Résultat de Jean-Michel Aulas à la municipale 2026 à Lyon : battu de justesse mais un recours déjà déposé !

Résultat de Jean-Michel Aulas à la municipale 2026 à Lyon : battu de justesse mais un recours déjà déposé ! Le deuxième tour de l'élection municipale 2026 à Lyon a été serré comme prévu. Annoncé et arrivé perdant face au maire sortant, Grégory Doucet (fusion avec LFI) ce dimanche 22 mars 2026, Jean-Michel Aulas a réagi avec l'annonce du dépôt d'un recours.

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La remontada n'a pas eu lieu... Annoncé perdant à Lyon depuis le début de soirée mais remonté au fil des résultats partiels, Jean-Michel Aulas termine finalement avec 49,33% selon des résultats quasi-définitifs du ministère de l'Intérieur (99,95% des bulletins dépouillés). Grégory Doucet s'impose avec 50,67% des voix.

Jean-Michel Aulas était annoncé perdant depuis le début de soirée mais s'est exprimé ce dimanche soir peu après 23h à Lyon. Le candidat d'Union de la droite avait alors jugé que les résultats étaient encore très serrés et annoncé le dépôt d'un recours. "Monsieur Doucet en rajoute un peu mais à sa place les résultats semblent à peu près connus et vous le voyez ils sont beaucoup plus serrés que ceux qui avaient été annoncés par les médias", a-t-il jugé. "Il y a probablement moins de 1000 voix de différence et c'est la raison pour laquelle compte tenu des nombreuses irrégularités qui se sont produites pendant le scrutin, nous avons déposé un recours".

Un handicap face à l'alliance de la gauche

l'élection municipale 2026 de Lyon, l'ancien président de l'Olympique lyonnais partait avec un handicap certain : le maire écologiste sortant de Lyon Grégory Doucet a été rejoint par La France insoumise pour le second tour. En revanche, il a assuré que LFI n'aura aucun rôle dans la gestion de la ville. Arrivée en troisième position lors du premier tour, Anaïs Belouassa-Cherifi (10,41 %) s'est en effet ralliée au maire sortant pour tenter de faire barrage à Jean-Michel Aulas. Une "alliance de la honte", pour le candidat de la droite et du centre.

Lors du premier tour, Jean-Michel Aulas est arrivé juste derrière Grégory Doucet avec 36,78% des voix contre 37,36% pour le maire sortant. Une première petite victoire, certes, mais il ne compte pas s'arrêter là, malgré l'union de la gauche face à lui. Dans cette bataille, il pourra compter sur ses alliés : Les Républicains, Renaissance, Horizons, le Modem et l'UDI. L'homme de 76 ans se présente toujours sous la bannière "Cœur Lyonnais" et veut tendre vers la "croissance libérale qui permet de trouver les ressources dont on a besoin pour avoir une véritable politique sociale", disait-il chez France Info il y a encore quelques semaines.

Les 5 piliers du programme de Jean-Michel Aulas

Candidat à la mairie de Lyon, Jean-Michel Aulas liste cinq priorités dans son projet d'action pour la Capitale des Gaules. La culture, d'abord, "doit redevenir un droit pour tous. Investir dans nos artistes et nos quartiers, c'est redonner à chaque Lyonnais fierté, ouverture et confiance en l'avenir", dit l'homme de 76 ans sur son site de campagne.

La sécurité fait aussi partie des priorités de Jean-Michel Aulas. "Une ville forte doit garantir le respect, protéger les habitants, réconcilier et apaiser la ville", précise-t-il. Dans le même temps, l'ancien homme fort de l'OL fait de la solidarité un troisième pilier de sa campagne. "Elle doit se traduire dans l'accès au logement, le soutien aux plus fragiles, l'accompagnement des jeunes", explique-t-il.

Jean-Michel Aulas souhaite également mettre en avant les services publics, et "réduire la pollution par les techniques les plus innovantes, agir sans dogmatisme, pour une écologie ouverte et partagée", n'épargnant pas, au passage, ses concurrents écologistes. Enfin, le dernier pilier du candidat "Cœur Lyonnais" est le développement économique. Ici, il assure que l'économie lyonnaise "doit rester une force d'innovation et d'emploi. Soutenir nos entrepreneurs, nos commerces et nos industries, c'est préparer l'avenir", dit-il, tout en martelant la nécessité de "s'ancrer dans la transition écologique", une thématique qui lui est chère et qui lui permet de tenter de concurrencer le maire sortant sur ces thématiques environnementales.

Projet de méga tunnel : le symbole de sa campagne

Début janvier, Jean-Michel Aulas a annoncé un projet de huit kilomètres, reliant les communes de Tassin-la-Demi-Lune (Rhône) à Saint-Fons (Rhône), du nord-ouest au sud-est de l'agglomération lyonnaise. Pour lui, la construction de cette voie souterraine permettrait d'en finir enfin avec l'encombrement permanent du tunnel sous Fourvière, qui voit passer en moyenne 110 000 véhicules par jour, dont environ 15% sont en transit.

Un projet d'ouvrage fustigé par la mairie écologiste de Lyon et qui illustre parfaitement la différence de philosophie en matière de transports entre les deux listes. Les Ecologistes proposent eux de transformer les axes M6 et M7 en boulevard urbain d'ici 2035-2040, en réduisant le trafic avec des innovations de transport public. Pour cela, ils ont déjà mis en place des voies réservées au covoiturage et abaissé la vitesse sur l'axe. Grégory Doucet envisage de créer un carrefour à feux au niveau de la Saulaie à Oullins-Pierre-Bénite, "améliorant l'accessibilité du quartier et amorçant une baisse de vitesse à 50 km/h", comme expliqué dans Lyon Capitale. Ils ambitionnent également de construire des infrastructures pour les vélos et piétons, tout en défendant une vision durable de la mobilité.

De son côté, Jean-Michel Aulas a aussi relancé - avec son alliée LR à la Métropole Véronique Sarselli - le projet  d'une cinquième ligne de métro abandonné par l'actuelle majorité écologiste en 2022 car trop coûteux et surdimensionné pour la population concernée, selon le maire sortant Grégory Doucet. "Je veux rappeler que la métropole lyonnaise est une grande métropole et que nous avons une vision qui est une vision beaucoup plus élitiste que celle qui a été pratiquée ces six dernières années", a déclaré l'ex-patron de l'OL, des propos relayés par Lyon Mag. La création d'une nouvelle ligne de métro E irait de l'ouest lyonnais à l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry en desservant Bellecour sur la Presqu'île, la Part-Dieu, les communes de Décines et Meyzieu. Ce projet pourrait voir le jour à l'horizon 2040.