Résultat d'Arnaud Robinet à l'élection municipale 2026 à Reims : le maire sortant réélu, son score
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Quel score pour Arnaud Robinet à l'élection municipale de Reims ?
A Reims, le maire sortant divers droites Arnaud Robinet a été réélu avec 51,86% des voix selon les résultats complets du second tour des élections municipales partagés par le ministère de l'Intérieur ce dimanche 22 mars. Il devance la candidate RN Anne-Sophie Frigout, qui a récolté 25,92% des suffrages. Éric Quénard (union de la gauche), quand a lui, a obtenu 22,22% des voix.
Ce résultat vient confirmer la tendance déjà observée lors du premier tour. La semaine dernière, le maire divers droite sortant, avait obtenu 43,79% des voix au premier tour et se retrouvait dans une triangulaire avec la candidate RN Anne-Sophie Frigout (21,03%) et Eric Quénard représentant l'union de gauche (17,97%). Anne-Sophie Frigout avait décidé de faire front contre le maire sortant en créant une alliance avec le dissident des Républicains, Stéphane Lang, qui avait obtenu 7,68% au premier tour.
Arnaud Robinet appelle à ne pas nationaliser le scrutin
À un an de l'élection présidentielle, Arnaud Robinet a tiré la sonnette d'alarme dans Paris Match. Le maire sortant de Reims craint que ses adversaires ne transforment les municipales en test politique national. "Attention à ne pas nationaliser le scrutin. Certains y poussent, conscient que la présidentielle est dans un an, mais c'est le meilleur moyen pour que les Français ne se rendent pas dans leur bureau de vote", a-t-il averti. L'enjeu des municipales est totalement différent, les habitants votant avant tout pour le maire.
La page Catherine Vautrin tournée
Pour ce troisième mandat, Arnaud Robinet a écrit une nouvelle histoire sans son ancienne alliée. En 2014 et en 2020, l'actuelle ministre des Armées Catherine Vautrin figurait en deuxième position sur sa liste. Cette fois, elle est absente. Le maire sortant a assumé ce tournant : "En 2014, on était dans une campagne de conquête avec Catherine Vautrin. En 2020, on était dans l'enjeu de la stabilité avec la naissance du Grand Reims. Cette fois c'est une nouvelle page qui s'écrit pour continuer d'accompagner la transformation de la ville", a-t-il déclaré. Conseillère municipale de Reims de 1983 à 2001, puis depuis 2008, Catherine Vautrin avait déjà indiqué qu'elle ne serait sur aucune liste lors des élections municipales de 2026, pour se concentrer sur son rôle au gouvernement.
Un programme tourné vers le quotidien
"Le prochain mandat sera celui du quotidien. Se sentir en sécurité partout, accéder à un logement, pouvoir compter sur des services publics accessibles et réactifs. Nous voulons une ville qui protège, une ville qui prend soin des plus fragiles, de la jeunesse et des aînés. Une ville, donc, qui renforce le lien social", a résumé Arnaud Robinet concernant son programme, auprès de France 3 Grand Est.
Dans ce dernier, il propose notamment pour l'onglet sécurité la création de plusieurs commissariats mutualisés entre police nationale et municipale et le renforcement des caméras de surveillance. Il veut aussi finaliser les grands travaux d'infrastructures débutés, comme les berges et le quartier du port Colbert et s'axer sur le commerce de proximité.
Horizons joue sa crédibilité de "parti des maires"
Pour Horizons, l'autoproclamé "parti des maires", ces élections municipales constituent un véritable crash test puisque le parti est né en 2021. Le parti dirige quatre villes de plus de 100 000 habitants : Le Havre avec Édouard Philippe, Angers avec Christophe Bechu, Reims avec Arnaud Robinet et Nice avec Christian Estrosi. Autant de bastions à défendre dans un scrutin où le parti pourrait laisser des plumes.
À Reims, Arnaud Robinet en est pleinement conscient et balaye les tentatives de ses adversaires de réduire sa candidature à son étiquette nationale. "Le maire est Horizons, c'est donc un macroniste… Cela va très loin. Mais les Rémois ne sont pas dupes, ils me connaissent depuis des années. Et je pense qu'ils sont fier de tout ce qu'on peut dire sur moi, et plus largement de tout ce que l'on peut dire sur ma famille politique. Me concernant, car je ne peux répondre pour les autres, j'estime qu'il n'y a pas de sujet ici", a-t-il déclaré pour Paris Match.
Des homonymes dans l'élection municipale de Reims
Parmi les surprises de l'élection municipale à Reims, une coïncidence de taille : Léa Robinet, lycéenne qui a fêté ses 18 ans le 20 février 2026, a rejoint la liste de l'union de la gauche conduite par Éric Quénard, toujours en liste pour le second tour. Elle figure à la douzième place. La jeune femme, qui prépare son baccalauréat, n'a aucun lien de parenté avec le maire sortant. Elle est ainsi la plus jeune candidate aux municipales de France à s'être déclarée. "Je trouve qu'il n'y a pas d'âge pour s'engager et c'est important de le faire le plus tôt possible", a-t-elle affirmé à Ici Champagne-Ardenne.