Alliance RN-LR, en direct : la grosse bourde d'Eric Ciotti sur les femmes

Alliance RN-LR, en direct : la grosse bourde d'Eric Ciotti sur les femmes Alors qu'Eric Ciotti précise son alliance RN-LR, une nouvelle polémique pourrait venir entacher sa campagne. Sur les 62 candidatures défendant le "rassemblement des droites", les femmes apparaissent comme extrêmement minoritaires.

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L'essentiel
  • Eric Ciotti a révélé le 19 juin avoir été menacé de mort des suites de son alliance avec le RN.
  • Sur les 62 candidats garants du "rassemblement des droites", aussi surnommés les "amis d'Eric Ciotti", la parité n'est visiblement pas respectée. On trouve 5 fois plus d'hommes que de femmes. Ce qui pourrait entraîner des prochaines sanctions financières.
  • Éric Ciotti et ses soutiens au sein des Républicains, partisans d'une alliance avec le Rassemblement national pour les législatives, ont annoncé dimanche dans un communiqué qu'au moins "62 candidatures" défendant ce "rassemblement des droites" avaient été déposées. Sur France 2, Éric Ciotti a précisé lundi soir que seulement "quatre ou cinq" sont des députés LR sortants.
  • Du côté des Républicains opposés à l'union avec le RN, "près de 400 candidats" ont été investis par le parti, ont annoncé la présidente de la Commission nationale d’investiture de LR, Michèle Tabarot, et les vice-présidents du parti Patrick Hetzel, Roger Karoutchi et Nadine Morano, dans un communiqué publié dimanche. 
En direct

14:30 - Eric Ciotti menacé de mort

Le président des Républicains, Eric Ciotti, a dévoilé une lettre de menaces reçue ce mercredi 19 juin. Elle pointe directement du doigt son alliance avec le RN : "Pas de RN, t'as bien compris". La lettre porte un dessin avec une cible au nom de Ciotti et un pistolet. Le président LR a partagé la lettre sur X, affirmant que "rien ne le fera reculer, ni la haine, ni les menaces, ni la violence".

14:15 - Eric Ciotti se place face à l'antisémitisme

Un candidat RN lâché après un tweet antisémite, un viol à caractère antisémite sur une adolescente, Eric Ciotti a décidé de réagir en repartageant un témoignage qu'il juge "révélateur de la montée de l'antisémitisme" dans le pays. Il estime que cela est "alimenté par l'alliance de l'extrême gauche".

13:45 - Jordan Bardella salue une nouvelle fois "l'accord historique"

Jordan Bardella s'est encore félicité de l'accord passé avec Eric Ciotti. "J'ai souhaité tendre la main à d'autres formations politiques et je salue l'accord historique passé avec Les Républicains de droite et avec le président Ciotti qui permet à 62 circonscriptions de voir des candidats LR être soutenus dans un même élan, dans une même dynamique parce que pour l'emporter j'ai besoin de construire la majorité la plus large possible. Mon souhait c'est de bâtir un gouvernement d'union nationale au service du redressement du pays", a déclaré Jordan Bardella lors de son déplacement à Villepinte au Salon Eurosatory. 

13:24 - Le RN se désolidarise d'un de ses candidats

Le RN a indiqué, ce mercredi, qu'il ne soutenait plus l'un de ses candidats aux législatives dans le Morbihan. Joseph Martin avait publié un message antisémite sur les réseaux sociaux en 2018 et ne l'a jamais effacé. 'Il n'a plus le soutien du Rassemblement national, il est suspendu et sera convoqué en vue de son exclusion", a indiqué le RN à l'AFP, tout en rappelant qu'il étiat impossible de retirer sa candidature. 

11:55 - Un déchirement LR inéluctable ?

Henri Guaino, ancien député LR, a déploré l'alliance d'Eric Ciotti avec le RN sur BFMTV. Néanmoins, selon lui, "il était inévitable, inéluctable, qu'un jour ou l'autre LR se retrouve déchiré de cette façon". "Les familles politiques ont disparu de la scène politique française", a-t-il affirmé. Pour lui, aujourd'hui, ce sont davantage "des entreprises unipersonnelles", rassemblées autour d'un leader. Le parti LR n'a justement pas, selon lui, de telle figure autour de laquelle se rassembler : "LR n'a plus Jacques Chirac ou Sarkozy".

