Élection présidentielle 2022 : dates, sondages, actus... La campagne est lancée

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Élection présidentielle 2022 : dates, sondages, actus... La campagne est lancée PRESIDENTIELLE. Les dates de l'élection présidentielle de 2022 ont été officiellement annoncées. Verra-t-on un nouveau duel Le Pen-Macron au printemps ? Dates, candidats déjà déclarés ou potentiels, résultats des sondages et actualités... Voici tout ce qu'il faut savoir sur la campagne présidentielle.

L'essentiel

La campagne de l'élection présidentielle 2022 a bel et bien débuté, les élections régionales de 2021 sont en train d'en donner le ton. Et les candidats déjà déclarés ou encore secrets auront noté une information importante ce mardi 22 juin : les dates des deux tours de cette élection présidentielle ont été dévoilés. Elles doivent encore être confirmées mais France Télévisions annonce tenir l'information de responsables du gouvernement. Le premier tour de l'élection suprême se tiendra le 10 avril, le deuxième le 24 avril 2022, des dates qui doivent prochainement être dévoilées en Conseil des ministres. La France aura alors a nouveau le choix entre tous les prétendants à l'Elysée, qui eux-mêmes se seront imposés comme représentant de leur formation politique. Pour l'heure, selon les sondages, il est très vraisemblable que se dessine un nouveau duel Emmanuel Macron - Marine Le Pen au second tour. Reste qu'un scrutin présidentiel réserve bien souvent de grandes surprises.

Candidats, dates, sondages... Découvrez les informations clés sur la prochaine présidentielle 2022 grâce au menu ci-contre et suivez au jour le jour l'actualité de l'élection grâce à nos chroniques de campagne ci-dessous.

Dernières actus

L'appel à une "primaire populaire" des écologistes et de la gauche signé par 178 personnalités


Chronique de campagne du 30 juillet.
"Ce sont les citoyens et citoyennes qui doivent désigner la candidature écologique, sociale et démocratique à la présidentielle !" scandent les 178 signataires de l'appel à une "primaire populaire". Mais qu'est-ce que la primaire populaire ? Il s'agit du moyen défendu par des personnalités politiques pour nommer un candidat commun aux partis écologistes et/ou de gauche pour l'élection présidentielle de 2022. C'est un collectif de jeunes issus de la société civile et engagés qui à l'origine de l'initiative. Conscients que "divisés et en concurrence, aucun des projets des partis et des mouvements des gauches et des écologistes ne pourra l’emporter en 2022 ou après", ils ont déjà esquissé un socle commun à tous les mouvements invités à prendre part au projet. En attendant le départage prévu pour novembre, il faut parvenir à convaincre les élus de se présenter à ce format de pré-élection inédit.

Plusieurs noms figurent déjà sur la liste de ceux qui participeront à cette primaire populaire, qu'ils se soient inscrits de leur propre chef comme le député européen, Pierre Larrouturou, ou qu'ils aient été proposés et parrainés, à l'instar de François Ruffin, député de La France Insoumise, ou l'économiste Gaël Giraud. Du côté des femmes, la candidature de Christiane Taubira est la plus plébiscitée devant celle d'Anne Hidalgo. Tous les noms des potentiels candidats sont à retrouver sur le site de la primaire populaire. Si l'objectif est de faire front commun pour convaincre et rassembler les électeurs derrière la figure de la gauche et de l'écologie unifiée, le projet ne remporte pas les faveurs des politiques concernés. Anne Hidalgo, qui avance doucement vers une candidature s'est déjà dit défavorable à la tenue d'une telle primaire. Le parti d'Europe-Ecologie-Les Vert travaille déjà à l'organisation de son propre départage, et seule Sandrine Rousseau a indiqué bien vouloir se prêter à l'élection si elle l'emportait au sein de sa famille politique. 

Laurent Wauquiez dresse "ses priorités"

Chronique de campagne du 30 juillet. Dans le Figaro Magazine, Laurent Wauquiez, président de la région Auvergne-Rhône Alpes, présente ses ambitions pour la présidentielle mais assure vouloir jouer "collectif". Pour le républicain, trois axes sont essentiels pour redresser la France. Tout d'abord, l'argent. "Il n’y a pas d’argent magique, encore moins de "quoi qu’il en coûte". On ne peut pas parler de développement durable si la première chose que l’on fait est de laisser une dette énorme à nos enfants" explique-t-il. Il ne peut y avoir de baisse de la fiscalité sans baisse de la dépense publique. Il n’y a pas de miracle. En second, le travail. "Il faut le revaloriser" selon le Républicain. "Ce ne sont pas les Français qui ont perdu le sens du travail, c’est le travail qui a perdu son sens avec le développement de l’assistanat. Il faut faire l’inverse. Je me bats depuis des années, j’ai été attaqué pour avoir dénoncé le "cancer" de l’assistanat, je n’ai jamais lâché sur ce sujet (...) Pour le corriger, il faut plus de liberté à l’intérieur de notre pays et plus de protection à l’extérieur. Il faut favoriser une logique de souveraineté et de travail permettant de valoriser ce qui est produit en France."

Enfin, troisième axe selon l'ancien ministre, l'immigration. Pour Laurent Wauquiez, "il faut arrêter l’immigration le temps d’assimiler ceux qui sont chez nous. Si on continue à accueillir chaque année des records de réfugiés, d’immigration clandestine, sans réagir, il sera impossible d’intégrer. J’insiste sur un point: tout ceci n’est pas insurmontable. Cela nécessite juste de se concentrer sur quelques sujets, de faire preuve de bon sens et de détermination. Nous avons montré dans nos régions que c’était possible de le faire, sans mettre le pays à feu et à sang."

Une énorme participation à la primaire EELV en septembre ?

