Nouveau gouvernement : Macron garde la main, le NFP croit toujours en Lucie Castets

Nouveau gouvernement : Macron garde la main, le NFP croit toujours en Lucie Castets

Si Emmanuel Macron reste insensible à la proposition de Lucie Castets pour le poste de Première ministre, pour le NFP, leur candidate "sera nommée après les Jeux olympiques".

L'essentiel
  • Le nouveau gouvernement n'est pas pour tout de suite, mais Emmanuel Macron a posé ses conditions le 23 juillet, sur France 2, pour remplacer Gabriel Attal.
  • Le président est décidé à maintenir deux exigences : d'abord, il refuse de nommer un Premier ministre qui n'ait pas le soutien d'une majorité d'élus à l'Assemblée nationale, c'est-à-dire d'au moins 289 députés formant une coalition reposant sur un projet de gouvernement. Ensuite, il ne nommera personne à Matignon avant la fin des Jeux olympiques. "Cela créerait un désordre", a-t-il justifié, alors que la France reçoit un événement planétaire.
  • Après le 15 août, Emmanuel Macron envisagera de nommer un Premier ministre, mais "en fonction de l’avancée des discussions" entre les partis pour qu'ils s'entendent. Cela signifie qu'il pourrait attendre des semaines, la fin de l'été, voire davantage.
  • Les partis de gauche du NFP sont tombés d’accord sur le nom de Lucie Castets pour Matignon, mais Emmanuel Macron ferme la porte à cette option. Côté NFP, on croit dur comme fer à la candidature de Lucie Castets qui va continuer de faire la tournées des matinales et se déplacer en région, peut-être à Marseille pour “montrer qu’elle n’est pas une candidature techno-parisienne”. 
En direct

16:24 - "Qu'il nomme cette femme", Bello somme Macron de nommer Castets à Matignon

"Qu’il nomme cette femme, qu’il nomme Lucie Castets Première ministre, c’est ce que veut la majorité. Nommez la, M. le Président !" a déclaré ce jeudi 25 juillet Huguette Bello, présidente de la Région Réunion auprès de La 1ère. Alors que son propre nom était un temps évoqué pour Matignon, "Il faut que le président de la République la nomme Première ministre parce qu’il n’y a pas de trêve quant aux problèmes que connaît la nation aujourd’hui" conclut-elle.

16:13 - Le Premier ministre Gabriel Attal écarté du dîner des chefs d'Etat

Ce jeudi 25 juillet, des chefs d'Etat du monde entier et des personnalités seront réunies autour d'Emmanuel Macron pour un dîner sous la pyramide du Louvre à la veille de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Parmi les invités de ce diner, Emmanuel Macron aurait, selon le JDD, écarté son Premier ministre Gabriel Attal. Si la liste précise des invités n'a pas été dévoilée, il y aurait environ 500 convives selon Libération. Les différents dirigeants devraient être accompagnés de figures du monde sportif ainsi que des patrons des sponsors des JO.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président américain Joe Biden ne seront probablement pas de la partie puisqu'ils se rencontrent ce jeudi à Washington. La femme du président américain pourrait toutefois être présents ainsi que le président israélien Isaac Herzog puisqu'ils ont confirmé leur présence à la cérémonie d'ouverture qui se tient le lendemain.

15:52 - Olivier Faure (PS) dénonce un "abus de pouvoir" et interpelle le Conseil d'Etat

Ce jeudi, le Parti socialiste a adressé une lettre au vice-président du Conseil d'Etat suite au refus d’Emmanuel Macron de nommer une nouvelle Première ministre. "Des actes réglementaires excèdent à la fois les prérogatives du Gouvernement et le cadre de la gestion des affaires courantes, constituant un potentiel abus de pouvoir" a déclaré le premier secrétaire du PS Olivier Faure sur X. "Cette situation s'avère inédite (...) jamais à notre connaissance un gouvernement n'au dû gérer aussi longtemps les affaires courantes". Voilà pourquoi, il trouve légitime le fait de "s'interroger", dénonçant un "abus de pouvoir" dans la lettre en question.

15:18 - "Il va falloir trouver des majorités" pour l'eurodéputé PS François Kalfon

Ce jeudi, l'eurodéputé socialiste (PS) François Kalfon assure que "texte par texte, orientation par orientation, il va falloir trouver des majorités" au micro de BFMTV, alors qu'aucune force politique n'a obtenu la majorité absolue aux dernières élections législatives. "S'il y avait eu la version la plus radicale du Front populaire, tout le programme rien que le programme, alors nous aurions un nom mais pas de méthode, là la méthode nous l'avons et nous avançons" a-t-il indiqué en piquant légèrement La France insoumise (LFI) au passage.