11:40 - Une candidate de l'alliance RN-LR défend des points communs

Marie-Hélène Quatreboeufs, candidate dans la 6ème circonscription du Nord, soutien de l'alliance avec le RN, estime que "le RN ce n'est plus du tout l'extrême droite". "Et si je veux expliquer mon parcours, c'est que le RPR, il y a 30 ans, c'est le RN aujourd'hui. Et c'est vrai qu'on a beaucoup de points communs, il faut le dire, entre ce que propose Bardella, et ce qui était proposé chez les LR", a-t-elle ajouté. Elle assure répondre ainsi à la demande des électeurs.

10:48 - Éric Ciotti assume sa proposition d'alliance avec le RN dans une vidéo

Dans une vidéo publiée sur X, mardi 18 juin, le président des Républicains, Éric Ciotti a affirmé qu'il assumait "l'union des droites". Il a estimé que sa décision était "rapide, mais réfléchie", mais qu'elle avait pu heurter des partisans LR. "J'assume ce choix nécessaire à notre famille politique, indispensable à nos idées", a-t-il argumenté, disant vouloir s'opposer à l'extrême-gauche. "Les Républicains demeureront un grand parti de droite indépendant", assure-t-il.

10:03 - "Un crime contre l'honneur" pour Darmanin

Sur BFMTV, le ministre de l'Intérieur a estimé qu'Eric Ciotti avait commis "un crime contre l'honneur" en s'alliant avec le RN. Il assure que le RN "trie les Français selon leurs origines". Gérald Daramnin a aussi annoncé qu'il allait proposer à Emmanuel Macron de dissoudre le GUD, Groupe union défense; un "groupe d'ultradroite très ami avec beaucoup de gens du Rassemblement national". 

09:17 - Eric Ciotti exclu des LR avant le 30 juin ?

Première vice-présidente du groupe LR à l'Assemblée nationale, Michèle Tabarot, souhaite qu'Eric Ciotti quitte LR. Elle a assuré à Nice-Matin que ce scénario pourrait bientôt aboutir. "Nous avons réuni en une journée les signatures de plus de 700 membres du conseil national de LR qui demandent à Éric Ciotti, en vertu de l’article 24.3 de nos statuts, de convoquer un bureau politique avec son éviction de la présidence à l’ordre du jour", a-t-elle précisé. Un bureau qui devrait être réuni dans les huit jours et qui selon la députée sortante des Alpes-Maritimes, "rendra sa décision avant le premier tour des législatives. Le 30 juin, Ciotti ne sera plus à la tête de notre parti".

09:09 - "On se s'allie pas avec le RN, on se soumet", estime Bruno Retailleau

Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, déplore l'alliance d'Eric Ciotti avec le RN. Selon lui, "Eric Ciotti a été lui-même dissous dans le bloc RN. On ne s'allie pas avec le RN, on se soumet". Le sénateur de la Vendée n'y voit aucunement une "alliance entre égaux". Sur BFMTV, il différencie son parti de ceux qui soutiennent Eric Ciotti : "Les candidats d'Éric Ciotti qui se sont déclarés en préfecture (...) ne sont pas rattachés à LR (...) mais au micro parti d'Éric Ciotti". 

08:49 - LR, habitué des amendes de parité

Si l'Assemblée nationale se féminise petit à petit, malgré l'issue du scrutin de juin 2022 qui a vu le nombre de femmes élues reculer (217 contre 224 cinq ans plus tôt), il reste encore des partis politiques qui préfèrent payer des pénalités plutôt que d’investir des femmes à la place des députés sortants. Les Républicains sont des habitués de ces amendes de parité depuis leur mise en place. Selon Mediapart, le parti perd 1,3 million d'euros chaque année. Une statistique qui ne devrait pas s'arranger avec la majorité d'hommes présents dans les 62 candidats garants du "rassemblement des droites" souhaité par Eric Ciotti (RN-LR), cinq fois plus d'hommes y sont présents.