Chronique de campagne du 29 juillet. L'institut YouGov a sondé les Français sur la primaire EELV pour Linternaute : les résultats de l'enquête montrent que les citoyens sont nombreux à souhaiter participer à ce scrutin qui permettra d'investir le candidat écologiste pour l'élection présidentielle 2022. 23% des Français envisagent en effet de voter pour départager les 4 candidats en lice : Yannick Jadot, Sandrine Rousseau, Eric Piolle et Dephine Batho. Ce qui représenterait plusieurs millions de votants et ferait de cette primaire un succès considérable pour les écologistes. Rappelons que tout un chacun peut participer à cette élection : il suffit d'avoir 16 ans et de signer une "charte des valeurs écologistes".

L'enquête nous apprend également que les potentiels électeurs sont nettement plus nombreux à citer Yannick Jadot comme "meilleur candidat" EELV pour la présidentielle 2022 ; autre enseignement : la notoriété très faible de tous les candidats écologistes engagés dans cette primaire, même si cela ne semble pas constituer un frein à une participation d'importance. Retrouvez l'intégralité de cette enquête dans notre article consacrée à la primaire EELV.

Xavier Bertrand se prononce pour un vaste plan de relance du nucléaire

Chronique de campagne du 28 juillet. C'est l'une de premières prises de position forte du candidat Xavier Bertrand : en marge d'un déplacement de campagne à Thouaré-sur-Loire, le président des Hauts-de-France a fait savoir qu'il choisirait, en cas de victoire à l'élection présidentielle 2022, "dès l’été prochain la relance d’un programme nucléaire digne de ce nom dont on a besoin pour rester indépendant et pour que l’électricité arrête d’augmenter dans notre pays". Xavier Bertrand a également assuré les associations anti-éoliennes d'un "soutien massif" s'il accédait à l'Elysée.

Le candidat de la droite s'est exprimé sur le sujet en réaction aux déclarations du chef de l'Etat, qui depuis la Polynésie a réaffirmé que le nucléaire était "une chance" pour la France et que les projets d'implantation d'éoliennes devaient être menés et soutenus "avec pragmatisme et au cas par cas". Xavier Bertrand considère que le chef de l'Etat reste trop timoré. "Il dit 'le nucléaire, c’est bien'. Alors, que l’on choisisse dès maintenant de lancer les nouveaux EPR et qu’on n’attende pas. [...] Qu’il donne instruction demain aux cinq préfets des Hauts-de-France de bloquer maintenant tous les projets éoliens. Autrement, c’est juste des déclarations", a-t-il tancé.

Philippe Juvin candidat à la primaire de la droite (qui n'est toujours pas prévue)

Chronique de campagne du 27 juillet. Le maire LR de La Garenne-Colombes, devenu un visage médiatique des derniers mois du fait de ses interventions sur les plateaux de télé comme médecin commentant la gestion de la crise sanitaire, est officiellement candidat à la primaire de la droite. Philippe Juvin l'a fait savoir au Figaro, lors d'une interview dans laquelle il fustige le chef de l'Etat. "Emmanuel Macron a dressé les Français les uns contre les autres. La communication a remplacé la recherche de solutions. (…) Des solutions de bon sens existent. Je les défendrai dans une primaire de la droite et du centre", affirme-t-il, en défendant le principe de ce mode de désignation. "La primaire doit être une élection de l’union et de la complémentarité entre les candidats. Elle doit nous permettre d’éviter d’avoir deux candidats au premier tour de la présidentielle", estime-t-il, ciblant la candidature de Xavier Bertrand.

Philippe Juvin, déjà en campagne, reconnaît ne pas avoir "la même notoriété que d’autres", mais assure croire "en la force de (s)es idées et de (s)on parcours". Et d'esquisser des bribes de programme présidentiel : "Dans les premières semaines qui suivront l’élection, j’engagerai trois chantiers: une baisse d’impôts massive, un plan d’égalité des territoires - pour 1 euro versé aux villes, il faut 1 euro pour les campagnes - et le transfert de nouveaux pouvoirs aux collectivités locales, notamment en matière de santé et de sécurité", dit-il, ajoutant : "Je serai aussi le candidat des services publics. Peut-on se satisfaire de voir une large part de la population ne pas avoir de médecin traitant ou disposer de gares délabrées ? Non, il faut moderniser les services publics, car ils sont une promesse d’équité". Rappelons que le parti Les Républicains et les prétendants ou candidats déclarés de droite n'ont toujours pas acté l'organisation d'une primaire.

Anne Hidalgo de plus en plus proche d'une candidature officielle à la présidentielle

Chronique de campagne du 26 juillet. Il fait désormais assez peu de doutes que la maire de Paris sera candidate à l'élection présidentielle, mais Anne Hidalgo attend très probablement le bon moment pour se lancer dans le grand bain, alors que des voix émergent au PS pour que la primaire citoyenne demeure le moyen consacré pour introniser le candidat du parti. Pourra-t-elle emjamber l'exercice ? L'édile a en tout cas mis en place son équipe de campagne et compte bien étoffer son dispositif pour qu'il apparaisse incontournable à gauche. Cette équipe, c'est "la bande des quadras", comme sen amuse une conseillère d'Anne Hidalgo auprès du Figaro. On y retrouve des cadres socialistes qui souhaitent peser de tous leurs poids dans la politique nationale, comme la présidente de la région Occitanie Carole Delga, la maire de Nantes Johanna Rolland, Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse, Mathieu Klein, le maire de Nancy. "Aucune candidate n’a autant d’élus derrière elle. Le mouvement est en train de prendre forme. La fusée Hidalgo arrive sur son pas de tir", s'enthousiasme auprès de nos confrères Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat.

