Élection présidentielle 2022 : dates, sondages, actus... La campagne est lancée

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Élection présidentielle 2022 : dates, sondages, actus... La campagne est lancée PRESIDENTIELLE. A quelques mois de l'élection présidentielle, c'est bien le scénario d'un second tour entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen qui apparaît le plus probable. Mais la campagne peut encore être marquée par plusieurs rebondissements. Candidats, sondages, actus de campagne... Voici les informations incontournables de la présidentielle 2022.

L'essentiel
  • Les dates de l'élection présidentielle ont été fixées : le premier tour se tiendra le 10 avril, le deuxième le 24 avril 2022.
  • Pour l'heure, selon les résultats des sondages, il est très vraisemblable que se dessine un nouveau duel Emmanuel Macron - Marine Le Pen au second tour. Reste qu'un scrutin présidentiel réserve bien souvent d'importantes surprises et plusieurs revirements majeurs.
  • Plus de 20 candidatures à la présidentielle 2022 ont déjà été rendues publiques.
  • Découvrez les informations clés sur la prochaine présidentielle 2022 grâce au menu ci-contre et suivez au jour le jour l'actualité de l'élection grâce à nos chroniques de campagne ci-dessous.

Dernier sondage

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Dernières actus

Yannick Jadot remporte la primaire EELV

Yannick Jadot sera le candidat écologiste pour l'élection présidentielle de 2022. Le député européen a remporté la primaire EELV a annoncé Julien Bayou, secrétaire général du parti, mardi 28 septembre 2021. L'élu de 53 ans a récolté 51,03% des voix, battant de justesse Sandrine Rousseau. Il se lance donc pour la deuxième fois de sa carrière politique dans la course à l'Elysée, lui qui s'était retiré au profit de Benoit Hamon en 2017. "J’ai gagné, l’écologie a gagné dans cette primaire, s’est-il félicité. Nous sommes une grande famille rassemblée et unie pour gagner cette campagne. Dès ce soir, on fait place au rassemblement de l’écologie. On construira un rassemblement beaucoup plus large pour gagner 2022" a-t-il lancé en célébrant sa victoire. Son portrait est à retrouver dans notre article.

Nouveau sondage : Macron largement en tête, Le Pen en chute libre, LR et Zemmour au coude-à-coude

Eric Zemmour est-il en passe de chambouler l’élection présidentielle de 2022 ? Le vrai-faux candidat à l’Elysée bouscule encore les lignes selon un nouveau sondage paru mardi 28 septembre 2021, réalisé par Harris Interactive pour Challenges. Le polémiste recueillerait entre 13 et 14% des voix, selon le candidat de la droite. Il serait au coude-à-coude pour la troisième place avec Xavier Bertrand. Ce dernier est crédité de 14% des votes, devant l’ancien journaliste (13%). Mais Eric Zemmour passerait devant Valérie Pécresse (13% contre 12%) et devancerait largement Michel Barnier (14% contre 8%).

La hausse dans les sondages de l’ex-chroniqueur de CNews corrobore avec une chute de Marine Le Pen. La candidate du Rassemblement national n’obtiendrait plus que de 16% des voix, contre 20,5% la semaine dernière. Une forte baisse d’un côté et une hausse non négligeable de l’autre, à l’extrême-gauche, où Jean-Luc Mélenchon est affiché avec 13% d’intentions de vote (contre 10% la semaine dernière). De leur côté, Anne Hidalgo remonte dans ce dernier sondage (7%) et Yannick Jadot est toujours stable (6%).

Toutefois, aucun de ces candidats n’arrive à dépasser, ni même rattraper Emmanuel Macron, toujours auréolé de 23 à 26% des voix. Au second tour, le président de la République serait réélu face à Marine Le Pen avec 54% des suffrages.

Ségolène Royal n'exclut pas d'être candidate à l'élection présidentielle

Chronique de campagne du 28 septembre, 9h46. Elle avait assuré qu'elle ne serait pas dans la course à l'Elysée, Ségolène Royal a infléchi sa position. L'ancienne candidate à la magistrature suprême et ancienne ministre a indiqué ce mardi sur France 2, sur le plateau des 4 Vérités, qu'elle "n'excluait rien" sur une potentielle nouvelle candidature pour 2022. Elle ne s'en cache pas, son changement de position est directement à sa défaite aux sénatoriales des Français de l'étranger, qu'elle impute à la direction du PS, qui a refusé de la soutenir. "Le PS m'a fait battre. Puisque le PS me rend ma liberté, si je considère que dans le débat politique il faut représenter différemment les choses et rassembler différemment, je n'exclus rien", a-t-elle déclaré. Et d'ajouter, manifestement convaincue que son conflit avec l'appareil du parti a une résonnance dans l'opinion : "La même semaine où le Parti socialiste a refusé mon investiture aux sénatoriales, Anne Hidalgo s'est effondrée dans les sondages à 4%, parce que les gens n'aiment pas le sectarisme".

