Marsupilami : toutes nos excuses à Philippe Lacheau, on s'est trompé sur son dernier film On a vu la comédie de Philippe Lacheau, en salles le 4 février 2026, et ce n'était pas ce à quoi on s'attendait. Pour le mieux. Notre critique.

La bande à Fifi est habituée à régner sur le box-office. Les comédies réalisées par Philippe Lacheau (Babysitting, Alibi.com...) réalisent en moyenne entre 1,6 et 4,2 millions d'entrées, pour un total d'environ 17 millions d'entrées en France. Si le succès populaire est indéniable, la critique est souvent plus sévère : la presse s'est laissée séduire par Babysitting, beaucoup moins par les autres tentatives de la bande.

Il faut l'avouer, les comédies de la bande à Fifi nous ont souvent laissé de marbre. A l'exception de Babysitting, que l'on a beaucoup apprécié pour son originalité et sa créativité, le reste des films de Lacheau et ses potes nous ont laissé insensibles. On doit donc l'avouer, on s'est rendu à la projection du film Marsupilami à reculons, sans s'attendre à être particulièrement séduits. Nous devons donc des excuses à Philippe Lacheau pour les a priori négatifs que nous avions avant de voir le film : nous avons été agréablement surpris par sa dernière comédie, en salles ce mercredi 4 février. 

Toujours entouré de sa bande, à laquelle s'ajoutent Jamel Debbouze ou encore Jean Reno, Philippe Lacheau incarne le protagoniste, un père de famille divorcé et malheureux qui se retrouve obliger de ramener un colis mystérieux d'Amérique du Sud. Prétextant une croisière familiale, il voit ses plans déraper lorsque le paquet dévoile un bébé Marsupilami. Le voyage, déjà bien mouvementé, va virer au chaos.

Ce Marsupilami fonctionne par son dosage. Toujours ultra-référencé et trashs, il reste toutefois plus sage et créatif que les derniers films de la bande, grâce à une maîtrise du comique de geste et la présence toujours délicieuse d'un Jamel Debbouze en grande forme, même s'il n'est pas nécessairement sur son terrain de jeu habituel. On se surprend à rire des situations absurdes qui s'accumulent à l'écran, toujours à 100 à l'heure. Philippe Lacheau compte sincèrement divertir le grand public et le pari est réussi. Techniquement, la bestiole jaune à poils noirs reste plutôt réussie, et fait penser aux charmantes marionnettes du cinéma américain des années 1980 et 1990, comme l'inoubliable Guizmo de Gremlins.

Emettons toutefois des réserves : tout n'est pas parfait dans cette mouture, et on préfère toujours la version nostalgique, tendre et plus fine d'Alain Chabat. Car le Marsupilami façon Lacheau souffre encore et toujours de blagues lourdingues, puériles et scabreuses. Les numéros sont inégaux, mais l'ensemble reste cohérent et fonctionne à plein régime. Le Marsupilami réussit donc son objectif : offrir un divertissement généreux qui plaira aux petits et aux grands en mal de rires.

Synopsis - Pour sauver son emploi, David accepte un plan foireux : ramener un mystérieux colis d'Amérique du Sud. Il se retrouve à bord d'une croisière avec son ex Tess, son fils Léo, et son collègue Stéphane, aussi benêt que maladroit, dont David se sert pour transporter le colis à sa place. Tout dérape lorsque ce dernier l'ouvre accidentellement : un adorable bébé Marsupilami apparait et le voyage vire au chaos...

Film comique