Anne Hidalgo est pour l'heure créditée d'entre 5 et 8% des intentions de vote pour le premier tour de cette élection présidentielle. La gauche semble, à quelques mois du scrutin, dans l'incapacité de rassembler toutes ses composantes : Jean-Luc Mélenchon a rejeté l'idée d'un rassemblement (si ce n'est derrière lui) en lançant sa campagne, les écologistes d'EELV organisent une primaire pour désigner leur candidat et le PS entend proposer un candidat également. Un sondage YouGov pour Linternaute effectué à la fin du mois de mars, montrait que la précampagne d'Anne Hidalgo a du mal à convaincre l'électorat de gauche (voir notre sondage complet sur Anne Hidalgo).

Des goodies à l'humour décalé et au ton grinçant pour la pré-campagne d'Emmanuel Macron ?


Chronique de campagne du 23 juillet.
Occupé par le rebond épidémique et l'adoption compliquée du projet de loi anti-Covid, Emmanuel Macron n'a apparemment pas l'esprit a débuté une campagne présidentielle pour sa réélection, oa alors il ne le montre pas. Mais c'est sans compter sur les initiatives du mouvement des Jeune avec Macron (JAM) que le chef de l'Etat bénéficie d'une publicité décalée loin des annonces au ton grave qu'implique la flambée soudaine du nombre de cas de variant Delta. Le mouvement a ouvert mercredi 21 juillet une boutique en ligne où il est possible de trouver toute une ribambelle d'accessoires et d'articles de mode à l'effigie, souvent détournée du président de la République : un décapsuleur “parfait pour décapsuler toute boisson gazeuse ou houblonnée, avant ou après un tractage” pour qu'Emmanuel Macron ouvre une bouteille d'un coup de dents expert, des chaussettes aux messages teints d'autodérision et encore plein de surprises dont certaines s'occupent de parfaire l'image de la Première dame, toujours avec bienveillance malgré un humour piquant.

L'humour semble être la marque de fabrique de la collection des JAM, utilisé à toutes les fins notamment pour lancer quelques boutades sur les opposants politiques d'Emmanuel Macron, ainsi des commentaire sont signés "Jean-Luc M" ou "François B". Selon Ambroise Méjan, le délégué général du mouvement, contacté par le HuffPost, la sortie de ces articles pendant l'été n'a rien à voir avec une manoeuvre politique pour donner le top départ à une précampagne présidentielle, le chef de LREM n'ayant pas officialisé sa candidature. "Ce n’est pas une boutique de campagne présidentielle, elle n’est pas prévue pour l’élection. C’est un projet mûri depuis une année, on a pris le temps et il se trouve que la séquence estivale se prête bien. On fait toujours tout de manière indépendante, il n’y a eu aucune validation nécessaire de la part du parti”, a précisé le jeune macroniste. Pourtant le communiqué prend le soin d'indiquer que JAM est le "premier mouvement politique à avoir réalisé des articles en amont de la campagne”. Ce qui est assumé en revanche c'est que l'opération vise à "toucher à un public un peu différent, y compris des gens éloignés de la politique."

Des talents dissidents dans "l'équipe de France" de la droite


Chronique de campagne du 23 juillet
. La réunion entre les figures politiques de droite semblait s'être bien déroulée. Seule ombre au tableau, l'absence et le reçu réaffirmé de Xavier Bertrand de se soumettre à une primaire ou un quelconque départage entre les candidats putatifs de la droite et du centre à la présidentielle. Mais voilà qu'au surlendemain de la table ronde, Valérie Pécresse officialise aussi sa candidature à l'élection de 2022, cette décision fait elle de la présidente de l'Ile-de-France une nouvelle figure dissidente de la droite ? Pas tout à fait, si on l'écoute la candidate semble d'accord avec l'idée de soumettre le choix du politique qui représentera la droite et le centre à l'élection suprême aux Français. Dans son propre camp, l'annonce de Valérie Pécresse, n'est pas "une surprise" selon les mots de Michel Barnier, lui même en lice pour l'élection. Selon Daniel Fasquelle, trésorier du parti LR, l'ex-négociateur du Brexit pour l'UE devrait lui aussi officialisé sa candidature d'ici peu.

Mais ces annonces successives ne sont en rien un problème, puisqu'il reviendra d'une manière ou d'une autre aux membres du parti de trancher la question selon Daniel Fasquelle. "Il faudra choisir le capitaine de cette belle équipe de France, c'est ce que nous ferons à la rentrée en septembre et en octobre", a -t-il estimé sur franceinfo. Le trésorier considère les multiples candidatures comme une chance : "On a de grands talents au sein de la droite et du centre, là où d'autres n'ont pas de candidats ou des candidats qui sont émoussés, esseulés, fatigués, alors il ne faut pas s'en plaindre." Et si quelques dissidences se font sentir l'idée reste de rassembler comme cela a été tacitement convenu mardi 20 juillet. "Je suis convaincu que c'est une équipe de la droite et du centre, de talents rassemblés, qui peut demain redresser le pays, à la fin, la raison l'emportera", a-t-il répété devant nos confrères. Le rassemblement semble aussi valoir pour Xavier Bertrand qui joue cavalier seul, Daniel Fasquelle n'a pas manqué d'avoir un petit mot pour le président des Hauts-de-France : "Il ne pourra pas gagner sans nous et inversement, nous savons très bien que nous ne pourrons pas gagner s'il y a deux candidats, donc nous sommes condamnés à nous entendre."

Valérie Pécresse candidate à l'élection présidentielle 2022

Chronique de campagne du 22 juillet. La présidente de l'Île-de-France avait indiqué qu'elle prendrait le temps de la réflexion pour se décider sur sa candidature. Manifestement, les discussions entamées cette semaine entre la direction du parti Les Républicains, les principaux prétendants à cette élection et elle-même l'ont poussé à accélérer les choses. Elle se déclare dans Le Figaro ce jeudi 22 juillet et s'explique sur son projet présidentiel. "Je suis candidate à la présidence de la République pour restaurer la fierté française. Je ne supporte plus qu’on parle au lieu d’agir. Nous devons rompre avec dix ans de mauvais choix, de demi-mesures, d’indécisions, et en fin de compte l’affaissement de notre pays. Je veux faire plutôt que chercher à plaire", dit-elle. Participera-t-elle à une primaire ? Réponse toute faite de l'intéressée : "Je me présenterai en femme libre. Mais, nous avons un devoir d’unité et de jouer collectif, car il faut un seul candidat de l’alliance de la droite et du centre pour l’alternance. Je n’ai pas peur de la primaire. Je ferai tout pour gagner et rassembler."