Ségolène Royal peut-elle vraiment se porter candidate ou s'agit-il d'une manière pour elle de faire pression sur Olivier Faure et Anne Hidalgo ? Hier, l'ancienne ministre de l'Environnement a fait savoir qu'elle comptait peser en 2022 sous une forme nouvelle. "Je veux qu'une nouvelle génération politique se lève, et moi je vais aider à ce qu'elle se lève, a-t-elle déclaré, ajoutant qu'elle allait transformer sn groupe de réflexion Désir d'avenir en parti politique. "Nous allons le faire et ce seront des gens qui en prendront la responsabilité et j'espère qu'ils seront aussi candidats aux législatives", avait-elle lancé.

Salaires revalorisés, bac, imams traduits en justice.. Arnaud Montebourg exhorte la gauche à le rejoindre

Chronique de campagne du 27 septembre. 19h04. Après Clamecy, Frangy-en-Bresse. Exit la Nièvre, direction la Saône-et-Loire. En TER ? Peu probable. Alors qu’il se targue d’arpenter les trains régionaux depuis l’officialisation de sa candidature à la présidentielle début septembre, Arnaud Montebourg est monté sur scène, samedi 25 septembre, devant 2000 personnes. De quoi créer de l’agitation dans une commune de 600 âmes, habituée à l’effervescence lors de la fête de la Rose. Le Parti socialiste, il n’y est plus, mais c’est bien à l’occasion de ce traditionnel rendez-vous que l’ancien ministre du Redressement productif a voulu donner de l’élan à sa candidature.

Fin du bac version Blanquer, hausse des salaires des enseignants, augmentation du Smic de 10%, diminution progressive de la consommation de pétrole pour aboutir à son éradication en 2040 ou encore traduire en correctionnelle les imams "qui appellent à désobéir la loi" tout comme "les prédicateurs qui intimident les femmes qui ne portent pas le voile"… voilà pour les grandes lignes, les détails de son programme élyséen seront pour plus tard. En attendant, il a préféré s’adresser au "peuple de gauche" qu’il juge "orphelin" : "Rejoins-moi, unissons-nous aux Français. Retrouvons le chemin du pays. Nous pouvons l’emporter ensemble. Avançons pour faire chuter les fatalités." Pour l’heure, Arnaud Montebourg semble, lui, orphelin de voix. Le candidat n’est crédité que de 4% des intentions de vote.

LR va choisir son candidat en congrès, Bertrand veut être intronisé "sans match"

LR avait demandé à ses militants de trancher sur le mode de désignation du candidat de la droite de gouvernement à la présidentielle 2022. C'est chose faite et on sait donc désormais que ce sont les adhérents à jour de cotisation qui vont se prononcer, en congrès interne dans 2 mois, sur la personnalité qui portera leur famille politique dans cette campagne. Valérie Pécresse, Michel Barnier, Éric Ciotti et Philippe Juvin ont fait savoir qu'ils étaient tous candidats à cette forme de désignation, pas Xavier Bertrand. Le président des Hauts-de-France voudrait éviter une confrontation avec ses concurrents, comme le rapporte RTL. Selon ce média, Xavier Bertrand ne veut pas d'un vote, même interne, pour départager les candidatures ; il souhaite que ce congrès permette aux militants de l'introniser directement. Il devrait adresser un courrier à Christian Jacob, le président de LR, pour expliciter sa position. "Bertrand ne voulait pas de primaire, c'est pas pour rentrer dans un match avec Pécresse et Barnier devant les militants", confie l'entourage de Xavier Bertrand à RTL.

Les autres prétendants n'entendent pas se plier à cette requête, d'autant que Xavier Bertrand a quitté LR pour exprimer sa différence. Christian Jacob reste prudent pour ne pas insulter l'avenir. Hier, sur BFMTV, le patron de la droite a estimé que le président des Hauts-de-France devra se conformer à la décision des militants en participant au congrès. "Non seulement il ne l'exclut plus, mais je pense qu'il est plutôt dans cette logique", a-t-il dit, sans formaliser la manière dont se fera la confrontation finale. Mais en choisissant la date du 4 décembre pour ce congrès, Christian Jacob entend laisser les impétrants s'exprimer : "C'est un calendrier qui permet à nos candidats de faire une campagne interne mais en même temps d'occuper aussi l'espace public sur leurs propositions et puis de recueillir les parrainages", a-t-il dit.

Et si Emmanuel Macron se déclarait candidat à Noël ?

Chronique de campagne du 24 septembre. 18h39. Il est en tête des sondages et est même promis à sa réélection depuis le début dans un scénario similaire à son sacre de 2017, sans qu’il n’ait rien dévoilé sur ses ambitions de poursuivre sa mission à l’Elysée. Emmanuel Macron candidat à l’élection présidentielle de 2022 ? Le sujet est mis de côté par son entourage mais pour ses opposants, la campagne a bel et bien débuté. Depuis début septembre, le chef de l’Etat n’hésite pas à sortir le carnet de chèque au fil de ses visites. 1,5 milliard pour Marseille, 2 milliards pour l’aide à la rénovation énergétique, 300 millions pour les travailleurs indépendants… autant d’annonces qui poussent les candidats déclarés au scrutin national et leurs proches à fustiger les mesures. Alexis Corbière (LFI) parle d’un "président en campagne avec des moyens publics" quand Xavier Bertrand (LR) l’accuse de "faire campagne avec le chéquier de la France".