14:12 - Lucie Castets n'a "aucune légitimité" selon Julien Odoul (RN)

Pour le député RN Julien Odoul, Lucie Castets (NFP), proposée pour le poste de Premier ministre par la nouvelle alliance de la gauche "n'a aucune légitimité" pour atterrir à Matignon. "On passe beaucoup de temps, d'énergie, de salive pour commenter du vent" explique-t-il sur BFMTV ce jeudi. La voir remplacer Gabriel Attal "n'arrivera jamais" car "la gauche et l'extrême gauche sont minoritaires dans le pays et à l'Assemblée nationale" conclut-il.

11:47 - Lucie Castets "ne peut pas affirmer" qu'elle n'utilisera pas le 49.3

"Je ne peux pas affirmer que je n'engagerai pas la responsabilité de mon gouvernement lorsque ce sera nécessaire pour faire advenir une loi qui est soutenue par la grande majorité des Français, comme l'abrogation de la réforme des retraites. En revanche, je vous le répète, notre objectif, c'est de tourner le dos sur la méthode de conduire le pays d'une manière brutale. On essayera au maximum de trouver des consensus loi après loi" déclare ce jeudi matin la candidate au poste de Premier ministre du NFP, Lucie Castets. La question de voter des choses proposées par le RN "devra être discutée" a-t-elle indiqué, n'écartant donc pas de rejoindre le Rassemblement national sur le "service public" ou "les retraites". 

09:18 - Lucie Castets apparentée PS ? "Je n'ai pas d'étiquette particulière"

"Je ne suis pas militante dans un parti, je suis de gauche, je suis engagée, je n'ai pas d'étiquette particulière au sein de ces partis. C'est pour ça, je crois, qu'ils m'ont désignée" a affirmé Lucie Castets ce jeudi matin au micro de BFMTV. Pourtant, l'énarque était candidate sur une liste PS aux élections régionales de 2015. Elle affirme ne pas être "plus PS, je suis engagée au service de l'ensemble du Nouveau Front populaire" a-t-elle précisé. 

09:03 - Sondage : les Français pas emballés par la candidature de Lucie Castets

D'après un sondage Elabe pour BFMTV paru ce jeudi 25 juillet, 58 % des Français jugent que le président ne doit pas nommer Lucie Castets à Matignon. "Il y a 48 heures, j'étais totalement inconnue des Français. Aujourd'hui, 41 % des Français disent que Emmanuel Macron doit me nommer Première ministre" rétorque Lucie Castets au micro de BFMTV. "La société civile, les syndicats sont organisés, il y a eu un communiqué de presse hier de la CGT, qui demande au président de la République de sortir de la paralysie" poursuit-elle. 

08:59 - Sans majorité absolue, le NFP à la recherche d'alliés

"Il faudra des ministres qui sont pleinement en accord avec les orientations politiques, ce sont celles du programme du NFP". Outre les partis de l'alliance, Lucie Castets ne ferme pas la porte à des ministres issus de la société civile pour intégrer un potentiel gouvernement de gauche. "L'autre question, c'est le travail parlementaire. Là, nous sommes conscients qu'il n'y a pas de majorité absolue. La question, ce sera de trouver, projet après projet, un chemin pour gouverner, là dessus je suis confiante. Il y a énormément de députés, au delà du NFP qui sont convaincus par le fait qu'il faut restaurer les services publics et abroger la réforme des retraites" explique Lucie Castets ce jeudi matin.

08:53 - "Nous sommes prêts à gouverner la France en toute responsabilité"

Au sujet de la menace de motion de censure brandie par le RN, LR et le camp Macron en cas de ministre insoumis dans le futur gouvernement, Lucie Castets indique que le NFP "veut mettre en place" son programme. "Je pense que les députés prendront leurs responsabilités (...) Il n'y a pas une forme d'organisation kamikaze à gauche, nous sommes au travail. Nous sommes responsables. Nous sommes plus responsables que ce que le gouvernement sortant à fait, notamment sur le plan économique. Nous sommes prêts à gouverner la France en toute responsabilité" poursuit-elle au micro de BFMTV.

08:48 - "L'enjeu, c'est d'aller à Matignon" affirme Lucie Castets

"L'enjeu c'est bien-sûr d'aller à Matignon, un espoir s'est levé avec le résultat des élections. La logique institutionnelle est que le président forme un gouvernement sur la base de ce résultat (...) je suis déterminée" a indiqué Lucie Castets, candidate du NFP au poste de Première ministre ce jeudi matin sur BFMTV. Elle poursuit : "les problèmes des français, c'est les services publics, l'abrogation de la réforme des retraites, la revalorisation de leur pouvoir d'achat".