Mais ce n'est pas tout. Valérie Pécresse a également décidé d'officialiser sa candidature lors du journal de 20 heures de TF1, jeudi 22 juillet. Face au journaliste Julien Arnaud, la nouvelle candidate a rappelé son opposition à la politique d'Emmanuel Macron. La Présidente de la région Île-de-France affirme son ambition pour une "France dans laquelle on entreprend et on innove, sans être entravé, comme on l'a vu avec la crise Covid, par l'enfer bureaucratique qui est caractéristique aujourd'hui, de ce qu'est l'État technocratique macronien". Par ailleurs, Valérie Pécresse souhaite mettre fin aux rumeurs d'une potentielle seconde place de Premier ministre auprès du président sortant. Ainsi, sur le plateau de TF1, elle s'est affirmée comme "une alternative" au match Macron-Le Pen. "Je suis beaucoup réformatrice qu'Emmanuel Macron [...] et j'ai beaucoup plus d'autorité que Marine Le Pen". 

Valérie Pécresse n'est plus membre du parti Les Républicains, elle devrait d'ailleurs présenter sa candidature comme un moyen de rassembler la droite et le centre droit, au-delà des appareils politiques. La présidente de l'Île-de-France a fait savoir plusieurs fois qu'elle était favorable à l'organisation d'une primaire pour que les sympathisants de la droite puissent choisir eux-mêmes le meilleur candidat. LR souhaite que la droite ne présente qu'une seule candidature à cette présidentielle, et préférerait un mode de désignation plus souple qu'une primaire, mais la direction du grand parti de droite doit composer avec les ambitions et les velléités de tous les prétendants...

La droite s'est bien réunie ce 20 juillet pour évoquer la primaire

Chronique de campagne du 21 juillet. La réunion étant annoncée, elle s'est bien déroulée ce mardi 20 juillet. À la table, Laurent Wauquiez, le président (Les Républicains, LR) de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Valérie Pécresse (Libres !), à la tête de l’Ile-de-France, Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs LR, Philippe Juvin, le maire de La Garennes-Colombes (Hauts-de-Seine), ainsi que l’ex-commissaire européen Michel Barnier se sont retrouvés, mardi 20 juillet autour de Christian Jacob, le patron de LR, Gérard Larcher, le président du Sénat, et le maire d’Antibes (Alpes-Maritimes), Jean Leonetti. Le dernier nommé s'est félicité "d’une belle réunion qui a montré la responsabilité que nous avons tous. Personne autour de la table n’a envie de jouer une carte individuelle, une carte perdante." "Cette première réunion est une démonstration d’unité et de loyauté. Chacun de ses participants s’est engagé à respecter une règle commune dans une démarche collective qui permette le rassemblement autour d’un seul candidat" a expliqué le communiqué de LR.

Ce petit tacle étant adressé à Xavier Bertrand, grand absent de cette table ronde mais qui a rencontré les trois hommes ce mercredi au Sénat pour tenter d'expliquer pourquoi sa candidature est la meilleure. Laurent Wauquiez a, pour sa part, expliqué durant la réunion de mardi que l’idée n’était "pas de débattre sur l’organisation d’une primaire ou non", mais "de savoir si LR en organise une ou s’il y a une primaire sauvage".

Pas encore candidat, Gaël Giraud dresse 12 propositions


Chronique de campagne du 20 juillet
. L'économiste de gauche et prêtre jésuite, Gaël Giraud, ne s'est pas avancé comme potentiel candidat à la présidentielle 2022, mais le voilà propulsé en troisième position, sur le nombre de parrainages obtenus, de la Primaire populaire. L'initiative citoyenne est censée désigner un candidat unique pour la gauche. Il explique avoir appris après coup que son nom figurait parmi les propositions aux parrainages mais ne semble pas rebuter par l'idée de se présenter : "Le processus engagé par la Primaire populaire me semble extrêmement prometteur et intéressant pour notre démocratie." Le dispositif permet de se présenter soi-même comme candidat ou de le devenir si votre nom est plusieurs fois proposé et soutenu. Gaël Giraud soutenait jusqu'à présent la candidature, à venir, d'Arnaud Montebourg mais se place dans le trio de tête derrière Christiane Taubira et François Ruffin selon l'Obs.

Le nouveau potentiel candidat se prête au jeu et sans présenter un programme, il énonce 12 mesures sur son site Gaël-Giraud.fr. Parmi elles des propositions plutôt classiques, comme "la reconstruction écologique" ou "une plus grande progressivité fiscale," pour désigner une baisse des impôts et d'autres qui se distinguent par leur originalité : la création d'une "Banque publique de l’Eau pour investir dans les canalisations et autres infrastructures (20 % de l’eau est actuellement gâchée). L’eau serait gratuite jusqu’à un certain seuil de consommation, à un prix de plus en plus élevé au-delà" ; ou encore "le développement de logiciels libres, pour remplacer les outils bureautiques classiques (Office, Drive, etc.) et protéger les données".

Quels sont candidats potentiels pour la droite ?