Mais alors, quel est le calendrier d’Emmanuel Macron ? Historiquement, les présidents sortants se sont toujours lancés officiellement dans la course tout juste quelques semaines avant l’ouverture des bureaux de vote, entre mi-février et fin mars (excepté pour De Gaulle en 1965). Selon Le Point, le président de la République pourrait bousculer les codes. Un travail serait lancé pour former une équipe de campagne et tenter d’établir un calendrier d’annonce "entre la mi et la fin décembre", lorsque la droite et la gauche auront définitivement désigné leurs chefs de file. En 2016, François Hollande avait clarifié sa position le 1er décembre. L'actuel président de la République envisage de son côté deux périodes de cent jours pour faire campagne : "Cent jours d’action résolue et de valorisation du bilan, cent jours de campagne". De quoi mathématiquement resserrer le calendrier. Or, le premier tour aura lieu dans 198 jours. Alors, déjà en campagne ?

Arnaud Montebourg va dévoiler ses propositions pour la "remontada" de la France

Chronique de campagne du 24 septembre. 17h34. A gauche, c’est l’électron libre de cette présidentielle. Arnaud Montebourg, déclaré candidat depuis le 4 septembre 2021, veut engager la « remontada » de la France. Alors, depuis quelques jours, l’ancien ministre de l’Economie et du Redressement productif s’est lancé dans une "campagne TER". Après s’être arrêté dans plusieurs sous-préfectures, il doit officialiser sa feuille de route pour l’Elysée samedi 25 septembre. Il est attendu à Frangy-en-Bresse, bourgade de 600 habitants en Saône-et-Loire, territoire où il fut président du conseil général.

Samedi, la commune sera particulièrement animée. A l’occasion de la Fête de la rose, plus de 1200 personnes devraient être présentes et écouter le discours d’Arnaud Montebourg sur le terrain de foot du village. Un engouement que n’avait plus connu Frangy depuis la venue de Ségolène Royal en 2006. A 15 heures, l’ancien député montera sur l’estrade pour dévoiler une première salve de mesures qu’il entend mettre en place s’il devient locataire de l’Elysée. Une cinquantaine de médias est attendue.

Si un dernier sondage Odoxa pour L’Obs dévoilé jeudi 23 septembre le crédite de 4% d’intentions de vote au premier tour, les soutiens d’Arnaud Montebourg s’activent en coulisses pour rassembler autour de sa candidature. Tant du côté des Insoumis que chez les socialistes, l’entourage ratisse large alors qu’un comité de soutien de jeunes a été lancé et que des levées de fonds ont déjà été réalisées selon ses proches. Reste désormais à savoir qui montera dans le wagon derrière le conducteur Montebourg.

Macron, Le Pen, Bertrand et Zemmour confortés, Hidalgo s'effondre selon un dernier sondage

Chronique de campagne du 23 septembre. 18h13. Des positions figées, mais une candidate en nette perte de vitesse. Ce sont les enseignements à tirer du dernier sondage sur l'élection présidentielle 2022 réalisé par Odoxa pour L'Obs auprès de 1005 personnes. Il en ressort qu'Emmanuel Macron recueille 26% des intentions de vote, se plaçant en tête du premier tour devant Marine Le Pen (20,5%). Derrière, Xavier Bertrand stagne toujours à 14% et Eric Zemmour est à nouveau crédité de 10% des suffrages. Si Jean-Luc Mélenchon obtient 8% des voix, Anne Hidalgo s'effondre et chute à 4%, au même niveau qu'Arnaud Montebourg. Par ailleurs, 23% des sondés n'ont indiqué aucune intention de vote. Au second tour, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen (58% contre 42%) et même Xavier Bertrand (53% contre 47%).

L'enquête d'Odoxa porte également sur l'image qu'ont les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour, qui débattent jeudi soir sur BFM TV. Or, aucun des deux ne trouve grâce aux yeux des personnes interrogées pour gouverner la France (15% les croient capables de diriger le pays). Elles ne les estiment pas non plus compétents (17 et 18% le pensent), ni même sympathique (18% et 16%)... tout juste proches des gens (22% et 15%).

Un débat Zemmour-Mélenchon face à une émission consacrée à Valérie Pécresse ce jeudi

Chronique de campagne du 23 septembre. 17h50. La campagne de l'élection présidentielle 2022 s'accélère : ce soir, BFMTV organise un grand débat entre le candidat Jean-Luc Mélenchon et le (très vraisemblable) futur candidat Eric Zemmour. Les deux hommes se font face durant plus d'une heure et demie sur les sujets de la sécurité, de l'immigration, des relations internationales, mais aussi du pouvoir d'achat, de l'économie et de l'environnement. La chaîne d'informations en continu en a fait l'événement du jour à l'antenne, et attend beaucoup de ce débat qui s'annonce, aussi, comme un grand spectacle.

Mauvaise nouvelle pour France 2, c'est donc ce soir que le polémiste et le candidat de la France Insoumise échangent en direct, alors que le service public lance sa nouvelle émission, "Elysée 2022". La première invitée, Valérie Pécresse, pourrait regretter d'avoir accepté l'invitation de France 2, compte tenu de la concurrence du débat Zemmour-Mélenchon. Il est très probable que de nombreux amateurs de politiques préfèrent entendre les deux tribuns sur BFMTV. La candidate de la droite compte pourtant sur l'interview politique sur la deuxième chaîne pour donner un coup de fouet à sa candidature, à quelques semaines de la désignation officielle du candidat LR.

