Nouveau gouvernement : impôts, éducation, nucléaire... le pacte législatif proposé par Laurent Wauquiez

Nouveau gouvernement : impôts, éducation, nucléaire... le pacte législatif proposé par Laurent Wauquiez

Et si le nouveau gouvernement se formait autour d'un accord entre les élus macronistes et les députés de "la droite républicaine", le groupe de Laurent Wauquiez ?

L'essentiel
  • Emmanuel Macron dispose d'une vision globale sur la structuration de l'Assemblée nationale, et peut jauger les rapports de force entre les députés : la présidence est revenue à Yaël Braun-Pivet, élue de son camp, mais la gauche est majoritaire au sein du bureau de la chambre basse. Difficile donc de trancher sur un "centre de gravité" autour duquel envisager une coalition.
  • A présent que les postes clés ont été distribués et les groupes parlementaires arrêtés, le président peut à tout moment former son gouvernement mais l'approche des Jeux olympiques risque cependant de perturber l'agenda politique : des membres de l'entourage du président avancent que la constitution du nouveau gouvernement pourrait attendre la fin de l'évènement.
  • Ce lundi 22 juillet, Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau le chef de file des sénateurs LR ont présenté leur proposition de "pacte législatif" avec le parti présidentiel. "On met sur la table 13 textes législatifs" a annoncé le chef des sénateurs de droite. Trois piliers ont été détaillés par Laurent Wauquiez "l'autorité, la relocalisation et les services publics" ainsi que deux lignes rouges à ne pas franchir par un gouvernement : "toute augmentation d'impôt et toute économie sur le dos des retraités".
  • Bruno Retailleau est entré dans le détail des propositions de la droite. Il a notamment évoqué la proposition de plusieurs lois. Une "loi santé parce qu'aujourd'hui en fonction de l'endroit ou vous vivez, vous avez plus ou moins de chance. Vous avez accès rapidement à un médecin ou pas" mais également une "loi de programmation énergétique qui fasse la part belle au nucléaire" pour relancer la filière en France. Enfin, Laurent Wauquiez a été très clair sur le fonctionnement de la droite : "nous n'irons pas dans une coalition gouvernementale".

Suivez la conférence de presse de Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau en direct : 

15:44 - "Un gouvernement qui augmente les impôts : c'est une motion de censure"

Laurent Wauquiez persiste et signe : "un gouvernement qui augmente les impôts : c'est une motion de censure. Un gouvernement qui ne revalorise pas les retraités : c'est une motion de censure" a-t-il martelé. Voilà les deux "lignes rouges" du pacte législatif de La Droite républicaine. 

15:37 - Une "loi de liberté" pour les collectivités et les régions

"Sur les transports publics, pas question que des syndicats prennent en otage les Français. Enfin, pour les communes et les collectivités, les régions aussi, une loi de liberté" pourrait voir le jour. "Les maires sont découragés pour les mêmes raisons que les agriculteurs, il y a trop de normes" regrette Bruno Retailleau lors de la présentation du pacte législatif de La Droite républicaine. 

15:36 - Une refonte de l'école avec des "établissements gratuits, publics et innovants" ?

"Ensuite, on ne peut pas ne pas parler de l'école. Quand on voit les résultats PISA, tout nous ramène à l'école. Là-dessus, on a des propositions déjà votées au Sénat avec des établissements gratuits, publics, innovants. Qui seront évalués par contrat dans chaque académie" et non plus par Paris comme l'a proposé Bruno Retailleau ce lundi. 

15:35 - Une loi santé prévue car "les Français ne sont pas égaux"

"Sur les services publics, c'est la loi santé parce qu'aujourd'hui en fonction de l'endroit ou vous vivez, vous avez plus ou moins de chance. Vous avez accès rapidement à un médecin ou pas. Les Français ne sont pas égaux" indique Bruno Retailleau. 

15:33 - "Il n'y aura pas de relance sans une compétitivité énergétique"

"Produire en France, d'abord c'est bon pour la planète et c'est bon pour nous. Quand on produit chez nous, ils sont de meilleure qualité que partout ailleurs. On aura trois textes, une loi de compétitivité, une loi agricole. Et enfin, une loi de programmation énergétique qui fasse la part belle au nucléaire. C'est une énergie bon marché, décarbonatée et une énergie abondante à condition de relancer la filière. Il n'y aura pas de relance sans une compétitivité énergétique" assure Bruno Retailleau depuis le Palais-Bourbon.