Chronique de campagne du 20 juillet.
La candidature de Xavier Bertrand pour la présidentielle 2022, n'est plus un secret, mais qui sont les autres personnalités présidentiables pour la droite ? Cinq noms sont murmurés dans les couloirs et les ambitions présidentielles de certains ne font nul doute, il ne s'agit que d'une question de temps avant que les candidatures soient officialisées. Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez font partie de ceux dont la volonté de siéger à la présidence n'est pas cachée mais ils n'ont ni l'un ni l'autre levé le doute sur leur candidature. Entre les lignes Michel Barnier a annoncé sa candidature sans le dire clairement, il insiste surtout sur sa volonté d'être "utile" et son "envie" pour 2022. Enfin Bruno Retailleau et Philippe Juvin se sont qui se rapprochent le plus d'une candidature officielle, le premier s'est dit candidat dès 2020 et le second a dit se "préparer à l'élection présidentielle" en début d'année.

Seulement entre vouloir être le représentant de la droite et être désigné comme candidat, il y a une étape : les primaires. Le débat fait rage au sein de la grand famille politique qui s'est réunie aujourd'hui pour choisir un moyen de désignation du candidat pour les prochaines élections. Parmi les cinq politiques cités, seul Michel Barnier semble mitigé face à l'organisation d'une primaire, il dit vouloir éviter toutes les divisions qu'entrainement le mode de départage. Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau ont signé la tribune du Figaro pour la tenue de primaires de la droite et Philippe Juvin a lui aussi appelé à l'organisation de primaire précisant qu'il ne voulait pas d'un "concours de personnes mais d’idées (...) J’en défendrai un certain nombre à cette occasion. Si personne ne les reprend, il faudra voir quelle attitude avoir.".

Michel Barnier estime qu'à droite "nous avons ce devoir d'unité"


Chronique de campagne du 19 juillet.
A la veille de la réunion de la droite avec ses potentiels candidats à la présidentielle 2022, l'un d'entre eux, Michel Barnier, a assuré ce matin sur l'antenne de Europe 1 : "Nous avons ce devoir d'unité". L'enjeu de cette réunion de famille et d'arriver à trouver le moyen de départager les prétendants à l'élection et s'entendre sur un seul et même nom pour représenter la droite en avril prochain. Seul Xavier Bertrand devrait être absent, ayant déjà annoncé qu'il serait en lice quoi qu'il arrive. Pourtant, l'ex-négociateur du Brexit pour l'Union européenne a assuré que "personne ne nous pardonnerait la désunion et aucun d'entre nous ne sortirait indemne d'une désunion" avant d'ajouter, comme en message au président des Hauts-de-France : "Aucun de ceux qui veulent le soutien de cette famille politique ne se remettrait de ne pas participer, d'être en dehors de ce jeu collectif".

Toutefois, Michel Barnier ne semble pas emballé par l'idée d'organiser des primaires de la droite, moyen traditionnel de désigner le candidat qui portera la famille politique à la présidentielle. "Nous devons trouver une méthode. Les primaires ne sont pas la seule solution. J'espère qu'on pourra s'en passer grâce à un travail collectif entre nous. On peut bâtir une équipe de France (...), trouver un chef d'équipe, sans forcément aller vers une période de querelles, de divisions, de surenchère comme l'ont été les primaires dans le passé", expliquait-il. Une "équipe de France", c'est aussi l'expression utilisée par Valérie Pécresse et Xavier Bertrand au lendemain de leur victoire aux élections régionales, mais la dénomination sera-t-elle comprise de la même façon par tous les aspirants candidats ? 

Stéphane Le Foll annonce sa candidature à la présidentielle et demande une primaire au PS

Chronique de campagne du 19 juillet. La mue du Parti socialiste ne plaît pas au maire du Mans et ancien ministre de l'Agriculture. Stéphane Le Foll, dans un entretien au JDD publié ce dimanche 18 juillet, craint que l'organisation de la primaire socialiste disparaisse avec le congrès organisé cet été. Selon lui, le Premier secrétaire et la maire de Paris ont déjà planifié la feuille de route pour la présidentielle 2022. "Olivier a lancé un congrès en plein été pour sa reconduction, il a soutenu Anne Hidalgo, qui est donc un soutien mutuel qui fait qu'il n'y a pas de débat" Et d'ajouter : "Je ne pense pas qu'une présidentielle, dans le contexte dans lequel on est après la pandémie, puisse se faire sans que l'on clarifie un certain nombre de grands sujets". Stéphane Le Foll demande donc une primaire pour désigner le candidat du PS. "Il ne pourra pas y avoir de dynamique électorale si on en reste là où nous en sommes, c'est à dire dans une indéfinition politique qui fait que les gens se détournent de la gauche et du PS en particulier. [...] Sur le fond, cette primaire doit avoir lieu ; sur la forme, il doit y avoir un débat et un choix des militants. Au PS, le parti de la démocratie interne, on serait les seuls à ne pas avoir un processus de désignation démocratique? Soyons sérieux".

Le maire du Mans est d'ailleurs lui-même candidat à cette primaire du PS, pour l'heure totalement hypothétique. "Je suis candidat pour porter une ligne et un projet", dit-il, ciblant l'échappée politique d'Anne Hidalgo. "Sa candidature ne me dérange pas. J’ai toujours été partisan d’une affirmation socialiste et sociale-démocrate à toutes les élections. Ce qui me gêne, c’est effectivement la méthode. Préparer une présidentielle, ça ne se limite pas à appeler quelqu’un et à collecter des signatures !".

Le vote des jeunes joue un rôle clé pour la présidentielle


Chronique de campagne du 16 juillet.
Ce n'est pas un secret, la jeunesse semble se désintéresser de la politique, en témoigne le manque de mobilisation observé à chaque rendez-vous électoral. Parmi les abstentionnistes les jeunes sont les plus représentés, lors des derniers scrutins, ceux des élections régionales et départementales 2021, 84% des 18-24 ans et 81% des 25-34 ans n'ont pas pris la peine de se rendre aux urnes selon l'Ifop. Et c'est ce vivier d'électeurs potentiels que les candidats à la présidentielle doivent convaincre pour assoir leur place dans les suffrages. Comprendre les raisons qui poussent ces tranches d'âge à ne pas voter pourrait permettre d'inverser la tendance.

