le média Contexte, seul les 6 premiers candidats dans les intentions de vote sont testés.

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Election présidentielle : fonctionnement

Depuis la réforme constitutionnelle de 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct. Pour se présenter, chaque candidat doit recueillir au moins cinq cents "parrainages" effectués par des élus de la République, répartis sur au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer. Ces parrainages doivent être adressées au Conseil constitutionnel qui les valident. L'élection du président de la République a lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus avant la fin du mandat du président en exercice.

L'élection présidentielle est l'élection majeure en France car c'est celle qui (re)structure le champ politique pour 5 ans. C'est à partir de la désignation du président de la République que l'ensemble de la vie publique s'organise : le chef de l'Etat, une fois élu, met en place son gouvernement ; les législatives qui suivent lui donnent une majorité - sauf cas extraordinaire, encore jamais vu sous la Ve République ; l'opposition se forme alors autour de l'élection des députés, qui donnent plus ou moins de poids aux différents partis politiques. C'est l'exécutif qui fixe alors l'agenda, le rythme des réformes pour mettre en oeuvre le programme du président. Le suffrage universel confère au chef de l'Etat une légitimité politique incontestable, et seul le gouvernement est responsable devant l'Assemblée nationale.

Résultats de la présidentielle

Lors de la précédente élection présidentielle, en 2017, Emmanuel Macron avait été élu président de la République au second tour avec une large avance sur Marine Le Pen, qui dépassait tout de même les 10 millions de voix et gagnait plus de 12 points par rapport au premier tour.

  • M. Emmanuel MACRON : 66,10%
  • Mme Marine LE PEN : 33,90%
  • Abstention : 25,44% des inscrits
  • Blancs : 8,49% des votants
  • Nuls : 2,98% des votants

Le résultat du premier tour, le dimanche 23 avril 2017, donnait Emmanuel Macron en tête devant Marine Le Pen, le candidat des Républicains François Fillon, dont la campagne avait été plombée par les affaires et Jean-Luc Mélenchon, un temps pressenti comme le troisième homme et proche des 20% :

  • M. Emmanuel MACRON : 24,01%
  • Mme Marine LE PEN : 21,30%
  • M. François FILLON : 20,01%
  • M. Jean-Luc MÉLENCHON : 19,58%
  • M. Benoît HAMON : 6,36%
  • M. Nicolas DUPONT-AIGNAN : 4,70%
  • M. Jean LASSALLE : 1,21%
  • M. Philippe POUTOU : 1,09%
  • M. François ASSELINEAU : 0,92%
  • Mme Nathalie ARTHAUD : 0,64%
  • M. Jacques CHEMINADE : 0,18%
  • Participation : 77,77% des inscrits
  • Blancs : 1,78% des votants
  • Nuls : 0,78% des votants

Pour rappel, le scrutin présidentiel est uninominal à deux tours et le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. La loi qui organise le scrutin est très précise : si aucun candidat n'obtient de majorité au premier tour du scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour, entre les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix au premier tour.