15:24 - Deux lignes rouges assumées par Laurent Wauquiez

"Enfin nous avons fixé en commun deux lignes rouges à ne pas franchir pour un gouvernement : nous nous opposerons à toute augmentation d'impôt. La contrepartie, c’est que nous sommes prêts à nous engager à assumer un programme d’économie. La deuxième ligne rouge, c'est toute économie qui serait faite sur le dos des retraités" indique fermement Laurent Wauquiez. 

15:20 - Trois piliers : autorité, relocalisation et services publics

"Le pacte repose sur trois axes. La restauration de l'autorité, avec la question des mineurs délinquants et des multirécidivistes. Le deuxième axe de travail, c'est tout ce qui repose sur la question de la relocalisation de notre production. Le troisième, c'est l'importance des services publics. Des services publics qui sont tournés vers le service public qui est rendu" développe Laurent Wauquiez.

15:17 - "Arrêter de fermer les yeux sur l'abus et l'assistanat"

"La question de la revalorisation de la France qui a travaillé toute sa vie" est un des piliers du pacte législatif de La Droite républicaine. "La chose la plus importante, c'est de retrouver un vrai écart, de salaire net, entre celui qui travaille et celui qui ne travaille pas. Il faut garder le vrai social, pour les personnes en situation de difficulté et d'exclusion, mais arrêter de fermer les yeux sur de l'abus et l'assistanat, qui est entrain de saper nos finances publiques, ça ne fonctionne plus" indique Laurent Wauquiez. 

15:14 - "On met sur la table 13 textes législatifs" annonce Bruno Retailleau

"Il n'est pas question d'encourager un quelconque blocage de la France. Voilà pourquoi, on met sur la table 13 textes législatifs qui sont des textes pour répondre à l'urgence et qui s'articulent avec ce que les députés ont pu entendre (...) Pour être capables de sortir des textes, il faut aussi passer par le Sénat, qui a une majorité (de droite). Cette alliance, cette union, entre le Sénat et l'Assemblée nationale apporte de la puissance à notre programme législatif".

15:07 - "Ce ne sera pas une coalition gouvernementale"

"Notre conviction est qu'il y a urgence. Ce pacte nous engage. Tout exécutif qui se saisirait de ce pacte législatif, nous nous engageons de notre côté à voter les lois qui seront à l'intérieur". En revanche, "ce ne sera pas une coalition gouvernementale. Nous sommes indépendants et nous le resterons" indique Laurent Wauquiez. 

15:05 - "L'objectif pour nous était de trouver des solutions communes"

"L'objectif pour nous était de trouver des solutions communes qui permettent d'avancer (...) Les Français se sont exprimés fortement en exprimant leur colère sur des sujets majeurs. J'ai demandé à mes députés de me faire remonter tout ce qu'ils ont pu entendre pendant la campagne. Je le dis clairement, nous sommes la seule formation politique qui a travaillé à mettre des propositions sur la table" indique Laurent Wauquiez. 

15:04 - Laurent Wauquiez prend la parole

Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez prennent la parole depuis le Palais-Bourbon pour présenter leur proposition de “pacte législatif” avec "Ensemble pour la République", le parti présidentiel.

13:38 - Pas de gouvernement avant la rentrée ? Macron plaide pour une "trêve politique"

Emmanuel Macron visite le village olympique ce lundi 22 juillet, mais il n'a pas peu échapper aux questions des journalistes sur l'avancée du nouveau gouvernement. Le chef de l'Etat y a répondu en affirmant que les Jeux olympiques seraient une période de "trêve olympique et politique". Il n'a pas précisé si cela impliquait que la nomination du Premier ministre soit également reportée à la fin du mois d'août au moins.

10:37 - Laurence Tubiana (NFP) renonce à candidater au poste de Première ministre

L'économiste et diplomate de 73 ans Laurence Tubiana annonce ce lundi matin renoncer au poste de Premier ministre si le NFP venait à la désigner comme représentante de l'alliance de la gauche auprès d'Emmanuel Macron. "Je constate que mon nom a rencontré des oppositions au sein du NFP. Tout cela ne me semble plus mener à l'apaisement dont nous avons tant besoin" écrit-elle dans une lettre publiée sur X. 

"Je retourne aux combats qui ont toujours été les miens. L’urgence sociale et l’urgence climatique, l’une ne va pas sans l’autre. Je suis convaincue du rôle clé de la société civile, des mouvements sociaux, des associations qui se battent sans relâche sur le terrain contre les inégalités, les discriminations et la crise climatique" poursuit-elle. 

