Résultat de Laure Lavalette aux municipales à Toulon : pas de surprise ! Quel score final pour la candidate ?

Résultat de Laure Lavalette aux municipales à Toulon : pas de surprise ! Quel score final pour la candidate ? Laure Lavalette (RN) faisait face à la maire sortante, Josée Massi (DVD) ce dimanche 22 mars 2026 dans le cadre du 2e tour des élections municipales à Toulon. Les résultats complets sont tombés.

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Quel score pour Laure Lavalette au second tour de l'élection municipale à Toulon ?

Laure Lavalette est battue à Toulon par la maire sortante Josée Massi. Les premières estimations avaient vu juste avec un large écart final au deuxième tour de l'élection municipale 2026. Josée Massi est créditée de 52,35% des voix selon les résultats transmis par le ministère de l'Intérieur, Laure Lavalette obtenant finalement 47,65% des voix.

Une véritable douche froide pour le Rassemblement National. "Le peuple toulonnais a choisi de reconduire son maire. Je n'ai pas réussi à convaincre que notre programme était la voix du renouveau pour Toulon", reconnait la candidate battue. "Cette défaite est la mienne et j'en assume la pleine responsabilité. Je félicite Josée Massi et son équipe, je lui souhaite le plus de succès possibles dans les projets qu'elle portera pour la ville. Mais soyez convaincue que jamais je ne vous abandonnerai. Cet immense espoir né de cette élection ne retombera pas. Ce résultat ne permet pas la victoire mais il est historique. Les engagements pris pendant cette campagne ne seront pas vains. Ma famille politique gagne dans de nombreuses villes ce soir. J'ai une pensée toute particulière pour Eric Ciotti qui semble devenir le nouveau maire de Nice." Hors caméra, la candidate aurait confié aux journalistes : "les électeurs ont plutôt choisi Joe Biden, alors qu'il pouvait avoir Madonna", selon CNews.

Une large avance au premier tour

Créditée de 42,05% des suffrages au premier tour, Laure Lavalette était arrivée nettement en tête le dimanche 15 mars. Depuis, un "front républicain" s'était constitué lors de l'entre deux-tours. Le sénateur Michel Bonnus (3ème) a décidé de se retirer pour ne pas annihiler les chances de la maire sortante, Josée Massi (DVD), 29,54% au premier tour.

Forte d'une solide expérience parlementaire et locale - successivement conseillère municipale à Toulon et conseillère régionale de PACA - la femme de 49 ans entend "incarner une municipalité de terrain, présente et disponible, en redonnant la parole aux Toulonnais", comme indiqué sur son site de campagne. Elle envisage d'ores et déjà l'organisation de consultations et de référendums, en associant les comités d'intérêts locaux, le tissu associatif et commerçant ainsi que les agents municipaux.

Tranquillité, voirie, économie... Le programme de Laure Lavalette

Dans son programme pour les élections municipales 2026 à Toulon, Laure Lavalette dresse trois priorités. D'abord, la sécurité et la tranquillité. Pour elle et son équipe, le premier défi sera de "rétablir la sécurité et la tranquillité par le recrutement et la réorganisation de notre police municipale pour donner aux Toulonnaises et aux Toulonnais une véritable police de proximité, à la hauteur d'une grande ville", dit-elle dans son programme officiel.

Autre pilier de la liste : la mise en place d'un plan quinquennal de réfection des rues et des trottoirs. "Notre voirie est devenue vétuste au fil des ans et même un danger pour les deux roues et les automobilistes dans de nombreux quartiers", regrette la candidate. Voilà pourquoi, elle promet de lancer ce grand plan qui "ciblera les priorités pour livrer rapidement des routes et des trottoirs durables". "Toulon a du retard sur sa végétalisation et les conditions climatiques nous imposent de repenser notre urbanisme", poursuit-elle.

Enfin, la candidate RN à la mairie de Toulon entend donner la priorité aux commerces et aux entrepreneurs si elle venait à être élue. "Je tiens à ce Toulon dynamique, où il fait bon vivre, où l'activité économique et commerçante est valorisée", affirme-t-elle. "Une mairie se doit de faciliter la vie de ses entrepreneurs et de ceux qui créent de l'activité, de l'emploi", conclut-elle. Dans cette optique, deux élus seront chargés de l'animation des quartiers, de la réalisation des projets culturels, sportifs et populaires et de faire vivre les grands évènements, assure son programme.