En tête pour représenter Les Républicains, Xavier Bertrand "prêt" à participer au congrès

Chronique de campagne du 23 septembre 2021. 14h50. Ce sont des résultats qui confortent Xavier Bertrand et ses soutiens dans leur idée de représenter la droite à la présidentielle de 2022. Mercredi 22 septembre 2021, Les Républicains ont dévoilé les conclusions d’une étude menée depuis fin août par l’Ifop pour évaluer lequel des cinq candidats déclarés pour porter l’étendard du parti en avril prochain serait le mieux placé le jour du scrutin. Après avoir interrogé 15 000 Français, l’institut de sondage révèle que Xavier Bertrand est le plus à même d’accéder au second tour (71%), devant Valérie Pécresse (58%) et Michel Barnier (37%). Si la question du candidat est centrale, celle du mode de de désignation de ce dernier en l’est pas moins. En ce sens, les sondés se sont prononcés pour 60% en faveur d’un congrès "en concertation avec les autres formations politiques de la droite et du centre", à savoir que le vote ne serait ouvert qu’aux adhérents des partis à jour de cotisation.
Une option qui laisserait entrevoir un retour dans le rang de Xavier Bertrand, alors que le président des Hauts-de-France a toujours refusé de participer à une primaire. Selon le JDD, l’ancien ministre de la Santé serait d’ores et déjà "prêt" à participer au scrutin interne. "Xavier Bertrand sollicitera le soutien de sa famille politique et sera prêt, le cas échéant, à se soumettre à un congrès", a indiqué l’entourage du candidat à l’hebdomadaire. Les militants voteront en ligne samedi 25 septembre pour entériner le mode de désignation du candidat, alors que l’élection de celui qui représentera Les Républicains au printemps prochain devrait se dérouler début décembre.

Anne Hidalgo "favorable" à la baisse de la vitesse sur l'autoroute

Chronique de campagne du 22 septembre 2021. 17h27. "130km/h, c'est beaucoup." C'est un sujet sensible sur lequel Emmanuel Macron et son gouvernement s'est cassé les dents : la vitesse sur la route. Alors que la quasi-totalité de Paris est passée à 30km/h, Anne Hidalgo a été invitée sur RMC, mardi 21 septembre 2021, à se positionner sur le sujet de la vitesse sur les autoroutes. La maire de la capitale, candidate déclarée à l'élection présidentielle via la primaire du Parti socialiste, s'est dit "personnellement favorable pour la baisse de la vitesse." 120km/h ? 110km/h ? Elle n'a pas précisé sa pensée, répétant qu'elle ne trancherait pas seule la question si elle parvenait à s'installer à l'Elysée : "Je pense que ce sont des décisions qui doivent se prendre en concertation et en discussions avec le gouvernement, les autorités nationales, mais que ce sont aussi des discussions qui doivent se faire localement." L'argument de celle qui, pour l'heure, arriverait en sixième position au premier tour ? "Je suis favorable à ce qu'il y ait moins d'accidents." En France, plus de 18 millions de personnes utilisent chaque jour un véhicule pour se rendre au travail. 

Nouveau sondage : Zemmour à 11%, Bertrand à 14%, Le Pen à 18%

Chronique de campagne du 21 septembre 2021. Eric Zemmour n'est pas encore candidat à l'élection présidentielle, mais indubitablement, il bénéficie d'une dynamique dans les sondages. Le dernier en date, celui publié ce mardi 21 septembre par Harris Interactive pour Challenges le crédite de 11% des intentions de vote. Jamais le chroniqueur n'a été donné aussi haut dans les sondages. Emmanuel Macron est donné nettement devant ses rivaux, à 23% ; Marine Le Pen à 18%, quant Xavier Bertrand est crédité de 14% des voix. Jean-Luc Mélenchon est donné à 11%, au même niveau qu'Eric Zemmour donc.

A noter que Yannick Jadot est donné à 6% des intentions de vote, derrière Anne Hidalgo (7%). Sandrine Rousseau, candidate finaliste de la primaire EELV, est créditée de 2% d’intentions de vote. Un score très faible, qui pourrait influer le vote de 2e tour de la primaire des écologistes, qui s'ouvre ce week-end. Les partisans de Yannick Jadot mettent régulièrement en avant le fait que si EELV investit Sandrine Rousseau, les chances de qualification pour le second tour des écologistes seraient très réduites.

LR et la droite suspendus au choix des militants sur l'organisation d'une primaire

Chronique de campagne du 21 septembre. Les Républicains sont désormais engagés : les militants vont décidés eux-mêmes de la pertinence d'organiser une primaire ouverte ou semi-ouverte, lors d'une consultation qui se tiendra le 25 septembre. Ce mardi, invité de France Info, le patron des députés LR, Damien Abad, a bien insisté sur le fait que "s'ils font le choix d'une primaire, il faudra le respecter". Mais le député de l'Ain craint qu'une primaire ne crée des dissensions profondes au sein de son camp. "La radicalité est toujours gagnante", a-t-il estimé, en commentant la primaire organisée par les écologistes. "Le score de Sandrine Rousseau, qui est respectable, c'est celui de la radicalité", a-t-il estimé.