Anne Muxel, politologue donne plusieurs explications à cette absence de mobilisation. D'abord le "temps de latence avant le passage à l'exercice effectif du droit de vote" c'est-à-dire le décalage entre l'accès au droit de vote et les rendez-vous électoraux, et la "mal-inscription" des jeunes sur les listes électorales, nombreux sont ceux qui restent inscrits chez leurs parents malgré l'éloignement causé par les études ou le travail comme le rapporte Sud-Ouest. Aux yeux de Pierre Léfébure, de l'Université Sorbonne-Paris Nord “voter, c’est aussi une habitude qui se prend” et l'abstention serait de la même façon se serait transformée en habitude chez les jeunes pour qui le chemin vers les urnes serait devenu "plus délicat" après plusieurs élections sans voter. Anne Muxel indique toutefois dans les colonnes de Libération que la démobilisation des jeunes n'est pas systématiquement synonyme de désintérêt politique, "ils ont simplement d’autres façons d’être présents sur la scène politique que par le vote”. 

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Date de l'élection présidentielle 2022

Les dates officielles des premier et second tours de l'élection présidentielle ont été officiellement confirmées par le porte-parole du gouvernement le 13 juillet : les scrutins auront lieu les 10 et 24 avril 2022. Le mandat d'Emmanuel Macron en tant que président de la République s'achèvera officiellement le 13 mai 2022. Or le chef de l'Etat doit être élu 35 jours au plus avant l'expiration des pouvoirs de son prédécesseur. Une autre règle veut que le deuxième tour de la présidentielle soit organisé quatorze jours après le premier. Deux créneaux étaient donc possibles : les 10 et 24 avril ou les 17 avril et 1er mai. Mais la tenue d'un 2e tour le jour de la fête du Travail semblait improbable d'autant que les traditionnels défilés syndicaux mobilisent ce jour là un important dispositif policier qui sera déjà nécessaire dans le contexte de ce 2e tour.

Candidats à la présidentielle 2022

Il est encore trop pour établir une liste exhaustive des candidats à l'élection présidentielle 2022 : les partis politiques n'ont pas encore tous organisé leur mode de désignation pour investir leur prétendant à l'Elysée ; il est probable d'ailleurs que s'opèrent des rapprochements ou des alliances entre différentes formations ou qu'émergent des projets qui transcendent les appareils, en premier lieu à gauche. Cependant, plusieurs prétendants ont déjà ouvert la voie en annonçant officiellement leur candidature. Pour devenir officiellement candidats, il leur faudra obtenir les 500 parrainages de maires nécessaires.

Candidats déclarés :