La sécurité, symbole de sa campagne

C'est le fil conducteur du programme de Laure Lavette pour Toulon. "Sans sécurité, aucun projet d'avenir pour la ville", dit-elle. Voilà pourquoi, les effets de la police municipale seront gonflés de 200 agents, "mieux formés et mieux équipés". "Forte de plus d'un agent pour 1 000 habitants, la ville pourra compter sur une véritable police municipale au service de la sécurité des personnes et des biens", abonde la candidate sur son site. De plus, la police municipale ne sera "pas cantonnée au seul centre-ville ou à la circulation", mais chargée de la sécurité de tous les quartiers, sans exception. Elle comprendra aussi une brigade nocturne, "pourra s'appuyer sur de vrais moyens de vidéoprotection et travaillera de concert avec notre police nationale", apprend-on.

Laure Lavalette prévoit également de développer "l'îlotage et la sectorisation de la police municipale avec une permanence 24h/24 et une présence dans tous les quartiers", mais ce n'est pas tout. Elle envisage de créer un hôtel des polices "pour améliorer le lien avec la police nationale, dans des locaux communs". La création d'une brigade de sécurisation des transports pour tenter de lutter contre la fraude et l'insécurité dans les transports est aussi dans les plans. Pour terminer, un service d'accueil des victimes de délinquance pourrait sortir de terre "pour une meilleure prise en charge psychologique et indemnitaire".

Des racines politiques profondément ancrées à droite

Laure Lavalette n'est pas venue à la politique par hasard. Née en 1976 à Talence, en Gironde, elle grandit dans une famille marquée par l'extrême droite : son père Jean-Philippe a milité au sein du mouvement néofasciste Ordre nouveau, avant de rejoindre le Front national, et son grand-père était militant des Croix-de-Feu. 

Titulaire d'un master en droit de la vigne et du vin, elle s'est installée à Toulon en 1999, une ville où, entourée d'une forte communauté de rapatriés, ses convictions les plus résolues ont pu pleinement s'épanouir. Conseillère municipale d'opposition dès 2014, puis conseillère régionale en 2021, elle a été élue députée de la 2e circonscription du Var en 2022, réélue dès le premier tour en 2024 avec plus de 50 % des suffrages.

Un passé radical

À la faculté de droit de Bordeaux, de 1996 à 1998, Laure Lavalette a dirigé l'antenne locale du Renouveau étudiant, syndicat identitaire et nationaliste lié au Front national. Les violents affrontements au sein de l'université entre sa bande et leurs opposants de gauche lui ont valu ses premiers échos médiatiques. Un jour, elle a été passée à tabac. Un autre, les siens ont répondu selon des témoins, à coups de bombes lacrymogènes et de marteaux, rapporte Le Monde. 
Trente ans plus tard, elle a mené campagne à Toulon en effaçant toute aspérité idéologique, se targuant d'être "une étiquette à moi toute seule". 

Une campagne sous tension

La campagne municipale de Laure Lavalette n'a pas été de tout repos. Un mardi de février, alors qu'elle déjeunait en famille dans les Halles de Toulon, la députée a été insultée par un groupe d'une cinquantaine d'ultras du Paris Saint-Germain, "vêtus de noirs et avec des inscriptions du virage Auteuil du Parc des Princes", selon ses équipes, comme le rapporte France Bleu. 

Elle a réagi sur ses réseaux sociaux : "Rien de bien grave, ces groupuscules parisiens ne font peur à personne. Je souhaite vraiment que les décideurs prennent conscience du danger pour la démocratie que font peser les milices d'extrême-gauche". La candidate a aussi avancé subir "depuis des mois" des "pressions et intimidations", a rapporté franceinfo : cambriolage au domicile d'une tête de liste pendant un meeting ou encore menaces de mort déposées sur un pare-brise. 

La polémique sur sa fille handicapée

À une semaine du premier tour, une nouvelle controverse avait éclaté. Un enregistrement diffusé sur le site Frontières a fait entendre Philippe Leroy, colistier de la candidate de gauche Magali Brunel, affirmer que Laure Lavalette "sort sa fille handicapée que pour faire la photo", pour "le reste du temps la laisser en institution". 

Mis en cause, Philippe Leroy s'est retiré de la campagne. Sa tête de liste a nuancé pour Le Figaro : "Monsieur Leroy a tenu ces propos mais ils ont été tronqués et déformés".  La liste de gauche a annoncé porter plainte contre Frontières, qualifié de "coutumier des condamnations en justice pour diffamation".

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