Selon les informations de France Info, les cadres de LR s'attendent dans leur grande majorité à ce que les militants rejettent l'organisation d'une primaire, pour conserver la main sur le choix du meilleur candidat. Il n'est pas impossible que d'ici le 25 septembre, des voix fortes s'expriment sur le sujet : certains anciens ministres pourraient prendre la parole, certains ténors espèrent encore que Nicolas Sarkozy sorte de sa réserve sur le sujet.

Hélène Thouy candidate à la présidentielle 2022

Chronique de campagne du 20 septembre. 17h55. Une candidate de plus à l'élection présidentielle 2022 avec Hélène Thouy, candidate du Parti animaliste. Interrogée par 20 minutes, elle livre ses ambitions. "Notre objectif est que la question animale devienne un enjeu majeur dans notre société. Pas le plus important, mais un des plus importants. Nous voulons démontrer que la question animale a des impacts sur la plupart des problématiques de notre société, en matière sanitaire – nous venons de le vivre avec le Covid-19, en matière de santé publique avec les risques de maladie cardiovasculaire, en matière de gaspillage et de sécurité alimentaire… Il y a aussi l’aspect environnemental, agricole."

Même si l'avocate souhaite se présenter, il reste la question épineuse des 500 parrainages. "C’est toujours une difficulté d’obtenir les parrainages pour une petite formation politique. Mais cela avance et je suis optimiste car nous avons beaucoup de personnes qui sont mobilisées pour la collecte, et aussi parce que les maires sont conscients que la question animale préoccupe les citoyens" explique-t-elle.

Rousseau face à Jadot au 2e tour de la primaire écologiste

Chronique de campagne du 20 septembre. Les résultats du premier tour de la primaire EELV ont été rendus publics hier soir : Yannick Jadot termine premier, avec un peu plus de 27% des voix, avec seulement 3000 votes de plus en sa faveur que Sandrine Rousseau, qui se qualifie aussi pour le second tour, qui commence ce week-end et s'achève mardi. La qualification de Sandrine Rousseau, économiste, féministe et écologiste défendant une ligne radicale, est une surprise. Le grand déçu de cette élection est Eric Piolle, qui se présentait comme le grand rival de Yannick Jadot et s'imaginait être le meilleur candidat pour représenter son camp. Avec 22,29% des voix, il termine derrière Delphine Batho (22,38%). Jean-Marc Governatori a recueilli 2,35% des suffrages. 

Le report des voix au second tour sera décisif dans cette primaire très incertaine. L'ancienne candidate à la présidentielle Eva Joly a déjà fait savoir qu'elle soutiendrait Yannick Jadot, "le candidat le mieux placé" selon elle pour cette élection présidentielle 2022. Sandrine Rousseau, quant à elle, croit en ses chances. "Je suis la candidate d'un mouvement de fond qui veut une transformation radicale, qui veut que les questions sociales et sociétales soient à l'agenda. [...] J'irai jusqu'au bout et vous serez surpris du résultat", a-t-elle déclaré ce lundi 20 septembre sur BFMTV, ajoutant qu'elle ne se désisterait pas en faveur d'un autre candidat de gauche si elle est le porte-drapeau d'EELV. "Je ne le ferai pas, a-t-elle martelé. L'écologie est la forme transformatrice et émancipatrice de la gauche et j'irai jusqu'au bout avec cette volonté de modernisation. Je pose ce pari, je serai la surprise de cette présidentielle".

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Date de l'élection présidentielle 2022

Les dates officielles des premier et second tours de l'élection présidentielle ont été officiellement confirmées par le porte-parole du gouvernement le 13 juillet : les scrutins auront lieu les 10 et 24 avril 2022. Le mandat d'Emmanuel Macron en tant que président de la République s'achèvera officiellement le 13 mai 2022. Or le chef de l'Etat doit être élu 35 jours au plus avant l'expiration des pouvoirs de son prédécesseur. Une autre règle veut que le deuxième tour de la présidentielle soit organisé quatorze jours après le premier. Deux créneaux étaient donc possibles : les 10 et 24 avril ou les 17 avril et 1er mai. Mais la tenue d'un 2e tour le jour de la fête du Travail semblait improbable d'autant que les traditionnels défilés syndicaux mobilisent ce jour là un important dispositif policier qui sera déjà nécessaire dans le contexte de ce 2e tour.

Candidats à la présidentielle 2022

Il est encore trop pour établir une liste exhaustive des candidats à l'élection présidentielle 2022 : les partis politiques n'ont pas encore tous organisé leur mode de désignation pour investir leur prétendant à l'Elysée ; il est probable d'ailleurs que s'opèrent des rapprochements ou des alliances entre différentes formations ou qu'émergent des projets qui transcendent les appareils, en premier lieu à gauche. Cependant, plusieurs prétendants ont déjà ouvert la voie en annonçant officiellement leur candidature. Pour devenir officiellement candidats, il leur faudra obtenir les 500 parrainages de maires nécessaires.