  • Marine Le Pen (Rassemblement national) : la présidente du Rassemblement national a fait savoir dès le 16 janvier 2020 que sa "décision était prise" et qu'elle "préparait" l'élection comme future candidate, "sans pour autant préjuger d'une décision qui appartient au Congrès" du RN, qui aura lieu en juillet 2021. Il est peu probable qu'elle soit contrariée dans sa participation à sa troisième présidentielle et sa qualification au second tour est souvent présentée comme acquise. Le Rassemblement National s'est peu à peu imposé aux yeux des Français (selon de récentes enquêtes d'opinion) comme le principal parti d'opposition à Emmanuel Macron, malgré un nombre d'élus très faible dans l'Hexagone. En 2017, Marine Le Pen avait obtenu 21,3% des voix au premier tour, pour s'incliner finalement face à Emmanuel Macron au second (66,1% contre 33,9%) après un débat calamiteux.
  • Xavier Bertrand (Divers droite) : le président des Hauts-de-France a annoncé sa volonté de se porter candidat à la présidentielle 2022, sans passer par une primaire de la droite. "Oui je serai candidat", a-t-il annoncé le 24 mars 2021 au journal Le Point, s'estimant "totalement déterminé" à briguer le poste de président de la République. L'ancien ministre du Travail, mais aussi de la Santé, a évoqué le contexte actuel pour justifier sa prise de décision. "Dans la situation actuelle de la France, j'estime que c'est mon devoir", a-t-il estimé. Xavier Bertrand, plus de trois ans après avoir quitté officiellement Les Républicains, s'est une nouvelle fois affranchi de son ancienne famille politique, dont certains membres actuels sont encore proches de celui qui est également candidat à sa propre succession dans les Hauts-de-France aux régionales 2021. "J'ai une conception gaullienne de l'élection présidentielle : c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec les Français, autour d'une vision et d'un projet. C'est pourquoi je ne souhaite plus m'inscrire dans la logique d'un seul parti", a-t-il vanté, assurant vouloir "restaurer l'autorité".
  • Valérie Pécresse (Divers droite) : la présidente de la région Île-de-France veut passer par une primaire de la droite mais annonce clairement son intention d'être élue présidente de la République. "Je me présenterai en femme libre. Mais, nous avons un devoir d’unité et de jouer collectif, car il faut un seul candidat de l’alliance de la droite et du centre pour l’alternance", a-t-elle affirmé dans Le Figaro.
  • Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) : son souhait d'être candidat a été formulé dès la fin de l'année 2020 et a passé la barrière 150 000 signatures citoyennes qu'il s'était lui même fixée pour concourir. Il a réitéré ses velléités le 1er juillet, se disant "le rocher dans le paysage" politique, et lançant une campagne dite d'"union populaire". S'il obtient désormais les parrainages d'élus, il est très vraisemblable que le leader de LFI, qui incarne depuis l'affaissement du Parti socialiste une alternative à gauche, plus contestataire, soit à nouveau candidat à l'Elysée. Jean-Luc Mélenchon a participé par deux fois à l'élection présidentielle, obtenant 19,58% des voix au premier tour en 2017, arrivant juste derrière François Fillon.
  • Yannick Jadot (EELV) : l'éphémère candidat à la présidentielle de 2017, qui se rangea alors derrière Benoît Hamon, a annoncé le 30 juin qu'il se portait candidat à la présidentielle, via la primaire EELV de septembre. Yannick Jadot, dernière tête de liste des Verts aux européennes 2019, lors desquelles il aura obtenu une place surprise sur le podium, ne cache pas depuis lors l'ambition de son parti pour l'Elysée. Le député européen, qui assure que les écologistes ont vocation à gouverner le pays, est devenu ces dernières années la personnalité la plus médiatique du parti. Mais il doit encore convaincre en interne face à des personnalités comme le maire de Grenoble Eric Piolle notamment et sa volonté de rassembler la gauche semble pour l'instant se heurter aux ambitions de Jean-Luc Mélenchon et aux hésitations du Parti socialiste.
  • Eric Piolle (EELV) : le maire écologiste de Grenoble, encore peu connu du plus grand nombre, a fait savoir fin juin qu'il était candidat à la primaire EELV. L'édile a rédigé pour l'occasion un livre-programme, "De l’espoir ! Pour une République écologique".
  • Sandrine Rousseau (EELV) : la vice présidente de l'Université de Lille, figure du féminisme, s'est déclarée en début d'année 2021 pour être candidate à la présidentielle : elle participera à la primaire du parti.
  • Jean-Marc Governatori (Cap écologie) : le président de Cap Ecologie souhaite être la nouvelle voix de l'égologie. En début mai il a quitté EELV jugeant que le parti était devenu "de gauches avec quelques forces écologistes", depuis il veut "incarner l'écologie au centre" avec sa nouvelle formation politique. Il a annoncé sa candidature dans un communiqué publié le 3 juillet 2021.
  • Delphine Batho (Génération écologie) : la présidente de Génération écologie et ancienne ministre de l'écologie sous François Hollande a officialisé sa candidature le 5 juillet 2021 sur le plateau du BFMTV-RMC. "Le sens de ma candidature est de vouloir préparer les écologistes à l'exercice des responsabilités pour convaincre les Françaises et les Français d'essayer au bonheur de l'écologie" a-t-elle précisé.
  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) : Pour le président de Debout la France, l'élection présidentielle constitue un rendez-vous incontournable, puisque son parti, qui ne dispose de presque aucun élu dans l'Hexagone, est construit pour les élections nationales. Nicolas Dupont-Aignan a déjà annoncé sa candidature sur TF1 en septembre 2020. Après avoir obtenu 4,70% des suffrages en 2017, il s'était  allié à Marine Le Pen au second tour.
  • Michel Barnier (Les Républicains) : ancien ministre, ex-commissaire européen et négociateur en chef pour l'Union européenne chargé de mener à bien les accords liés au Brexit, le membre des LR se présente cette fois à la présidentielle. Il accompagne l'annonce de sa candidature, faite le 3 juillet, d'un message : "Je sais pouvoir rassembler les talents de la droite et du centre"
  • Philippe Juvin (Les Républicains) : l'ancien eurodéputé, actuel maire de La Garenne-Colombes est candidat à la primaire de la droite (qui n'est pas encore actée).
  • Fabien Roussel (Parti communiste) : secrétaire national du PCF depuis 2018,  il devrait vivre son baptême du feu au printemps 2022. Alors que le PCF n'avait pas présenté de candidat en 2017, se rangeant derrière Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel a déjà été investi en mai 2021 par son parti.
  • Jean Lassalle (Indépendant) : déjà candidat en solitaire en 2017 (1,21% au premier tour), l'ancien compagnon de route de François Bayrou, réputé pour ses sorties décalées à l'Assemblée et dans les médias s'est aussi prononcé pour 2022. Candidat affirmé de la ruralité, Jean Lassalle dit cette fois vouloir incarner la "joie", malgré la crise. Il lui faudra néanmoins obtenir les parrainages.
  • Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) : il avait fait forte impression durant la campagne en 2017, l'ancien candidat à la présidentielle a été désigné par le NPA pour porter les couleurs du mouvement en 2022.
  • François Asselineau (Union populaire républicaine) : souverainiste et partisan du "Frexit", François Asselineau a participé à la présidentielle de 2017 à l'issue de laquelle il a obtenu 0,92% des voix. Il est candidat à la présidentielle de 2022 de longue date puisqu'il a annoncé son intention d'être candidat dès le mois d'avril 2019, sur France 2.
  • Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) : candidate de Lutte ouvrière depuis le départ d'Arlette Laguiller (0,64% des voix en 2017), Nathalie Arthaud souhaite rempiler pour la présidentielle de 2022. La porte-parole du parti d'extrême gauche en sera à sa troisième course à l'Elysée pour incarner le "courant communiste révolutionnaire". Nathalie Arthaud a déjà obtenu l'aval de LO lors du 50e congrès du parti en décembre 2020. 
  • Jean-Frédéric Poisson (VIA, la voie du peuple) : ancien membre de l'UMP et proche de Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson a annoncé sa candidature à la présidentielle dans une interview à Valeurs actuelles à l'été 2020. Ancien député et maire de Rambouillet il avait échoué à être candidat après sa défaite à la primaire de la droite et du centre remportée alors par François Fillon (1,5% des voix).
  • Jacqueline Mouraud (indépendante) : l'ancienne figure médiatique du mouvement des Gilets jaunes, lorsque celui-ci était indissociable des manifestations de rond-point, a indiqué qu'elle comptait être dans la course à l'Elysée. Elle dit vouloir incarner une ligne de droite sociale.
  • Hélène Thouy (Parti animaliste) : le 1er juillet, la co-présidente du Parti animaliste a fait savoir qu'elle briguait le mandat de la présidence de la République.
  • Régis Ollivier (Indépendant) : inconnu du monde politique, Régis Ollivier entend être candidat pour la première fois à une élection en 2022. Dans un communiqué diffusé le 21 avril 2021 cet ancien militaire a affirmé disposer des signatures nécessaires pour concourir et a appelé à "un changement de matrice de notre pays, après les dérives des derniers quinquennats".
  • Florian Philippot (Les Patriotes) : il était le numéro 2 du Rassemblement national lors de la présidentielle de 2017. Désormais indépendant avec son propre parti "Les Patriotes", Florian Philippot a annoncé sa candidature pour la présidentielle de 2022. "Je pense que notre projet doit être présent à l’élection présidentielle. J’y serai donc candidat et proposerai quelque chose d’extrêmement clair : le rétablissement de toutes nos libertés" a-t-il expliqué.
  • Stéphane Le Foll (Parti socialiste) : l'ancien ministre de l'agriculture entre 2012 et 2017, intime de François Hollande, a annoncé qu'il se portait candidat à la présidentielle 2022, mais souhaite que soit organisée une primaire socialiste. Il n'est pas exclu qu'il retire sa candidature si la primaire n'est pas organisée.