Toujours d'après le média d'investigation, le parti de droite a déjà recouru à une astuce dans le passé pour se soustraire à cette amende, "il a volontairement oublié de déclarer 25 candidats, tous des hommes, qui concouraient pourtant officiellement sous l’étiquette Les Républicains. Ces vingt-cinq candidats étaient investis dans des circonscriptions difficilement gagnables, et aucun n’a d’ailleurs réussi à dépasser les trois mille voix. Mais cette entourloupe devrait permettre de faire économiser annuellement 250 000 euros d’amende".

08:42 - Parité hommes/femmes : quel montant pour une amende ?

L'écart entre la part d'hommes et de femmes sur une liste ne doit pas excéder 2 %. Si ce n'est pas le cas, des amendes doivent être réglées, proportionnelles à l'écart entre la parité et la réalité. Selon les calculs de Mediapart, lors des Législatives 2022, Ensemble (le parti présidentiel) perdait annuellement plus de 400 000 euros en raison de cette amende, soit plus de 2 millions d'euros sur l'ensemble du quinquennat. Cinq ans plus tôt, LREM respectait pourtant strictement la parité.

08:35 - Que dit la loi sur la parité hommes/femmes ?

En 1997, dans sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Lionel Jospin s'était engagé à réformer la Constitution pour y inscrire la parité. Et depuis le 6 juin 2000, la loi prévoit une égalité obligatoire des candidatures pour les scrutins de liste et même une alternance des candidats de chaque sexe sur les listes. L’alternance est stricte pour les élections à un tour et par tranche de six pour les élections à deux tours. De plus, spécifiquement pour les Législatives, la loi prévoit une égalité facultative : les partis qui ne présentent pas 50% de candidats de chaque sexe doivent payer une amende (la pénalité est en fait déduite de la première partie du financement public).

08:10 - Union des droites : la parité loin d'être respectée

Une embûche de plus sur le parcours d'Eric Ciotti en vue des Législatives ? Si la parité hommes/femmes est à respecter sur les listes des candidats, il est assez aisé de constater que les "Amis d'Eric Ciotti", comprenez les 62 candidats de l'union des droites (RN-LR) sont loin du compte. Pour rappel, le non-respect de cette parité peut tout à fait pénaliser les partis dans leur financement. Dans les rangs de Ciotti, il y a cinq fois plus d'hommes que de femmes. Les LR ne sont pas non plus dans les clous, mais font tout de même mieux avec deux fois plus d'hommes. Concernant le RN, le Nouveau Front populaire, Debout la France ou Ensemble, les chiffres sont plus encourageants, avec plus de 45 % de candidates.

En savoir plus

Eric Ciotti a provoqué un séisme dans son parti en appelant à s'allier au Rassemblement national en vue des législatives, dont le premier tour se déroulera le 30 juin. "Tous les députés républicains sortants qui souhaitent ne pas avoir d’adversaire du RN peuvent ne pas avoir de concurrent", a-t-il déclaré. Il espère ainsi garantir à sa famille politique "d'avoir le même nombre de sièges" à l'Assemblée nationale. Elle en comptait 61 avant la dissolution. "Nous avons besoin d'une alliance, en restant nous-mêmes (...) avec le Rassemblement national et avec ses candidats", a assuré celui qui avait pourtant déclaré par le passé qu'il ne s'associerait jamais avec Marine Le Pen.

Jordan Bardella a, pour sa part, annoncé qu'il y aurait un accord avec "plusieurs dizaines" de députés LR qui seront "investis" ou "soutenus" par son parti. Il a également avancé avec Marine Le Pen que des candidats RN pourraient ne pas être présentés face à des députés LR sortants.

Du côté des Républicains, Eric Ciotti est lâché de toute part, certains allant jusqu'à demander sa démission du parti. Une véritable scission pourrait se créer chez les Républicain, tiraillés entre la macronie, le RN et leur volonté d'indépendance.

Si la possible alliance RN-LR est au centre des préoccupations, la rencontre Maréchal-Bardella-Le Pen lundi montre qu'une partie du clan Zemmour est aussi prête à discuter d'un accord. Des proches de Marion Maréchal ont souligné l'importance de mettre en place une "coalition des droites", jugée comme essentielle pour parvenir à installer une majorité à l'Assemblée le 7 juillet. Selon Jordan Bardella, rien n'est toutefois acté pour le moment.

En pleine campagne, Eric Ciotti est visé par une enquête pour "détournements de fonds publics" pendant la campagne des législatives 2022. 

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