Candidats déclarés :

Candidats de gauche à la présidentielle

  • Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise) : son souhait d'être candidat a été formulé dès la fin de l'année 2020 et a passé la barrière 150 000 signatures citoyennes qu'il s'était lui même fixée pour concourir. Il a réitéré ses velléités le 1er juillet, se disant "le rocher dans le paysage" politique, et lançant une campagne dite d'"union populaire". S'il obtient désormais les parrainages d'élus, il est très vraisemblable que le leader de LFI, qui incarne depuis l'affaissement du Parti socialiste une alternative à gauche, plus contestataire, soit à nouveau candidat à l'Elysée. Jean-Luc Mélenchon a participé par deux fois à l'élection présidentielle, obtenant 19,58% des voix au premier tour en 2017, arrivant juste derrière François Fillon.
  • Yannick Jadot (EELV) candidat à la primaire EELV : l'éphémère candidat à la présidentielle de 2017, qui se rangea alors derrière Benoît Hamon, a annoncé le 30 juin qu'il se portait candidat à la présidentielle, via la primaire EELV de septembre. Yannick Jadot, dernière tête de liste des Verts aux européennes 2019, lors desquelles il aura obtenu une place surprise sur le podium, ne cache pas depuis lors l'ambition de son parti pour l'Elysée. Le député européen, qui assure que les écologistes ont vocation à gouverner le pays, est devenu ces dernières années la personnalité la plus médiatique du parti. Mais il doit encore convaincre en interne face à des personnalités comme le maire de Grenoble Eric Piolle notamment et sa volonté de rassembler la gauche semble pour l'instant se heurter aux ambitions de Jean-Luc Mélenchon et aux hésitations du Parti socialiste.
  • Sandrine Rousseau (EELV) candidate à la primaire EELV : la vice présidente de l'Université de Lille, figure du féminisme, s'est déclarée en début d'année 2021 pour être candidate à la présidentielle : elle participera à la primaire du parti.
  • Fabien Roussel (Parti communiste) : secrétaire national du PCF depuis 2018,  il devrait vivre son baptême du feu au printemps 2022. Alors que le PCF n'avait pas présenté de candidat en 2017, se rangeant derrière Jean-Luc Mélenchon, Fabien Roussel a déjà été investi en mai 2021 par son parti.
  • Pierre Larrouturou (Nouvelle Donne) : L'économiste, devenu député européen, se présente à l'élection présidentielle dans le cadre de la "primaire populaire", portée par plusieurs associations citoyennes.
  • Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) : il avait fait forte impression durant la campagne en 2017, l'ancien candidat à la présidentielle a été désigné par le NPA pour porter les couleurs du mouvement en 2022.
  • Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) : candidate de Lutte ouvrière depuis le départ d'Arlette Laguiller (0,64% des voix en 2017), Nathalie Arthaud souhaite rempiler pour la présidentielle de 2022. La porte-parole du parti d'extrême gauche en sera à sa troisième course à l'Elysée pour incarner le "courant communiste révolutionnaire". Nathalie Arthaud a déjà obtenu l'aval de LO lors du 50e congrès du parti en décembre 2020.
  • Arnaud Montebourg (Divers gauche). L'ancien ministre de l'Economie et du "redressement productif" est candidat à l'élection présidentielle, hors de tout parti politique. Il entend incarner une candidature "de gauche", mais considère que ses positions, notamment sur la nécessité de réindustrialiser le pays et de consacrer un quinquennat à la France rurale et des périphéries, sont transpartisanes.
  • Stéphane Le Foll (Parti socialiste) : l'ancien ministre de l'agriculture entre 2012 et 2017, intime de François Hollande, a annoncé qu'il se portait candidat à la présidentielle 2022, mais souhaite que soit organisée une primaire socialiste. Il n'est pas exclu qu'il retire sa candidature si la primaire n'est pas organisée.

Candidats de droite à la présidentielle

  • Xavier Bertrand (Divers droite) : le président des Hauts-de-France a annoncé sa volonté de se porter candidat à la présidentielle 2022, sans passer par une primaire de la droite. "Oui je serai candidat", a-t-il annoncé le 24 mars 2021 au journal Le Point, s'estimant "totalement déterminé" à briguer le poste de président de la République. L'ancien ministre du Travail, mais aussi de la Santé, a évoqué le contexte actuel pour justifier sa prise de décision. "J'ai une conception gaullienne de l'élection présidentielle : c'est la rencontre d'un homme ou d'une femme avec les Français, autour d'une vision et d'un projet. C'est pourquoi je ne souhaite plus m'inscrire dans la logique d'un seul parti", a-t-il vanté, assurant vouloir "restaurer l'autorité".
  • Valérie Pécresse (Divers droite) : la présidente de la région Île-de-France veut passer par une primaire de la droite mais annonce clairement son intention d'être élue présidente de la République. "Je me présenterai en femme libre. Mais, nous avons un devoir d’unité et de jouer collectif, car il faut un seul candidat de l’alliance de la droite et du centre pour l’alternance", a-t-elle affirmé dans Le Figaro.
  • Michel Barnier (Les Républicains) : ancien ministre, ex-commissaire européen et négociateur en chef pour l'Union européenne chargé de mener à bien les accords liés au Brexit, le membre des LR se présente cette fois à la présidentielle. Il accompagne l'annonce de sa candidature, faite le 3 juillet, d'un message : "Je sais pouvoir rassembler les talents de la droite et du centre"
  • Philippe Juvin (Les Républicains) : l'ancien eurodéputé, actuel maire de La Garenne-Colombes est candidat à la primaire de la droite qui n'est pas encore actée.
  • Eric Ciotti (Les Républicains) : le député des Alpes-Maritimes a annoncé sa volonté de participer à une primaire de la droite le 26 août. L'élu incarne la ligne la plus droitière de LR.