08:36 - "Pour nous, elle sera nommée après les Jeux olympiques"

Si le Nouveau Front populaire n'a pas d'autre choix que de respecter le timing imposé par le maître des horloges, Emmanuel Macron, qui ne semble pas pressé pour nommer un nouveau gouvernement, il croit toujours et dur comme fer à la candidature de Lucie Castets. Il faut dire qu'elle concentre tous les espoirs de la gauche pour intégrer Matignon, un groupe politique qui a eu tant de mal à se mettre d'accord sur un seul et unique profil. 

"Pour nous, elle sera nommée après les Jeux olympiques, on est dans cette optique-là" confiait une conseillère, hier, auprès de Politico. Cette dernière semble avoir perçu dans l'expression du président de la République une absence de "refus catégorique de la personne de Lucie". Pour l'heure, difficile de cerner le moindre signe d'ouverture de la pat du chef de l'Etat vis-à-vis de la gauche. Mais pour la gauche, tout ne semble pas perdu, loin de là.

08:26 - Lucie Castets veut gommer son image de "techno-parisienne"

Depuis son interview sur France 2 mardi, c'est silence radio pour Emmanuel Macron au sujet de la candidature de Lucie Castets au poste de Premier ministre. Au nom de la trêve politique ? Peut-être, mais du côté du NFP, le combat continue. Et Lucie Castets n'a pas dit son dernier mot, même si le chef de l'Etat a semblé assez insensible à sa nomination par l'alliance de la gauche. 

Présente dès 8h35 sur BFMTV ce jeudi, Politico nous apprend que la potentielle Première ministre de la gauche envisage de se déplacer en région, "peut-être à Marseille", pour "montrer qu'elle n'est pas une candidature techno-parisienne". Vendredi, elle rencontrera également des députés du Nouveau Front populaire. 

En savoir plus

Dans quel délai le nouveau gouvernement sera-t-il nommé ?

Le président a annoncé vouloir attendre la "structuration" de l'Assemblée (notamment la constitution des groupes et l'élection de leurs présidents) pour nommer un nouveau chef de gouvernement. Dans une lettre aux Français publiée le 10 juillet, il a par ailleurs estimé qu'il fallait "laisser un peu de temps aux forces politiques pour bâtir [des] compromis avec sérénité et respect de chacun. D’ici là, le Gouvernement actuel continuera d’exercer ses responsabilités puis sera en charge des affaires courantes comme le veut la tradition républicaine".

Compte-tenu de la composition de l'Assemblée nationale, le président de la République s'est fixé pour mission de trouver un Premier ministre capable de rassembler l'adhésion d'au moins 289 députés, pour assurer une stabilité. Il en va de même des ministres que ce dernier devra ensuite proposer. Le cas contraire, le nouveau gouvernement serait exposé dans son ensemble à une motion de censure qui, si elle était votée par plus de la moitié des élus, entrainerait le renversement de l'équipe ministérielle. Il faudrait donc tout recommencer.

Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron va devoir ménager toutes les sensibilités, de gauche évidemment, du centre naturellement, mais aussi de droite. Si le NFP est arrivé en tête, le chef de l'État a déjà exclu de gouverner avec les députés LFI. Exit donc cette soixantaine d'élus, qui pourrait être compensée par la soixantaine de LR qui devraient à nouveau intégrer le palais Bourbon. Trouver des personnalités qui conviennent aux écologistes, socialistes, communistes, macronistes et républicains ne sera pas chose aisée. Sans parler des points programmatiques sur lesquels tout le monde devra se mettre d'accord. Les négociations s'annoncent encore longues et complexes. Autant dire que Gabriel Attal devrait faire du rab…

Des négociations longues et complexes ont également existé à gauche, avant que le NFP ne se mette d'accord, mardi 23 juillet seulement une heure avant l'interview d'Emmanuel Macron sur France 2. Après plusieurs semaines de tergiversations, les partis de gauche du NFP sont tombés d’accord sur le nom de la haute fonctionnaire, porte-parole de Nos Services publics, Lucie Castets, pour Matignon. Toutefois, Emmanuel Macron a affirmé qu'il ne nommera pas de nouveau Premier ministre avant la fin des JO "mi-août" et qui ne soit pas issu d'une coalition.

Elections législatives