Candidats pressentis :

  • Emmanuel Macron (La République en Marche) : le chef de l'Etat n'a jamais indiqué qu'il se contenterait d'un seul mandat, ses proches ont même été sensibilisés à la manière de préparer le terrain pour lancer une nouvelle campagne pour 2022. Depuis plusieurs mois les signaux se multiplient allant dans le sens d'une candidature qu'Emmanuel Macron aimerait sans doute voir aboutir comme un nouveau duel face à l'extrême droite. Au printemps 2021, un "concours d'anecdotes" avec deux Youtubeurs renommés depuis l'Elysée et une longue interview au magazine Zadig ont été interprétées comme une manière de lancer sa pré-campagne.
  • A droite, les candidatures de François Baroin (Les Républicains), Laurent Wauquiez (Les Républicains), Michel Barnier (Les Républicains), Bruno Retailleau (Les Républicains) ont plusieurs fois été évoquées, parfois avec insistance, mais sont pour l'instant de l'ordre de l'hypothèse.
  • A gauche, si Benoît Hamon et Manuel Valls, les deux frères ennemis de la primaire de la gauche en 2017 semblent hors course, François Hollande tente régulièrement un retour médiatique et ses anciens ministres Bernard Cazeneuve et Arnaud Montebourg semblent également avoir des velléités de concourir. Mais leurs participations sont encore plus qu'incertaines.

Sondages sur l'élection présidentielle

Plusieurs enquêtes sondagières ont déjà été faites sur l'élection présidentielle 2022. Il est bien entendu bien trop tôt pour en tirer des enseignements précis, puisqu'on ignore qui sera vraiment sur la ligne de départ, mais ces sondages donnent tout de même des indications sur les rapports de force politiques avant le lancement de la campagne. Voici une compilation réalisée à partir des principales enquêtes d'opinion menées depuis janvier 2021.

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Election présidentielle : fonctionnement

Depuis la réforme constitutionnelle de 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct. Pour se présenter, chaque candidat doit recueillir au moins cinq cents "parrainages" effectués par des élus de la République, répartis sur au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer. Ces parrainages doivent être adressées au Conseil constitutionnel qui les valident. L'élection du président de la République a lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus avant la fin du mandat du président en exercice.

L'élection présidentielle est l'élection majeure en France car c'est celle qui (re)structure le champ politique pour 5 ans. C'est à partir de la désignation du président de la République que l'ensemble de la vie publique s'organise : le chef de l'Etat, une fois élu, met en place son gouvernement ; les législatives qui suivent lui donnent une majorité - sauf cas extraordinaire, encore jamais vu sous la Ve République ; l'opposition se forme alors autour de l'élection des députés, qui donnent plus ou moins de poids aux différents partis politiques. C'est l'exécutif qui fixe alors l'agenda, le rythme des réformes pour mettre en oeuvre le programme du président. Le suffrage universel confère au chef de l'Etat une légitimité politique incontestable, et seul le gouvernement est responsable devant l'Assemblée nationale.

Résultats de la présidentielle

Lors de la précédente élection présidentielle, en 2017, Emmanuel Macron avait été élu président de la République au second tour avec une large avance sur Marine Le Pen, qui dépassait tout de même les 10 millions de voix et gagnait plus de 12 points par rapport au premier tour.

  • M. Emmanuel MACRON : 66,10%
  • Mme Marine LE PEN : 33,90%
  • Abstention : 25,44% des inscrits
  • Blancs : 8,49% des votants
  • Nuls : 2,98% des votants

Le résultat du premier tour, le dimanche 23 avril 2017, donnait Emmanuel Macron en tête devant Marine Le Pen, le candidat des Républicains François Fillon, dont la campagne avait été plombée par les affaires et Jean-Luc Mélenchon, un temps pressenti comme le troisième homme et proche des 20% :

  • M. Emmanuel MACRON : 24,01%
  • Mme Marine LE PEN : 21,30%
  • M. François FILLON : 20,01%
  • M. Jean-Luc MÉLENCHON : 19,58%
  • M. Benoît HAMON : 6,36%
  • M. Nicolas DUPONT-AIGNAN : 4,70%
  • M. Jean LASSALLE : 1,21%
  • M. Philippe POUTOU : 1,09%
  • M. François ASSELINEAU : 0,92%
  • Mme Nathalie ARTHAUD : 0,64%
  • M. Jacques CHEMINADE : 0,18%
  • Participation : 77,77% des inscrits
  • Blancs : 1,78% des votants
  • Nuls : 0,78% des votants

Pour rappel, le scrutin présidentiel est uninominal à deux tours et le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. La loi qui organise le scrutin est très précise : si aucun candidat n'obtient de majorité au premier tour du scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour, entre les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix au premier tour.