Candidats de la droite souverainiste à la présidentielle

  • Marine Le Pen (Rassemblement national) : la présidente du Rassemblement national avait fait savoir dès le 16 janvier 2020 que sa "décision était prise" : le Congrès" du RN, qui s'est tenu en juillet 2021, lui a permis de confirmer ses ambitions. Marine Le Pen est donc officiellement candidate à sa troisième présidentielle et sa qualification au second tour est souvent présentée comme très probable par les enquêtes sondagières. Le Rassemblement National s'est peu à peu imposé aux yeux des Français (selon de récentes enquêtes d'opinion) comme le principal parti d'opposition à Emmanuel Macron, malgré un nombre d'élus très faible dans l'Hexagone. En 2017, Marine Le Pen avait obtenu 21,3% des voix au premier tour, pour s'incliner finalement face à Emmanuel Macron au second (66,1% contre 33,9%) après un débat calamiteux.
  • Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) : Pour le président de Debout la France, l'élection présidentielle constitue un rendez-vous incontournable, puisque son parti, qui ne dispose de presque aucun élu dans l'Hexagone, est construit pour les élections nationales. Nicolas Dupont-Aignan a déjà annoncé sa candidature sur TF1 en septembre 2020. Après avoir obtenu 4,70% des suffrages en 2017, il s'était  allié à Marine Le Pen au second tour.
  • François Asselineau (Union populaire républicaine) : souverainiste et partisan du "Frexit", François Asselineau a participé à la présidentielle de 2017 à l'issue de laquelle il a obtenu 0,92% des voix. Il est candidat à la présidentielle de 2022 de longue date puisqu'il a annoncé son intention d'être candidat dès le mois d'avril 2019, sur France 2.
  • Jean-Frédéric Poisson (VIA, la voie du peuple) : ancien membre de l'UMP et proche de Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson a annoncé sa candidature à la présidentielle dans une interview à Valeurs actuelles à l'été 2020. Ancien député et maire de Rambouillet il avait échoué à être candidat après sa défaite à la primaire de la droite et du centre remportée alors par François Fillon (1,5% des voix).
  • Florian Philippot (Les Patriotes) : il était le numéro 2 du Rassemblement national lors de la présidentielle de 2017. Désormais indépendant avec son propre parti "Les Patriotes", Florian Philippot a annoncé sa candidature pour la présidentielle de 2022. "Je pense que notre projet doit être présent à l’élection présidentielle. J’y serai donc candidat et proposerai quelque chose d’extrêmement clair : le rétablissement de toutes nos libertés" a-t-il expliqué.

Les autres candidatures à l'élection présidentielle

  • Jean Lassalle (Indépendant) : déjà candidat en solitaire en 2017 (1,21% au premier tour), l'ancien compagnon de route de François Bayrou, réputé pour ses sorties décalées à l'Assemblée et dans les médias s'est aussi prononcé pour 2022. Candidat affirmé de la ruralité, Jean Lassalle dit cette fois vouloir incarner la "joie", malgré la crise. Il lui faudra néanmoins obtenir les parrainages.
  • Jacqueline Mouraud (indépendante) : l'ancienne figure médiatique du mouvement des Gilets jaunes, lorsque celui-ci était indissociable des manifestations de rond-point, a indiqué qu'elle comptait être dans la course à l'Elysée. Elle dit vouloir incarner une ligne de droite sociale.
  • Hélène Thouy (Parti animaliste) : le 1er juillet, la co-présidente du Parti animaliste a fait savoir qu'elle briguait le mandat de la présidence de la République.
  • Régis Ollivier (Indépendant) : inconnu du monde politique, Régis Ollivier entend être candidat pour la première fois à une élection en 2022. Dans un communiqué diffusé le 21 avril 2021 cet ancien militaire a affirmé disposer des signatures nécessaires pour concourir et a appelé à "un changement de matrice de notre pays, après les dérives des derniers quinquennats".

Les candidats déclarés ou potentiels qui sont retirés de la course

  • Eric Piolle (EELV) Delphine Batho (Génération écologie) et Jean-Marc Governatori (Cap écologie) ont été éliminés au premier tour de la primaire des écologistes.
  • Christiane Taubira, un temps pressentie, a annoncé qu'elle ne serait pas candidate à l'élection présidentielle.