10:37 - Un nouveau trio surprise en course pour Matignon à gauche

Les différents partis du NFP ne parviennent pas à faire émerger le nom d'un potentiel nouveau Premier ministre pour en soumettre l'idée à Emmanuel Macron. Et les cartes pourraient bien être rebattues après une réunion deux deux heures en visioconférence ce samedi, entre des représentants des différentes forces de l'alliance. Si les noms d'Huguette Bello et Laurence Tubiana revenaient avec insistance ces derniers jours, trois nouveaux noms ont été évoqués durant cet échange, dont un que pas grand monde n'avait vu venir pour Matignon.

D'abord, celui d'André Chassaigne, le communiste battu par Yaël Braun-Pivet quelques jours plus tôt pour l'accès au Perchoir de l'Assemblée nationale. Ensuite, celui de Cécile Duflot, ex-ministre écologiste et dirigeante d'Oxfam France. Enfin, le nom de Benoît Hamon est ressorti, actuel président d'ESS France (économie sociale et solidaire). Problème, lui n'est "pas du tout au courant" comme il l'a confié au Monde. Le Nouveau Front populaire pourrait "trancher", "lundi ou mardi" selon les mots de la secrétaire générale des Ecologistes, Marine Tondelier, dans les colonnes du Monde.

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Dans quel délai le nouveau gouvernement sera-t-il nommé ?

Disons-le d'emblée, pas tout de suite. Lors de son discours annonçant qu'il remettrait sa démission au soir du second tour des législatives le 7 juillet, Gabriel Attal a précisé qu'il "assumer[ait] [s]es fonctions aussi longtemps que le devoir l'exigera." Pour rappel, Emmanuel Macron avait mis trois semaines avant d'officialiser le départ de Jean Castex à l'issue de l'élection présidentielle de 2022.

Le président a annoncé vouloir attendre la "structuration" de l'Assemblée (notamment la constitution des groupes et l'élection de leurs présidents) pour nommer un nouveau chef de gouvernement. Dans une lettre aux Français publiée le 10 juillet, il a par ailleurs estimé qu'il fallait "laisser un peu de temps aux forces politiques pour bâtir [des] compromis avec sérénité et respect de chacun. D’ici là, le Gouvernement actuel continuera d’exercer ses responsabilités puis sera en charge des affaires courantes comme le veut la tradition républicaine".

Compte-tenu de la composition de l'Assemblée nationale, le président de la République aura pour mission de trouver un Premier ministre capable de rassembler l'adhésion d'au moins 289 députés. Il en va de même des ministres que ce dernier devra ensuite proposer. Le cas contraire, le nouveau gouvernement serait exposé dans son ensemble à une motion de censure qui, si elle était votée par plus de la moitié des élus, entrainerait le renversement de l'équipe ministérielle. Il faudrait donc tout recommencer.

Le problème, c'est qu'Emmanuel Macron va devoir ménager toutes les sensibilités, de gauche évidemment, du centre naturellement, mais aussi de droite. Si le NFP est arrivé en tête, le chef de l'État a déjà exclu de gouverner avec les députés LFI. Exit donc cette soixantaine d'élus, qui pourrait être compensée par la soixantaine de LR qui devraient à nouveau intégrer le palais Bourbon. Trouver des personnalités qui conviennent aux écologistes, socialistes, communistes, macronistes et républicains ne sera pas chose aisée. Sans parler des points programmatiques sur lesquels tout le monde devra se mettre d'accord. Les négociations s'annoncent encore longues et complexes. Autant dire que Gabriel Attal devrait faire du rab…

Des négociations longues et complexes qui existent aussi à gauche, et qui demeurent. Pour l'heure, les différents partis du NFP ne parviennent pas à faire émerger le nom d'un potentiel nouveau Premier ministre pour en soumettre l'idée à Emmanuel Macron. Et les cartes pourraient bien être rebattues après une réunion deux deux heures en visioconférence ce samedi, entre des représentants des différentes forces de l'alliance. Trois noms ont été évoqués durant cet échange, dont un que pas grand monde n'avait vu venir pour Matignon. D'abord, celui d'André Chassaigne, le communiste battu par Yaël Braun-Pivet quelques jours plus tôt pour l'accès au Perchoir de l'Assemblée nationale. Ensuite, Cécile Duflot, ex-ministre écologiste et dirigeante d'Oxfam France. Enfin, le nom de Benoît Hamon est ressorti, actuel président d'ESS France (économie sociale et solidaire). Problème, lui n'est "pas du tout au courant" comme il l'a confié au Monde.

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