La NASA a fait une étrange découverte : cette comète a émis une lumière inattendue
C'est une observation déroutante sur un des objets spéciaux les plus suivis. 3I/ATLAS, une comète déjà identifiée comme provenant d'un autre système solaire, a déjà fait l'objet de nombreuses spéculations. Vous êtes peut-être déjà tombé sur des publications assurant qu'elle pourrait être un vaisseau spatial extraterrestre.
Tout vient en fait de son comportement et de sa trajectoire inhabituels. Elle a donc été particulièrement suivie par la NASA et l'agence spatiale européenne ESA ces dernières semaines. La raison ? Elle passait derrière le Soleil pour atteindre son point le plus proche (périhélie) le 29 octobre dernier. L'agence spatiale américaine comme ESA ont alors pu suivre un peu plus sa trajectoire et s'intéresser à une curiosité : sa luminosité.
Première observation, la comète 3I/ATLAS a vu sa luminosité augmenter à un rythme anormalement rapide et à un taux bien supérieur à celui des comètes ordinaires de notre propre Système solaire, issues du Nuage d'Oort. Alors que son taux d'augmentation de la luminosité a atteint 7,5, à titre de comparaison, le taux typique de ces comètes est de 3 à 4... !
"Sa luminosité est comparable à celle d'étoiles proches de magnitude 11 environ", a commenté Worachate Boonplod sur la plateforme groups.io, un chasseur de comètes qui a repéré 3I/ATLAS sur des images du satellite GOES-19 de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration).
Ce phénomène inexpliqué capturé par plusieurs instruments spatiaux conçus pour observer le Soleil dont le satellite météorologique GOES-19 mais aussi le satellite SOHO et ceux de la mission PUNCH de la NASA, soulève de sérieuses questions sur la composition chimique et l'origine des objets provenant de l'extérieur de notre Système solaire.
Si les comètes s'illuminent en s'approchant du Soleil à cause de la sublimation des glaces (ce phénomène qui fait que la glace se transforme directement en gaz sans passer par l'état liquide sous l'effet de l'énergie solaire, formant une enveloppe lumineuse autour de la comète, faite de poussière et de gaz), le taux d'illumination fulgurant de 3I/ATLAS a pris les scientifiques de court, les obligeant à reconsidérer la composition du noyau de la comète qui aurait des caractéristiques uniques et inhabituelles. Déjà, les observations ont révélé que 3I/ATLAS est "nettement plus bleue que le Soleil", suggérant une activité intense de gaz.
La raison de cette illumination rapide et soudaine reste incertaine mais les chercheurs émettent la théorie que la comète voyage sur une trajectoire exceptionnellement plate et à une vitesse extrêmement rapide (supérieure à 130 000 mph soit 210 000 km/h) en se rapprochant du Soleil, ce qui pourrait influencer son comportement inhabituel.
Mais les scientifiques ne peuvent pas encore prédire avec certitude si la luminosité va se stabiliser, continuera d'augmenter brièvement ou va s'éteindre rapidement après son passage derrière le Soleil. Pour cela, il faudra attendre que la comète réapparaisse derrière le Soleil et qu'elle soit visible depuis la Terre début décembre afin de percer le mystère !