Candidats pressentis :

  • Emmanuel Macron (La République en Marche) : le chef de l'Etat n'a jamais indiqué qu'il se contenterait d'un seul mandat, ses proches ont même été sensibilisés à la manière de préparer le terrain pour lancer une nouvelle campagne pour 2022. Depuis plusieurs mois les signaux se multiplient allant dans le sens d'une candidature qu'Emmanuel Macron aimerait sans doute voir aboutir comme un nouveau duel face à l'extrême droite. Au printemps 2021, un "concours d'anecdotes" avec deux Youtubeurs renommés depuis l'Elysée et une longue interview au magazine Zadig ont été interprétées comme une manière de lancer sa pré-campagne.
  • A droite, une candidature de François Baroin (Les Républicains) a été évoquée mais apparaît improbable. Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau (Les Républicains), un temps donnés partants, ont décidé de renoncer à la course à l'Elysée. L'hypothèse d'une candidature du polémiste de droite nationaliste Eric Zemmour, en revanche, a pris de l'ampleur ces dernières semaines.
  • A gauche, la candidature de la maire de Paris Anne Hidalgo a été officialisée. Le parti socialiste organisera toutefois une consultation auprès des militants.

Sondages sur l'élection présidentielle

Plusieurs enquêtes sondagières ont déjà été faites sur l'élection présidentielle 2022. Il est bien entendu bien trop tôt pour en tirer des enseignements précis, puisqu'on ignore qui sera vraiment sur la ligne de départ, mais ces sondages donnent tout de même des indications sur les rapports de force politiques avant le lancement de la campagne.

Résultat du dernier sondage de premier tour de la présidentielle

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Résultats des sondages sur l'élection présidentielle 2022 - Compilation

Voici une compilation réalisée à partir des principales enquêtes d'opinion sur l'élection présidentielle menées depuis janvier 2021, avec les intentions de vote pour le premier et le second tour. Dans ce graphique réalisé par Context, seul les premiers 6 candidats dans les intentions de vote sont testés.

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Dans le cas de figure où Xavier Bertrand, donné 3e homme de cette élection présidentielle jusqu'à présent, parvient à se qualifier au second tour, voici les intentions de vote mesurées par les différents instituts de sondage ayant proposé cette hypothèse :

Bertrand face à Le Pen

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Bertrand face à Macron

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Election présidentielle : fonctionnement

Depuis la réforme constitutionnelle de 1962, le président de la République est élu au suffrage universel direct. Pour se présenter, chaque candidat doit recueillir au moins cinq cents "parrainages" effectués par des élus de la République, répartis sur au moins trente départements ou collectivités d'outre-mer. Ces parrainages doivent être adressées au Conseil constitutionnel qui les valident. L'élection du président de la République a lieu 20 jours au moins et 35 jours au plus avant la fin du mandat du président en exercice.

L'élection présidentielle est l'élection majeure en France car c'est celle qui (re)structure le champ politique pour 5 ans. C'est à partir de la désignation du président de la République que l'ensemble de la vie publique s'organise : le chef de l'Etat, une fois élu, met en place son gouvernement ; les législatives qui suivent lui donnent une majorité - sauf cas extraordinaire, encore jamais vu sous la Ve République ; l'opposition se forme alors autour de l'élection des députés, qui donnent plus ou moins de poids aux différents partis politiques. C'est l'exécutif qui fixe alors l'agenda, le rythme des réformes pour mettre en oeuvre le programme du président. Le suffrage universel confère au chef de l'Etat une légitimité politique incontestable, et seul le gouvernement est responsable devant l'Assemblée nationale.

Résultats de la présidentielle

Lors de la précédente élection présidentielle, en 2017, Emmanuel Macron avait été élu président de la République au second tour avec une large avance sur Marine Le Pen, qui dépassait tout de même les 10 millions de voix et gagnait plus de 12 points par rapport au premier tour.

  • M. Emmanuel MACRON : 66,10%
  • Mme Marine LE PEN : 33,90%
  • Abstention : 25,44% des inscrits
  • Blancs : 8,49% des votants
  • Nuls : 2,98% des votants

Le résultat du premier tour, le dimanche 23 avril 2017, donnait Emmanuel Macron en tête devant Marine Le Pen, le candidat des Républicains François Fillon, dont la campagne avait été plombée par les affaires et Jean-Luc Mélenchon, un temps pressenti comme le troisième homme et proche des 20% :

  • M. Emmanuel MACRON : 24,01%
  • Mme Marine LE PEN : 21,30%
  • M. François FILLON : 20,01%
  • M. Jean-Luc MÉLENCHON : 19,58%
  • M. Benoît HAMON : 6,36%
  • M. Nicolas DUPONT-AIGNAN : 4,70%
  • M. Jean LASSALLE : 1,21%
  • M. Philippe POUTOU : 1,09%
  • M. François ASSELINEAU : 0,92%
  • Mme Nathalie ARTHAUD : 0,64%
  • M. Jacques CHEMINADE : 0,18%
  • Participation : 77,77% des inscrits
  • Blancs : 1,78% des votants
  • Nuls : 0,78% des votants

Pour rappel, le scrutin présidentiel est uninominal à deux tours et le président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages exprimés. La loi qui organise le scrutin est très précise : si aucun candidat n'obtient de majorité au premier tour du scrutin, il est procédé, le quatorzième jour suivant, à un second tour, entre les deux candidats ayant recueilli le plus grand nombre de voix au premier tour.