Résultat de Benoît Payan à la municipale 2026 à Marseille : victoire assurée au 2e tour 

Résultat de Benoît Payan à la municipale 2026 à Marseille : victoire assurée au 2e tour  Benoît Payan a réussi son pari : être réélu maire de Marseille. Le candidat de l'union de la gauche à l'élection municipale 2026 à Marseille espérait s'imposer dans les résultats du scrutin dans un match tendu face à l'extrême droite.

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Quel score pour Benoit Payan au second tour de l'élection municipale de Marseille ?

Le maire sortant Benoît Payan (PS) est réélu largement à Marseille. Les premières estimations Ipsos et Elabe le créditaient de 53% des voix, contre 40% pour Franck Allisio (RN) et 6% pour Martine Vassal (LR) et semblent se confirmer. Les résultats complets du ministère de l'Intérieur sont encore attendus.

Benoît Payan avait réussi son premier pari en devançant Franck Allisio au premier tour à Marseille. Le maire sortant, choisi pour être la tête de liste du Printemps marseillais, à l'élection municipale des dimanches 15 et 22 mars 2026, est crédité de 36,69% des voix pour devancer le candidat RN de plus d'un point (35,02%). Martine Vassal avec 12,41% des voix et Sébastien Delogu peuvent se maintenir au second tour.

Comme lors du précédent scrutin municipal, l'alliance de gauche soutenant Benoît Payan éunit le PS, les Écologistes et le PCF. Benoît Payan a tout de même un concurrent de gauche qui peut représenter à la fois un danger et un atout en vue du second tour en cas d'alliance : Sébastien Delogu en lice pour LFI. Mais plus que la gauche, c'est la candidate LR Martine Vassal, et surtout celui du RN Franck Allisio que le maire sortant doit affronter. La droite espère récupérer l'Hôtel de Ville qu'elle a occupé pendant trente ans avant de la perdre au dernier scrutin municipal. Quant à l'extrême droite qui a fait son trou dans la citée phocéenne espère s'imposer dans la deuxième ville de France.

Benoît Payan s'est imposé comme l'un des favoris de l'élection municipale à Marseille dans les sondages publiés jusqu'au vendredi 13 mars, mais il n'a pas été le seul. Il a partagé la tête des intentions de vote avec Franck Allisio, le candidat du RN. Les sondages ont eu du mal à départager les deux candidats, mais les tendances ont légèrement penché en faveur de l'union de la gauche en fin de campagne. Lorsque les deux hommes n'étaient pas donnés à égalité dans les intentions de vote, Benoît Payan se démarquait de peu.

Concernant le second tour de l'élection municipale à Marseille, les sondages sont allés dans le sens du candidat de la gauche qui a été crédité d'une petite avance sur son rival en cas de quadrangulaire et d'un avantage plus confortable dans une triangulaire face à Franck Allisio et Martine Vassal. Dans l'hypothèse d'un duel, c'est le camp du Printemps marseillais qui apparaissait en meilleure posture. Ces rapports de force peuvent cependant changer au gré des alliances conclues et des possibles maintiens de candidats à l'issue de premier tour de la municipale.

Le bilan de Payan assombri par des soupçons de favoritisme

Benoît Payan a vanté son bilan à la mairie de Marseille durant sa campagne pour les élections municipales. Les sujets du logement, de la propreté et de l'éducation sont souvent revenus sur le tapis, de même que la question de la sécurité. Il s'est targué d'avoir mis en place beaucoup de choses, dont la transparence dans l'attribution des places en crèche, dans l'attribution des marchés publics, ou la question des recrutements et des arrêtés de périls. Mais il reconnaît qu'il faut poursuivre dans ce sens et "mettre en place l'encadrement des loyers et le permis de louer plus strict avec un contrôle tous les trois ans sur l'état des logements". 

Le bilan du maire sortant a toutefois été assombri par l'ouverture d'une enquête du parquet de Marseille pour "favoritisme" dans l'attribution d'un marché public par la Société publique des écoles de Marseille (Spem) en 2025, laquelle est présidée par Benoît Payan. Le maire, qui pourrait être éclaboussé dans cette affaire, a assuré ne pas être directement mêlé à cette affaire. Mais ses adversaires ont questionné son maintien dans la course, sachant que Benoît Payan avait lui-même demandé d'"exclure de sa liste tous les colistiers faisant l'objet d'une enquête".

Il a tenté de se rattraper sur d'autres sujets en attaquant ses rivaux, notamment sur le sujet de la propreté. L'édile et Martine Vassal, présidente de la Métropole, se sont sans cesse renvoyé la balle accusant l'autre d'être à l'origine des difficultés dans l'entretien de la ville. Il propose de "reprendre la main sur la propreté" pour assurer le service. Il mise par ailleurs sur les écoles en promettant d'améliorer le temps périscolaire et les cantines et des écoles rénovées. Il aborde aussi la sécurité, mais moins que ses adversaires, en proposant notamment de doubler les effectifs de police et en misant sur la lutte contre le narcotrafic.